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Exposé

Les socialistes menacent l’Etat social

C’est la première fois dans son histoire que l’UDC tient son assemblée des délégués dans le canton de Nidwald. En fait, il ne reste à l’UDC plus qu’un seul canton à visiter, c’est celui du Jura. Je…

Exposé d’Ueli Maurer, conseiller national, président UDC Suisse, Wernetshausen (ZH)

C’est la première fois dans son histoire que l’UDC tient son assemblée des délégués dans le canton de Nidwald. En fait, il ne reste à l’UDC plus qu’un seul canton à visiter, c’est celui du Jura. Je me réjouis en tout cas de siéger dans un de nos cantons primitifs, dans le berceau de la Confédération. Il y a plus de 700 ans, les Confédérés ont chassé d’ici les baillis et remplacé un régime détesté par un système démocratique qui a été perfectionné au fil des ans et qui est toujours unique au monde.

Depuis toujours les droits populaires ont dérangé les gouvernants et les gens avides de pouvoir. Il y a quelques semaines, les citoyennes et les citoyens du canton voisin d’Obwald ont approuvé à une majorité écrasante une nouvelle législation fiscale. Cette décision a valu aux Obwaldiennes et aux Obwaldiens l’arrivée d’un nouveau bailli et un écho médiatique énorme.

Le conseiller national Zysiadis s’est pointé pour contester une votation populaire démocratique dans le même esprit que les baillis d’autrefois qui ne toléraient pas la voix du peuple. Bien sûr, Zysiadis n’est qu’un clown politique qu’on ne saurait prendre au sérieux. Car si cet homme cherchait davantage que de la publicité bon marché, il aurait commencé par mettre de l’ordre dans son propre canton où existent plus de 2000 accords fiscaux. Le canton d’Obwald, par contre, continuera d’imposer les gros revenus selon le principe de la capacité économique.

La dictature à la sauce socialiste

Comme le communiste Zysiadis qui n’ose pas mettre de l’ordre dans son propre canton, le président du Parti socialiste, le conseiller national Hansjörg Fehr, n’a pas eu le courage de combattre publiquement – avant les dernières élections! – un système fiscal analogue que son canton de Schaffhouse a introduit. Aujourd’hui, très loin du front, il baisse la garde et tente désespérément de trouver des camarades socialistes acceptant de s’opposer à leurs concitoyens. Et la conseillère nationale socialiste Susanne Leutenegger-Oberholzer, experte économiste autoproclamée, a même tenté en décembre dernier à Bruxelles de faire interdire par l’UE la concurrence fiscale suisse à laquelle le souverain helvétique tient manifestement.

Les socialistes en général et leur président en particulier ont dévoilé par cette campagne une conception inquiétante de la démocratie. Une conception qui remonte au Moyen Age où il n’y avait pas de droit de vote et où les sujets s’aplatissaient devant l’autorité. De toute manière, les socialistes se sont depuis toujours attaqués à ceux qui font un effort et qui veulent récolter les fruits de leur travail. Celui qui fait un effort supplémentaire et qui gagne donc plus d’argent doit passer à la caisse et rendre le fruit de son travail pour qu’il soit rapidement redistribué. Résultat: de moins en moins de gens acceptent de faire un effort. C’est précisément cette pénalisation de la performance, cette constante socialisation de la société qui est la principale raison de l’entrée de la Suisse dans la médiocrité.

La Suisse a réussi ces dernières décennies à attirer de nombreux chefs d’entreprise qui savaient que leur effort allait être récompensé dans notre pays. Tous en ont profité et les Suisses disposent aujourd’hui d’un des pouvoirs d’achat les plus élevés du monde. Les choses commencent à changer, car on tend chez nous à pénaliser ceux qui font un effort, ceux qui possèdent. Le même raisonnement vaut pour bon nombre de bénéficiaires de l’aide publique qui n’ont aucun intérêt à reprendre un travail parce qu’ils gagneraient moins. Donc, ils préfèrent rester dans une confortable dépendance de l’Etat. Pourquoi un réfugié reconnu qui a deux enfants devrait-il travailler puisque l’Etat lui offre généreusement 5200 francs par mois? Et pour nombre de personnes exerçant une activité lucrative il est de moins en moins intéressant de travailler plus parce qu’en fin de compte il ne leur reste rien ou presque. S’ils gagnent plus, ils perdent la subvention pour la prime d’assurance-maladie, ils paient plus d’impôts, etc. Cette politique dominée par la gauche grâce au concours de quelques girouettes centristes menace la croissance économique de la Suisse et, partant, notre Etat social.

