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Exposé

Mobilisation pour la Suisse

Deux fois notre pays a dû dans le passé décréter une mobilisation générale pour répondre à une grave menace. C’est à dessein que nous avons également choisi le terme de « mobilisation générale » pour la convocation de notre dernière assemblée des délégués avant les élections fédérales. Durant les 12 ans écoulés, le Conseil fédéral et les autres partis ont fait un tort énorme à notre pays. Comme jamais dans l’histoire de la Suisse, nous sommes aujourd’hui confrontés à une masse, uniforme et totalement dénuée de sens critique, composée du gouvernement, de tous les autres partis et de la presque totalité des médias. Et ceux qui osent être d’un autre avis que cette espèce de coalition sont repoussés au bord du spectre politique; ils se font qualifier d’extrémistes, de fondamentalistes, d’arriérés, de populistes et tous les moyens sont bons pour les achever. On assiste aujourd’hui à une sorte de foi fatale dans l’infaillibilité du gouvernement et de l’Etat dont les décisions sont prises pour pain béni.

Après 12 années de mauvaise gestion et de politique du laisser-faire, la Suisse a beaucoup perdu de son indépendance, de sa liberté et de sa prospérité. Il faut absolument que ces premières élections fédérales du nouveau millénaire apportent un changement. Vous comprenez maintenant que nous sommes parfaitement sérieux en appelant à la mobilisation générale. Toutes ces années passées, l’UDC a été seule à nager contre le courant de l’opinion générale. Mais comme seuls des poissons en bonne santé sont capables de nager contre le courant, l’UDC s’est renforcée dans ce combat. Vous êtes toutes et tous appelés à mobiliser votre entourage afin que notre politique finisse par s’imposer.

Le triste bilan des perdants et des ratés

La politique a beaucoup détruit ces dernières années. Nous avons été incapables de conforter la prospérité que les générations précédentes ont construite grâce à leur travail acharné et leur modestie. Bien au contraire, la Suisse cède partout du terrain et cette évolution risque même de s’accélérer. Aujourd’hui, notre pays est en mauvaise posture dans la plupart des comparaisons internationales. Le PDC, le PRD et le PS ont conduit notre pays dans la médiocrité.

Les décisions de politique extérieure du Conseil fédéral et des autres partis sont toutes marquées par le souci constant de s’aligner et par un manque évident de confiance en soi. Tous les autres partis ont décidé d’adhérer à l’UE et n’ont jamais corrigé cette position. Les interventions de la Suisse au niveau international sont toujours empreintes d’une attitude de soumission et elles ont fait perdre à notre pays le respect des autres nations. Que l’on songe simplement aux négociations bilatérales I, à l’accord sur le trafic aérien avec l’Allemagne ou encore aux sept milliards de francs prélevés sur l’or de la Banque nationale que le Conseil fédéral était prêt à payer. C’est une véritable honte. Nous avons besoin d’une politique extérieure qui défend les intérêts de la Suisse à l’étranger et non pas d’une politique qui représente les intérêts étrangers en Suisse. C’est une coalition de gens craintifs et toujours prêts à se soumettre qui veut faire entrer la Suisse dans l’UE. Les nouvelles négociations bilatérales en cours visent d’ailleurs à réduire au maximum les obstacles sur la voie de l’adhésion. Le but est toujours le même: renvoyer la responsabilité à d’autres niveaux. Les têtes les plus intelligentes ne servent à rien si elles manquent de force de caractère. Voilà pourquoi la Suisse s’apprête à accepter une réforme fiscale imposée par l’UE concernant l’imposition du revenu de l’épargne, une réforme que l’UE n’a même pas réussi à faire accepter par tous ses membres. Mais le secret protégeant les clients des banques suisses est aussi menacé par les dossiers de la lutte contre la fraude et de Schengen/Dublin. Schengen ne nous apportera pas un surcroît de sécurité, mais aura uniquement pour effet d’imposer à la Suisse le droit UE et de la contraindre à céder une partie de sa souveraineté à des instances supranationales. L’effort constant d’adapter la législation suisse au droit UE se manifeste aussi dans la révision en cours de la loi sur les armes. Madame Ruth Metzler ne recule devant aucun artifice pour briser les droits et les traditions des chasseurs et des tireurs afin d’offrir ce sacrifice à la puissante UE. Mais cela ne se passera pas ainsi, Madame Metzler! L’UDC y veillera.

