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Non à l’initiative extrême « oui à la protection des enfants et des jeunes contre la publicité pour le tabac ».

Aucun d’entre nous ne souhaite que les enfants se mettent à fumer et aucun d’entre nous ne souhaite que les enfants soient incités à fumer. Dans ce domaine, beaucoup de choses ont déjà été faites en Suisse. Pensez à tout ce qui a déjà été interdit. Toutefois, l’initiative sur laquelle nous voterons va trop loin ; elle demande notamment l’interdiction de toute forme de publicité pour les produits du tabac touchant les enfants et les adolescents.

Que cela signifie-t-il ? Ni plus ni moins qu’une interdiction totale de la publicité. Car toutes les publicités peuvent potentiellement atteindre les enfants, ce même si ce n’est pas intentionnel. Qu’est-ce qu’implique une telle interdiction ? Ce sont quelque 11’500 emplois et 6.3 milliards de francs de valeur ajoutée qui sont directement ou indirectement impactés dans notre pays. Le commerce de détail, déjà durement touché, recevrait ainsi un nouveau coup de massue. Certains diront que ça n’a pas d’importance, mais ce n’est pas le cas et au regard de la crise que nous traversons, ce n’est vraiment pas du tout le cas !

L’interdiction de la publicité est anticonstitutionnelle
Une interdiction de faire de la publicité pour des produits autorisés est contraire à la Constitution et à la liberté économique. De fait, cette initiative aurait dû être déclarée irrecevable par la Chancellerie fédérale. Elle se présente toutefois comme inoffensive et modérée, voire presque sympathique : en effet, qui ne voudrait pas interdire la publicité pour le tabac auprès des jeunes ?

L’initiative est cependant hostile à la vie et au plaisir, tout comme à notre économie. Les initiants sont avant tout des Ayatollahs de la santé qui veulent nous priver de tous les plaisirs de la vie. Leur but est avant tout de priver les consommateurs de leur libre arbitre et de les mettre sous tutelle de l’Etat en leur expliquant ce qui est bon pour eux ou non.

Car oui, ne l’oubliez pas : les fumeurs occasionnels existent, celles et ceux qui, par exemple le soir après le travail, s’offrent un bon cigare ou une cigarette en toute simplicité, sans dépendance et sans nuire à autrui.

Les nouvelles façons de consommer du tabac, comme les cigarettes électroniques, substantiellement moins nocives que les cigarettes traditionnelles, seraient également concernées par cette interdiction. L’on ne pourrait donc même plus promouvoir un tabagisme pourtant moins nocif… Cette interdiction aurait ainsi pour conséquence directe l’impossibilité de promouvoir un produit du tabac plus doux et donc de promouvoir des alternatives moins nocives.

Je vous demande de prendre en compte la chose suivante : nous parlons ici, directement et indirectement, de milliers d’emplois. Nous ne devons pas suivre aveuglement toutes les lubies de l’OMS, tout comme nous ne devons pas entraver, sur le plan fiscal, les nouvelles formes de consommation des produits du tabac.

Les parents ont la responsabilité de leurs enfants
Ces 50 dernières années, nous avons fait d’énormes progrès en termes de lutte contre le tabagisme, mais nous risquons aujourd’hui de détruire le fruit de ces progrès en raison d’un trop plein d’activisme.

En outre, rappelons que dans l’intervalle, nous avons de facto légalisé le « pétard » (la consommation récréative de cannabis), exposant les enfants et les ados à des substances psychotropes, ce alors que nous voulons pourtant aujourd’hui empêcher les enfants et les ados de fumer du tabac.

Rappelons une fois encore qu’il nous faut aussi miser sur la responsabilité individuelle et sur le rôle d’exemple et d’éducation qu’incarnent les parents : ce n’est pas l’Etat mais les parents qui sont en premier lieu responsables d’inculquer les bonnes habitudes à leurs enfants.

Considérez tous les interdits déjà en place concernant le tabagisme. Aujourd’hui, les fumeurs se sentent mis à l’écart de la société, rejetés et stigmatisés. Jusqu’où allons-nous aller ? Quel sera le prochain groupe qui fera l’objet d’une telle stigmatisation ?

Seront-ce les personnes qui mangent de la viande qui bientôt devront prendre leurs repas séparés des autres clients dans les restaurants ? Riez si vous le souhaitez mais en vérité, nous ne sommes pas si loin d’une telle mesure si les Ayatollahs de l’écologie remportent une majorité. Ne perdez pas de vue que certains milieux, comme des restaurants universitaires, ont d’ores et déjà banni la viande de leurs cartes, sous la pression de ces mêmes éco-fondamentalistes qui soutiennent l’interdiction de la publicité des produits du tabac.

Celles et ceux qui aujourd’hui disent « oui » à cette initiative doivent être conscients du fait qu’ils ouvrent en vérité la Boîte de Pandore ! Car si le oui l’emporte, quelle sera la prochaine interdiction ?

  • une interdiction de la publicité pour les SUV ?
  • une interdiction de la publicité pour la viande ?
  • une interdiction de la publicité pour l’alcool ?
  • une interdiction de la publicité pour les chips ?
  • une interdiction de la publicité pour le chocolat ou les bonbons ?

Un NON à l’initiative, c’est un oui à une véritable protection
Si le non à l’initiative l’emporte, le contre-projet entrera directement en vigueur et ce dernier va déjà loin ; il réglemente la composition, l’emballage, la vente et le contrôle des produits du tabac et prévoit l’interdiction de vente de ces produits aux mineurs dans toute la Suisse. La distribution d’échantillons sera en outre interdite, tout comme la publicité sur les affiches, dans les transports publics, sur l’espace public, les terrains de sports, dans les cinémas et lors des manifestations à caractère international… Que peut-on encore vouloir de plus ?

Je vous invite à joindre vos voix à la mienne afin de dire NON à cette initiative insensée, nuisible et extrême et donc oui à une amélioration de la loi sur les produits du tabac, porteuse de mécanismes de protection efficaces.

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UDC conseiller national (AG)
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