Donner plus à celui qui possède déjà beaucoup

Mais en y regardant de plus près, on constate très vite que les belles déclarations que la gauche fait au nom d’une société prétendument sociale tiennent bien plus du clientélisme et du copinage politique que d’un réel souci de solidarité. Pourquoi le PS continue-t-il de défendre bec et ongles toutes les prestations AI aussi abusives soient-elles? Est-ce un hasard si ce sont avant tout des électeurs socialistes qui travaillent dans l’industrie de l’AI? N’était-ce pas le trio Dreifuss, Piller et Breitenmoser qui a plongé l’AI dans le marasme? Pourquoi le PS et les syndicats soutiennent-ils aujourd’hui le versement de plusieurs milliards de francs pour financer des rentes de fonctionnaires alors que les travailleurs et contribuables de ce pays ont déjà payé 34 milliards de francs pour assainir des caisses de pension publiques qui paient des rentes surfaites? Faut-il rappeler que ces travailleurs qui sont censés effacer ces ardoises sont très loin des privilèges accordés aux employés de la fonction publique en matière de retraite? Est-ce que ce ne sont pas surtout des socialistes occupant des postes de hauts fonctionnaires, comme le camarade Hablützel, qui profitent des milliards injectés dans les caisses de pensions publiques? Il y aurait encore des dizaines d’autres exemples à citer, comme l’immense machine de redistribution de l’argent qu’est notre système de santé dont bénéficie avant tout l’industrie de la santé. Ce secteur aussi est un produit à 100% socialiste – donc financièrement insupportable pour la majorité des familles.

Redistribuer l’argent n’est pas forcément social

Aujourd’hui, on passe pour social quand on prend l’argent des uns pour le donner aux autres. Pire, cette attitude est même considérée comme sociale quand le destinataire de l’argent n’en a pas besoin selon des critères objectifs. Or, cette politique a pour conséquence que ceux qui possèdent déjà beaucoup en reçoivent encore plus. Le système de redistribution socialiste – prétendument des riches aux pauvres – est tout sauf social. Car être social, c’est aider ceux qui en ont besoin. Dans les autres cas, il faut faire appel à la responsabilité individuelle. Et ceux qui font l’effort d’assumer leurs propres responsabilités ne doivent pas être pénalisés par l’appareil de redistribution socialiste. Ce dernier est donc clairement antisocial puisqu’il accorde des prestations à ceux qui n’en ont pas besoin et impose des charges fiscales inutiles aux autres. Mais être social ne signifie pas seulement aider ceux qui en ont besoin, c’est aussi reconnaître les efforts des autres et ne pas les dévaloriser par un égalitarisme forcené. La Suisse doit absolument revenir au principe de l’effort et de la performance. La performance doit être récompensée – à l’école, dans la formation, dans la profession, dans l’entreprise. Il faut renforcer la responsabilité individuelle.

Il y a encore une autre manière de dire cela: il faut enfin enlever aux socialistes leurs arrosoirs! Et il faut que l’évidence suivante soit bien comprise en vue des prochaines élections: celles et ceux qui gagnent un salaire dans ce pays et qui ont mille francs sur leur compte en banque n’ont aucun intérêt de voter à gauche! La gauche leur prendra leur revenu et leur épargne pour les redistribuer.

Les arguments mensongers

La gauche, ses alliés du centre et un nombre impressionnant de médias dépourvus de sens critique ont réussi à créer des slogans qu’ils répètent sans cesse bien qu’ils soient totalement faux. Ces allégations ne sont pas seulement simplistes, elles sont surtout mensongères. Voyons un peu:

  • « On tue l’Etat à force d’économiser »
    Il y a même des conseillers fédéraux qui osent répéter cette ineptie. Mais si vraiment on tue l’Etat par les économies, comment se fait-il que les dépenses de l’Etat auront doublé entre 1990 et 2009? Et pourquoi la quote-part de l’Etat a-t-elle augmenté de 7,3 points-% durant les 15 dernières années pour passer de 31,5% à 38,8%?
  • « On affame l’Etat »
    L’étalon de mesure permettant de vérifier si l’Etat reçoit effectivement moins de moyens, donc s’il est affamé, est évidemment la charge fiscale. Or, les impôts n’ont pas baissé. Bien au contraire: seule l’Italie a davantage augmenté les impôts durant les quinze dernières années que la Suisse. Dans notre pays, l’Etat détermine aujourd’hui de manière directe ou indirecte plus de la moitié de notre revenu.
  • « Démantèlement de l’Etat »
    Où peut-on constater un démantèlement? Dans quel secteur de l’administration fédérale y a-t-il moins de fonctionnaires? Oui, c’est vrai, il y en a deux: le DDPS où le personnel a été diminué parallèlement à la réduction de l’effectif de l’armée et au DFJP où l’ancien chef d’entreprise Christoph Blocher a fait la preuve qu’une réduction du personnel était possible. L’Etat a-t-il pourtant été démantelé?