Au lieu d’économiser, la Confédération a augmenté sans cesse et contre la volonté de l’UDC les impôts, taxes et redevances. Cela n’a pas suffi, beaucoup s’en faut, à compenser la multiplication des tâches publiques et l’explosion des dépenses qui en a résulté. Mais la gauche, avec le PRD et le PDC à sa remorque, ne s’est pas contentée d’augmenter la charge fiscale; elle a également saboté l’économie suisse par la multiplication des contraintes, prescriptions et obstacles en socialisant à outrance une politique économique autrefois libérale. Le résultat, c’est une destruction d’emplois qui met en péril à moyen et à long terme la sécurité sociale de notre pays. Nos œuvres sociales ne sont plus assurées, la politique sociale menée sous l’égide de la gauche les a conduites au bord du précipice en effaçant la responsabilité individuelle et en favorisant les abus. Les limites de la capacité sociale publique sont dépassées depuis longtemps. Les partisans de l’assurance-maternité tentent néanmoins une fuite en avant. Cette politique se traduit dans la santé publique chaque automne par une hausse massive des primes d’assurance-maladie qui réduit le pouvoir d’achat des consommateurs. Les ratés et les perdants du centre-gauche n’ont même pas réussi à réviser en décembre dernier la loi sur l’assurance-maladie – qui n’aurait d’ailleurs jamais dû entrer en vigueur.

Le trafic de transit est un autre triste chapitre. Mal négocié par le Conseil fédéral, l’accord bilatéral sur les transports terrestres a eu pour seul effet de provoquer des bouchons monstrueux sur nos axes de transit que le département concerné tente résoudre par des mesures ridicules comme le « dosage » ou le « goutte-à-goutte ». Aujourd’hui, nous constatons que les NLFA sont au bord du gouffre. Les citoyens ont été trompés avant le vote et les mises en garde devant les problèmes géologiques ont été ignorées. Les coûts seront massivement plus élevés et, au lieu de présenter un compte équilibré, l’exploitation de ces lignes coûtera des centaines de millions par an aux contribuables. Les raccordements promis au nord et au sud ne seront pas construits. Comme Swiss et Expo.02, les NLFA sont aujourd’hui un tonneau sans fond et une belle illustration de la mauvaise politique de la gauche et des partis du centre.

Le PDC, le PRD et le PS en sont arrivés à ne même plus respecter la démocratie directe. Ainsi, ils n’ont pas manqué de saluer les décisions plus que douteuses du Tribunal fédéral de cet été concernant la naturalisation. Mercredi dernier, lors des élections complémentaires au Tribunal fédéral, ils ont purement et simplement ignoré le règlement pour défendre une prétention injustifiée du PRD à l’égard de l’UDC. Quel beau progrès quand la majorité doit, comme dans une dictature, violer des règlements pour accaparer des postes!

Seule l’UDC propose des solutions valables

L’UDC n’a jamais participé à la politique ruineuse des autres partis. Elle a, au contraire, clairement identifié les dysfonctionnements et les a toujours combattus. C’est uniquement grâce à l’UDC que la Suisse n’est pas encore membre de l’UE. Et on sait aujourd’hui que l’UDC, contrairement au PDC et au PRD, est aussi opposée à l’UE même quand elle n’est pas en campagne électorale.

Comme dans le passé, nous continuerons à nous battre avec détermination contre le gaspillage de l’argent des contribuables et pour la réduction de la dette fédérale. Si nous disons aujourd’hui que nous nous opposerons à l’avenir à toute augmentation des impôts, taxes et redevances, on nous croira, car nous avons toujours agi ainsi. Nous avons déposé des interventions parlementaires pour demander l’introduction du référendum financier afin que le peuple puisse stopper la folie dépensière des autres partis durant la législation à venir. On a ou on n’a pas de sens des responsabilités en politique financière. Dans l’UDC, cette responsabilité est profondément ancrée. La preuve, c’est qu’elle commencera la nouvelle législature en lançant un référendum contre le projet d’assurance-maternité.

