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Exposé
Conférence de presse de 23. mai 2011

Limiter l’immigration

La Suisse ne peut plus maîtriser et contrôler indépendamment l’immigration. Conséquence de la libre circulation des personnes avec l’UE et des frontières ouvertes, le solde migratoire, donc la…

La Suisse ne peut plus maîtriser et contrôler indépendamment l’immigration. Conséquence de la libre circulation des personnes avec l’UE et des frontières ouvertes, le solde migratoire, donc la différence entre l’émigration et l’immigration, dépassait durant les quatre dernières années un pour-cent de la population totale du pays. En chiffres absolus, la population de la Suisse s’est accrue de plus de 83 000 personnes chaque année. 70% des immigrants proviennent de l’UE, mais cet afflux ne peut être influencé par la Suisse en raison de l’accord de libre circulation des personnes. Les conséquences négatives de cette situation sont toujours plus évidentes. Il est grand temps que la Suisse retrouve le contrôle de l’immigration et puisse limiter l’afflux d’immigrants.

Durant les quatre années écoulées, le nombre d’immigrants en Suisse dépassait de plus de 330 000 celui des émigrants. Il s’agit là d’un chiffre officiel. Conséquence de la libre circulation des personnes, la Suisse ne peut pas freiner ce flot migratoire. Cette situation est aggravée par la facilité du regroupement familial en provenance de pays tiers, par de nombreux clandestins et par la forte augmentation du nombre de requérants d’asile. En soixante ans seulement, la proportion d’étrangers en Suisse a presque quadruplé. Et cela bien que jamais encore dans son histoire la Suisse n’a naturalisé autant de personnes. La proportion d’étrangers a explosé pour passer de 5,9% en 1950 à 21,7% en 2009. L’Office fédéral de la migration s’attend à ce que cette croissance démographique se poursuive jusqu’en 2035. 10 millions de personnes pourraient bientôt vivre en Suisse.

Les conséquences négatives de l’immigration s’aggravent
Les conséquences de cette immigration sur l’économie, les loyers, le prix du sol, l’aménagement du territoire, les infrastructures, les écoles, le chômage, la santé publique et les institutions sociales sont de plus en plus perceptibles. Les infrastructures sont surchargées, le trafic augmente massivement. La demande de logement explose. Conséquence: les prix des loyers, notamment dans les villes, ont massivement augmenté, en ville de Zurich, par exemple, de quelque 60% durant les dix ans écoulés. Le même développement peut être observé à la campagne. Dans le secteur énergétique, la forte immigration entraîne une augmentation des besoins en électricité, si bien que de nouvelles capacités de production doivent être trouvées. La pression sur le marché du travail s’accroît, les immigrants en provenance de l’UE évinçant progressivement les travailleurs originaires d’Etats tiers. Ces personnes tombent ensuite à la charge des institutions sociales. Le taux de chômage actuel de 3% est relativement élevé alors que nous vivons une phase de haute conjoncture économique.

Retrouver le contrôle
Plus personne ne conteste aujourd’hui le fait que ce développement exige une rapide correction. Or, depuis l’introduction de la libre circulation des personnes, la Suisse ne dispose plus des instruments permettant de contrôler l’immigration. Il est évident pour l’UDC que la Suisse doit retrouver sa liberté d’action dans le domaine de l’immigration. L’immigration doit être limitée et gérée de manière autonome. Voilà pour pourquoi nous autres gens de l’UDC nous devons faire appel au peuple.
Une initiative pour la limitation de l’immigration nous rendra les instruments de contrôle!

Il s’agit d’ancrer les points suivants dans la Constitution fédérale:

  • la Suisse doit à nouveau pouvoir gérer de manière autonome l’immigration d’étrangères et d’étrangers.
  • l’immigration doit être limitée par des plafonds annuels et des contingents pour toutes les autorisations relatives au droit des étrangers et au droit d’asile.
  • la Suisse tient compte de ses intérêts économiques généraux ainsi que de ses besoins en main-d’œuvre en attribuant des autorisations de séjour, d’établissement et de frontaliers. Le principe de la priorité des nationaux doit être appliqué.
  • des critères doivent être définis pour l’octroi d’autorisations de séjour et d’établissement, soit en particulier la demande de l’employeur, la capacité d’intégration et une base existentielle suffisante et indépendante. 
  • il n’existe pas de droit établi à un établissement durable, au regroupement familial ou aux prestations sociales.
  • il n’est pas permis de conclure des traités internationaux qui sont en opposition avec ces principes.
  • les traités internationaux en contradiction avec la nouvelle disposition constitutionnelle doivent être adaptés ou résiliés.

 

 

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