Nous le voyons bien: la politique de la gauche et de ses fidèles repose sur des slogans qui ne contiennent pas la moindre parcelle de vérité. Il s’agit maintenant pour l’UDC de faire en sorte que ce mensonger château de cartes s’effondre enfin. Le peuple est systématiquement trompé par des allégations fausses et infondées.

Attaque de la gauche contre l’Etat social

C’est la gauche, avec l’aide de ses complices du centre, qui a mis et qui continue de mettre en péril l’Etat social. Grâce à sa politique de redistribution, la gauche a réussi à dévier des fonds considérables dans ses propres poches et dans celles de sa clientèle. Cette politique prétendument sociale est en fait une atteinte aux droits de l’homme. Des droits fondamentaux comme la liberté individuelle et la propriété privée ne sont plus respectés et sont systématiquement minés. C’est à la politique socialiste que nous devons des assurances sociales qui encouragent les abus et qui pénalisent l’effort. C’est à cause de la gauche que nos œuvres sociales ne sont plus payables. Notons juste en passant que selon les calculs actuels l’AVS sera à court de liquidités dès la fin 2010. Et que dire des problèmes financiers massifs de l’assurance-chômage, de l’AI et l’assurance-maladie? C’est à la gauche que nous devons le triplement de la dette fédérale depuis 1990 et la hausse massive des impôts, redevances et taxes.

Mais les socialistes ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Dans le quotidien zurichois « Tagesanzeiger », Hansjörg Fehr, président du Parti socialiste suisse, exige l’introduction de sept nouveaux impôts: augmentation des prélèvements sur les salaires, impôt sur les successions, impôt sur les gains en capital, impôts sur l’électricité, impôt de luxe, impôt sur les donations, et, pour la bonne bouche, une hausse massive de la TVA. Si la gauche atteint son objectif d’adhésion à l’UE, la TVA suisse va en effet doubler. Pour une famille de quatre personnes, la politique socialiste signifie une augmentation des prélèvements de 10’000 francs par an. C’est ça une politique sociale? Et avec leur exigence d’une harmonisation fiscale matérielle, qui pourrait même faire l’objet d’une initiative populaire, les socialistes mettent en péril la compétitivité de la Suisse et, partant, les emplois.

Par sa politique démesurée, irréfléchie et irresponsable, la gauche menace les acquis sociaux de la Suisse. La gauche sonne l’attaque contre toutes celles et tous ceux qui, dans ce pays, sont prêts à faire un effort. Elle sonne l’attaque contre les rentiers et Hansjörg Fehr menace même les générations à venir dont l’unique rôle consistera, s’il en va selon les socialistes, à effacer l’ardoise monstrueuse laissée par la politique de la gauche. Un cauchemar pour toute personne qui réfléchit sérieusement et qui assume ses responsabilités. Il faut stopper une fois pour toutes cette politique irresponsable qui a déjà ruiné d’autres pays comme l’Allemagne.

La voie de l’UDC

L’UDC mise sur des citoyennes et des citoyens responsables et prêts à faire un effort, des citoyennes et des citoyens qui n’appellent pas l’Etat à l’aide à la moindre difficulté. Il faut que nous nous souvenions de l’héritage libéral qui nous a été laissé: le goût du travail bien fait, la propreté, la ponctualité et la responsabilité individuelle, la protection de la propriété privée (le salaire en fait partie), la concurrence et la libre formation des prix, une politique monétaire stable, l’indépendance de l’Etat et la neutralité. L’UDC veut faire progresser notre pays dans un climat de liberté maximale. Nous voulons que les générations à venir disposent de suffisamment de marge de manœuvre pour s’organiser elles-mêmes et qu’elles ne sombrent pas dans les dettes que nous leur laissons. Responsabilité individuelle et non socialisme, voilà notre devise. Les citoyennes et les citoyens qui aspirent à ce même objectif n’ont pas d’alternative: ils doivent voter UDC.

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