Actuellement, nous récoltons des signatures pour notre initiative pour la baisse des primes. Ce projet permettra de stopper la hausse annuelle des primes d’assurance-maladie. Une fois de plus, nous devons en référer au peuple pour briser la passivité de nos concurrents politiques qui, comme les trois petits singes, préfèrent se boucher les yeux, la bouche et les oreilles. En outre, nous préparons le lancement de la troisième initiative sur l’asile parce que nous sommes déterminés à mettre fin à la situation désastreuse qui règne dans le domaine de l’asile. Toutes les propositions que l’UDC a faites lors de la révision du droit d’asile ayant été systématiquement refusées, nous n’avons pas d’autre choix. Nous avons promis au peuple d’agir à ce niveau et nous tiendrons notre promesse. L’UDC est aussi le seul parti politique qui se bat pour les naturalisations par les urnes que le Tribunal fédéral entend interdire. Vous, Chers Délégués, vous avez approuvé lors de votre assemblée sur l’alpage d’Aelggi le lancement d’une initiative dans ce sens. Nous ne permettrons pas que le peuple soit une fois de plus privé d’un de ses droits. Et si le nouveau Parlement devait décider – bien entendu contre l’avis de l’UDC – d’adhérer aux accords de Schengen/Dublin, nous lancerions également un référendum.

De toute évidence, il n’y a plus que l’UDC pour proposer des solutions valables aux nombreux problèmes de notre pays. Seule l’UDC défend les intérêts de la Suisse et de ses citoyens. Rien d’étonnant, donc, à ce que l’UDC domine et influence ces derniers temps les thèmes fondamentaux de l’actualité politique. Et personne ne sera surpris non plus de constater que la politique des autres partis consiste plus à combattre l’UDC qu’à apporter des solutions aux problèmes réels. En proposant à leurs lecteurs des comptes rendus objectifs et en relevant les erreurs politiques effectives des autorités, les médias rendraient un bien plus grand service à la population qu’en leur offrant des articles sensationnalistes et polémiques. Malheureusement, le soutien public à la presse approuvé par les autres partis commence déjà à porter des fruits.

Notre but n’est pas de récolter un maximum de sympathies auprès du peuple. Quand les intérêts du pays et de ses citoyens sont en jeu, nous ne faisons pas de compromis. Parti populaire dans le vrai sens du terme, nous menons une politique avec et pour le peuple. Nous assumons nos responsabilités et nous tenons nos promesses.

L’UDC a prouvé qu’elle était le seul parti à saisir les problèmes à bras le corps et à proposer des solutions. Seule l’UDC a la force et l’endurance de corriger les erreurs commises dans le passé.

Il faut rétablir la « Qualité suisse »

Notre pays a besoin d’une mobilisation. Ces dernières années, le Parlement a, contre la volonté de l’UDC, endormi le peuple, enjolivé ou caché la réalité, dissimulé son incompétence. Il n’est donc guère étonnant que les citoyennes et les citoyens, écœurés, se détournent de la politique et refusent de voter. Cela ne peut pas continuer ainsi. Il est grand temps que nous nous battions à nouveau pour nos idéaux et pour la Suisse. Luttons ensemble contre les dysfonctionnements qui menacent notre pays et ses acquis. Nous avons besoin de femmes et d’hommes politiques qui ont la force de lancer ces réformes urgentes, qui ne sont pas ligotés par des conflits d’intérêts. Le 19 octobre prochain est une bonne occasion pour engager ce changement.

Nous avons besoin d’une « mobilisation générale ». Et vous, Mesdames et Messieurs les Délégués, vous avez la tâche de mobiliser vos familles, vos amis politiques, vos voisins, votre quartier, votre village afin que toutes et tous se rendent aux urnes pour défendre nos valeurs et notre Suisse.

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