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Exposé
Conférence de presse de 12. juillet 2006

L’UDC dépose un référendum contre le milliard pour la cohésion

Le référendum contre la loi fédérale sur la coopération avec les Etats d’Europe de l’Est a abouti. Le peuple pourra ainsi décider si, malgré l’augmentation de la dette publique, il veut offrir un mill

Le référendum contre la loi fédérale sur la coopération avec les Etats d’Europe de l’Est a abouti. Le peuple pourra ainsi décider si, malgré l’augmentation de la dette publique, il veut offrir un milliard de francs et davantage à l’UE et s’il veut d’une loi qui permettra à l’avenir à la Confédération de faire des versements supplémentaires à Bruxelles sans aucun contrôle démocratique.

L’UDC donne à ce référendum une dimension clairement financière. Il était toujours évident pour nous que ce milliard devait être intégralement compensé et qu’il devait constituer un maximum. Or, ces deux exigences élémentaires ne sont pas satisfaites par la nouvelle loi sur la coopération avec les Etats d’Europe de l’Est. Il est déjà question de versements supplémentaires à l’UE. L’attitude du Conseil fédéral dans cette affaire n’est pas honnête et politiquement très discutable: le gouvernement a en effet attendu le résultat de la votation sur Schengen/Dublin pour finalement admettre le lien existant entre cet accord et le milliard pour la cohésion UE. Comme le Conseil fédéral a attendu que le souverain accepte l’accord de Schengen/Dublin pour annoncer à la population que la Suisse devra participer au fonds UE pour la protection des frontières extérieures de l’espace Schengen, participation qui triple le montant du coût de l’accord de Schengen pour la Suisse par rapport à la somme que le gouvernement avait indiquée dans ses explications de vote.

Notre système démocratique permet heureusement au peuple de contrôler la politique. Ce contrôle, l’UDC veut précisément l’exercer dans le cas de la loi sur la coopération avec les Etats d’Europe de l’Est, et cela pour les raisons de politique financière que je viens d’évoquer. Quand on entend le conseiller fédéral Joseph Deiss qualifier ce référendum « d’incohérent et d’hypocrite », on est forcément amené à s’interroger sur les promesses non tenues et les manipulations politiques du gouvernement.

Aspect particulièrement incompréhensible à nos yeux, le Conseil fédéral refuse d’admettre que ce problème relève de la politique intérieure et qu’il peut être facilement résolu. Si le peuple rejette la loi, il suffit au gouvernement d’en présenter une autre au Parlement, mais en prévoyant cette fois-ci la compensation du versement comme cela avait été promis à l’origine. L’attitude de soumission du Conseil fédéral à l’égard de Bruxelles et les menaces indirectes lancées à la population suisse tant par le Conseil fédéral que par les milieux de l’UE sont indignes et ressemblent à du chantage. Ce référendum n’a aucun rapport avec l’UE et les accords bilatéraux.

La récolte des signatures en faveur de ce référendum s’est déroulée de manière fort positive. Grâce aux efforts de tous nos partis cantonaux nous pouvons aujourd’hui déposer quelque 70’000 signatures attestées contre la loi sur la coopération avec les Etats d’Europe de l’Est. Il appartient maintenant au peuple – ce sera probablement le cas le 26 novembre prochain – de dire s’il veut, dans ces conditions, faire un cadeau d’un milliard de francs à l’UE et signer un chèque en blanc pour de futurs versements dans la perspective des nouvelles adhésions à l’UE.

Le nombre impressionnant de signatures réunies montre bien que cette loi est fortement controversée. Nous envisageons avec confiance la campagne de votation. Notre argumentation sera financière et nous rappellerons notre opposition aux nouvelles dépenses et aux nouveaux impôts. Nous partons du principe que cette position est aussi celle de l’économie. Elle aussi doit savoir que des finances publiques saines et des modalités de paiement claires et nettes sont des conditions-cadres indispensables à la prospérité économique d’un pays. On ose donc espérer que les grandes associations se souviendront pour une fois de leurs principes financiers élémentaires et qu’elles renonceront à apporter des millions de francs à la campagne de propagande du Conseil fédéral. Ce d’autant plus que les associations économiques n’ont réussi à faire aboutir leur référendum contre les allocations pour enfants que grâce au soutien de l’UDC.

par l’auteur
SVP conseiller national (ZH)
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