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Exposé

L’UDC sauve la démocratie directe

Je vous souhaite à toutes et à tous une cordiale bienvenue auprès de l’UDC du canton de Soleure.

Bienvenue à cette section cantonale qui fête cette année son 25e anniversaire. Elle a été fondée en 1991, donc juste avant la votation sur l’EEE, scrutin déterminant pour l’avenir de la Suisse et de l’UDC. Ce jour de la St-Nicolas, le 6 décembre 1992, la majorité du peuple suisse s’est prononcée, grâce à l’UDC, contre le rattachement à l’UE. Souvenons-nous: ladite élite de la politique et de l’économie n’avait de mots assez durs pour prédire l’effondrement économique de la Suisse en cas de refus de l’EEE. En tant qu’étudiant de l’EPF de Zurich et collaborateur d’un institut scientifique, j’ai vécu de très près ces événements. Adversaire de l’adhésion à l’EEE, je faisais partie de ces quelques marginaux auxquels on répondait régulièrement "on ne discute pas avec des gens comme vous!".

Et que s’est-il passé depuis? Depuis plusieurs années l’OCDE qualifie la Suisse de site économique le plus compétitif du monde. La décision de 1992 pour la liberté et l’indépendance était la seule juste. Je remercie toutes celles et tous ceux d’entre vous qui, à l’époque déjà, se sont battus en première ligne. Grâce à eux nous avons été épargnés par la crise de l’euro, la crise financière et la crise de l’endettement.

Et quelles leçons ladite élite politique, économique et universitaire a-t-elle tirées des événements récents? Strictement aucune!

Pourquoi la Suisse accepte-t-elle que l’UE la mène par le bout du nez?

Pourquoi la Suisse remercie-t-elle dix fois le président de la commission UE, Jean-Claude Juncker, lorsque celui-ci accepte d’échanger quelques mots avec le président de la Confédération lors d’une quelconque manifestation? Alors que ce même Monsieur a refusé durant deux ans de négocier avec la Suisse.

Avant d’être élu président, ce même Monsieur Juncker a qualifié la Suisse d’"aberration géostratégique". Pourquoi la Suisse n’a-t-elle pas vigoureusement protesté?

Cet homme embrasse ou gifle ses visiteurs selon qu’ils sont sur sa ligne politique ou non. Cela aussi, la Suisse l’accepte sans coup férir. Bien sûr, la Suisse officielle a droit à des bisous, les gifles viennent après.

Pourquoi tout cela? Parce que cette même Suisse officielle est incapable d’agir fermement en Etat souverain et de défendre la décision populaire contre l’immigration de masse en faisant clairement comprendre à l’UE que nous devons résoudre ce problème pour rester durablement un partenaire économique solide et un employeur fiable pour plus de 1,2 million de citoyennes et citoyens UE.

Parce que la Suisse n’ose pas dire tout haut qu’elle fait partie, à côté des Etats Unis et de la Chine, des trois principaux partenaires commerciaux de l’UE.

Parce que la Suisse tait soigneusement le fait que c’est avant tout l’UE qui profite des accords bilatéraux.

Parce qu’elle n’ose pas dire tout haut combien de milliards elle verse à l’UE au titre de la cohésion intérieure et de la recherche scientifique.

Parce qu’elle n’a pas l’assurance de dire que la recherche scientifique UE a besoin d’une collaboration avec l’EPF Zurich qui est classée parmi les dix meilleures hautes écoles du monde.

Voilà pourquoi l’UE peut se permettre de ridiculiser la Suisse à chaque occasion. Elle le fait par exemple en annonçant tout de go que la "préférence nationale light", donc l’obligation d’annoncer des postes vacants aux ORP, viole l’accord de libre circulation des personnes. Donc, même si la Suisse n’applique pas l’initiative contre l’immigration de masse, elle viole l’accord de libre circulation. Quelle idiotie! Mais personne ne proteste.

