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Exposé

Naturalisations facilitées de la 3ème génération

Ce qui me gêne, chez le parti socialiste, c’est la constance avec laquelle il masque son but ultime, qu’il sait inavouable, par des paliers qu’il nous vend comme des fins en soi.

Cela au mépris des hommes, de la société, des faits, bref, de la réalité. En ce qui concerne la naturalisation facilitée de la troisième génération, le procédé correspond une fois de plus à ce schéma : la gauche et le centre gauchisé sous la pression des médias ayant perdu en 2005 la votation populaire sur les naturalisations facilitées reviennent avec une version minimaliste du concept, se prévalent des chiffres prétendument insignifiants que cette réformette impliquerait, et cherchent ainsi de faire subrepticement un petit pas en direction du but ultime : l’abolition de l’identité nationale, des frontières et des états-nations au bénéfice d’un grand souk multiculturel où les dirigeants règneront en se contentant de gérer le chaos qu’ils ont savamment orchestré.

Prenons les chiffres, d’abord : Entre 1980 et 2015, le nombre des étrangers en Suisse a augmenté de 1,13 millions pour se situer à 2,048 millions. Durant la même période, la part des Suisses a baissé de 5,51 millions à 5,47 millions si l’on n’y inclut pas les 806’644 Naturalisations effectuées depuis 1985. Prétendre dès lors qu’il faut, pour ne pas paraître repliés sur nous-mêmes, rendre le passeport Suisse encore plus accessible, dénote d’une mauvaise foi patente.

Pour ma part, je procède en Valais à environ 1200 naturalisations par année et puis vous assurer que la toute grande majorité de ces gens sont parfaitement intégrés et dotés d’un solide sentiment patriotique envers leur pays d’accueil. Ils comprennent parfaitement que si la procédure pour obtenir le précieux passeport à croix rouge est longue et minutieuse, c’est qu’il s’agit avant tout de garantir la qualité citoyenne des personnes qui feront désormais partie du corps électoral Suisse et auront donc, en tant que souverain, des droits et des devoirs étendus.

La procédure facilitée soumise au peuple le 12 février prochain comporte, pour des raisons purement idéologiques et contraires au bon sens, deux défauts majeurs :

  1. La quantité prime sur la qualité, la forme sur le contenu. Je m’explique : La procédure prévue ne détermine plus l’aptitude des aspirants à la nationalité Suisse par la qualité de leur intégration (connaissances de la langue du pays d’accueil, acceptation des règles juridiques, connaissance des us et coutumes), mais sur la base de concepts juridiques attestés par leurs papiers. (Au moins un grand parent né en Suisse ou pouvant attester d’avoir un permis d’établissement. Au moins un parent ayant un permis de séjour et vécu 10 ans en Suisse en ayant suivi pendant au moins cinq ans l’école obligatoire. D’autre part, l’enfant a dû naître en Suisse, doit être en possession d’un permis d’établissement, doit avoir suivi l’école obligatoire pendant cinq ans et être âgé d’au moins 25 ans).

C’est tout ! Rien sur la qualité réelle de l’intégration, sur l’acceptation de nos valeurs, la connaissance du fonctionnement de nos institutions et j’en passe, mais un fatras bureaucratique qui aura de la peine à déterminer certains aspects exigés par la loi : Quid d’un enfant né à l’étranger pendant les vacances de ses parents ? L’école obligatoire inclut-elle les écoles internationales, les écoles coraniques et les écoles privées au sens large du terme ? On le voit, le texte passe totalement à côté de l’essentiel.

  1. Ce projet est une atteinte intolérable au fédéralisme puisque, selon l’esprit jacobin propre à la gauche, tout doit être centralisé et règlementé au niveau fédéral afin – on connaît la rengaine – de prétendument corriger les inégalités entre les cantons. Une fois de plus, il est prévu d’éloigner le pouvoir de décision du terrain en l’ôtant des mains des instances directement concernées pour le confier à une bureaucratie abstraite plus facile à manipuler dans le sens de la tolérance et de l’ouverture. Or, ces concepts ne sont rien d’autre que les chevaux de Troie linguistiques signifiant l’abandon de l’état nation et, partant, de l’état de droit et de la démocratie directe.

Je tiens quand-même à vous rappeler que la naturalisation ordinaire a déjà été facilitée par la révision totale de la loi fédérale sur la nationalité suisse (entrée en vigueur au 01.01.2018). La naturalisation s’obtient ainsi si la personne a séjourné en Suisse de manière cumulée pendant 10 ans, dont trois avant le dépôt de la demande, qu’elle est suffisamment intégrée et qu’elle ne représente aucun danger pour la sécurité publique. D’autre part, les années entre huit et 18 ans comptent double. Au moins, cette procédure représente-t-elle un garde-fou contre les abus, alors que le projet soumis au vote le 12 février se contente de l’enregistrement de certaines données depuis un lointain bureau sans qu’un contact direct avec la requérante ou le requérant ait eu lieu.

Chers amis, ce qui se joue une fois de plus dans ce prétendu point de détail de la naturalisation facilitée de la troisième génération est une bataille importante dans la guerre que le socialisme, en raison de ses aspirations totalitaires, mène contre l’autodétermination des peuples, les états nations, la démocratie directe ou participative et finalement contre la réalité des faits elle-même.

Personne dans cette salle n’est contre l’intégration des gens si intégration il y a et qu’elle est de qualité. Personne dans cette salle ne rejette un étranger simplement pour ce qu’il est. Mais les Suisses ont à cœur de ne pas brader un passeport qui risque de conférer des droits et des devoirs étendus à certaines personnes abusant du système pour le pervertir de l’intérieur. Je vous rappelle à ce sujet que nombre de terroristes islamiques ayant commis des attentats sur sol européen ces dernières années étaient issus de la troisième génération. Évidemment, avec la nouvelle procédure de naturalisation facilitée, ce seront des Suisses qui se feront exploser au milieu de la foule et non plus des étrangers. Voilà qui permet d’enjoliver les statistiques.

Je recommande donc vivement de voter non à un texte procédurier qui passe à côté de l’essentiel et représente un danger potentiel non négligeable pour notre cohésion sociale.

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par l’auteur
Oskar Freysinger
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