Je ne trouve qu’une seule explication pour cette attitude: l’élite politique, académique et économique de la Suisse aimerait bien avoir une petite place sur la scène mondiale. Et se moque éperdument des inconvénients qui en résultent pour le "petit peuple". Voilà à mes yeux la seule manière d’expliquer l’attitude humiliante de soumission manifestée à l’égard de Bruxelles et aussi les nombreuses promesses non tenues. Rappelez-vous: le Conseil fédéral, tous les partis et notamment le PLR avaient promis d’appliquer fidèlement l’initiative contre l’immigration de masse. Quelques mois plus tard, ils ont violé la Constitution fédérale d’une manière jamais vue dans toute l’histoire suisse en étendant la libre circulation à la Croatie et en refusant d’appliquer fût-ce un seul point de l’article constitutionnel contre l’immigration de masse. Les eurofanatiques et autres violeurs de la Constitution ont voulu jouer un mauvais tour à l’UDC, mais en réalité ils ont frappé au cœur la démocratie directe, donc le peuple et les cantons.

Des conseillers fédéraux, professeurs de droit et nombre d’élus politiques ont entre-temps admis que la Constitution fédérale a été violée de manière infâme. Cependant, les discussions sur la manière de rétablir le respect de la Constitution ont débouché sur des solutions qui imposent de nouvelles dépendances et qui compromettent gravement l’attractivité de l’économie suisse.

Il y a d’un côté le Conseil des Etats qui aurait l’intention de corriger le refus du Conseil national d’appliquer l’initiative contre l’immigration de masse. Des conseillers aux Etats PLR et PDC ont fait cette promesse. Dans l’émission "Arena" de la télévision alémanique, Pirmin Bischof a même pris mon parti. Mais que propose-t-on? Que les employeurs soient contraints d’inviter un certain nombre de personnes enregistrées aux offices de placement régionaux (ORP) à des entretiens d’engagement. Mais que fait-on du libre marché du travail? En outre, les employeurs seraient obligés de justifier par écrit les refus d’offres des ORP et les autorités pourraient faire recours. C’est de la politique syndicale de la plus pure espèce et qui impose de surcroît une bureaucratie infiniment plus lourde qu’un contingentement bien organisé avec application de la préférence nationale, système qui a fait ses preuves dans le passé. De toute évidence, le PS a fait du bon travail dans les rangs du PLR. Le PLR et le PDC ont définitivement déménagé dans le camp de la gauche politique.

Mais c’est le Conseil fédéral qui a poussé le plus loin ces errements inqualifiables. Il propose de corriger la violation de la Constitution par le Parlement en formulant un contreprojet à l’initiative RASA qui adapterait la Constitution à la législation du Parlement. Un affront de plus à l’égard du peuple et des cantons puisque l’initiative RASA vise uniquement à annuler la décision populaire du 9 février 2014. L’acceptation de la volonté populaire exige le refus de l’initiative RASA sans y opposer de contreprojet. Selon des comptes rendus parus dans la presse, le Conseil fédéral prévoit dans son contreprojet à l’initiative RASA de placer dans la Constitution fédérale le droit international au-dessus du droit suisse. Il s’oppose ainsi au droit constitutionnel en vigueur et à une pratique admise depuis de nombreuses années. Une majorité du Conseil fédéral continue sans relâche de miner la souveraineté et l’autodétermination de la Suisse.

Les valeurs qui font depuis toujours la force de la Suisse, l’indépendance, la liberté et la souveraineté, sont menacées. Seule l’UDC est prête à se battre avec détermination contre ce dangereux développement. Ensemble avec le peuple nous devons gagner cette nouvelle bataille 25 ans après le refus de l’EEE.

Conformément à notre promesse électorale faite il y a un an, nous devons

  1. sauvegarder l’indépendance et la démocratie directe en refusant rigoureusement tout accord visant le rattachement de la Suisse à l’UE, en combattant l’initiative RASA et tout contreprojet à cette initiative et en faisant accepter l’initiative pour l’autodétermination;
  2. faire appliquer l’initiative contre l’immigration de masse moyennant la préférence nationale, des contingents et des plafonds, si nécessaire en lançant une initiative pour la résiliation de l’accord de libre circulation des personnes;
  3. veiller à ce que les impôts soient modérés et que les règlementations soient aussi peu nombreuses que possible, mais aussi faire aboutir le référendum contre la loi sur l’énergie qui a non seulement des effets négatifs à l’intérieur de la Suisse, mais qui de surcroît augmente la dépendance de la Suisse qui devra augmenter ses importations d’électricité.

Et finalement il faudra veiller à ce que les violeurs de la Constitution ne soient pas réélus.

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par l’auteur
UDC conseiller national (BE)
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