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NON à une dangereuse aventure, NON à une caisse publique/unique !

Pour la troisième fois en un peu plus de dix ans, nous nous prononcerons sur le projet d’une caisse unique. Lors des scrutins de 2003 et 2007, le peuple s’était largement prononcé contre cette idée du parti socialiste à plus de 70%.

ERRARE HUMANUM EST ; PERSEVERARE DIABOLICUM ! (l’erreur est humaine mais persévérer dans son erreur est diabolique)

Pour la troisième fois en un peu plus de dix ans, nous nous prononcerons sur le projet d’une caisse unique. Lors des scrutins de 2003 et 2007, le peuple s’était largement prononcé contre cette idée du parti socialiste à plus de 70%. Certes, le texte soumis au vote le 28 septembre comporte quelques changements par rapport aux précédents, mais l’objectif reste le même : étatiser la santé.

En revenant à la charge, le parti socialiste semble oublier l’adage romain bien connu : « Errare humanum est, perseverare diabolicum ». Il espère sans doute qu’à force de harceler les citoyens, ceux-ci finiront par accepter de guerre lasse un projet, que dire un dogme qui renferme tous les ingrédients d’une dangereuse aventure pouvant déstabiliser totalement le système de santé suisse avec de dramatiques conséquences.

Pourquoi devons-nous à nouveau rejeter fermement ce texte qui vise ni plus ni moins à étatiser les soins ?

Préserver un système performant sans jeter le bébé avec l’eau du bain !

Tout d’abord, le système de santé actuel est d’excellente qualité. Nous sommes soignés dans des temps record, nous avons accès aux médecins que nous souhaitons et nos hôpitaux fournissent des prestations de grande qualité, avec des techniques médicales de dernière génération. Les Suisses bénéficient d’une des plus longues espérances de vie au monde.

Mais tout ceci ne tombe pas du ciel et ces acquis ne nous sont de loin pas garantis à vie. Notre devoir est de maintenir la qualité de notre système de santé, de l’améliorer en corrigeant certains défauts. Car soyons francs, des réformes sont nécessaires. Mais ce serait un sacrilège de laisser le parti socialiste abattre notre système, comme on souffle sur un vulgaire château de cartes.

Nous avons ensuite un système sans dette, il faut le souligner lorsqu’on voit les catastrophes dans certains pays où l’Etat est le gestionnaire tout-puissant! Et nous avons une grande liberté de choix. Nous pouvons choisir notre médecin, notre caisse-maladie, notre modèle d’assurance et la franchise que nous souhaitons. Et chaque année, nous pouvons modifier librement nos choix. Lorsqu’il est question de notre santé, cette liberté est à mon sens  primordiale. Et qu’est-ce qui garantit cette liberté de choix ?  Une certaine concurrence entre les caisses. Or, la caisse unique veut y mettre un terme. Certains n’aiment pas entendre parler de « concurrence » dans le domaine de l’assurance maladie, car selon eux la maladie n’est pas un « marché ». Mais ces gens se trompent : la concurrence est aussi bénéfique dans ce domaine car elle pousse les assureurs maladie à proposer des modèles innovants, qui répondent aux besoins des assurés et elle oblige les assureurs à offrir des services de qualité. Car si l’assuré n’est pas satisfait de sa caisse, il va voir ailleurs où les prestations lui semblent meilleures !

La caisse publique n’est que fausses promesses et illusions

Et puis, que savons-nous du système proposé par le parti socialiste ? Première (bonne ?) nouvelle, on a retiré la prime liée au revenu. Enfin, le PS l’a supprimée pour mieux vendre son initiative mais l’idée est toujours là. D’ailleurs, le Conseiller national PS Stéphane Rossini a déjà dit lors d’une interview qu’une prime liée au revenu serait remise sur la table, une fois la caisse unique acceptée par le peuple. Attention donc à ne pas tomber dans ce piège.

Le PS nous promet également une baisse des primes. Mais il se garde bien d’indiquer comment il compte s’y prendre et il est facile de comprendre pourquoi. Les coûts de la santé ne cessent en effet d’augmenter : en 1996 ils étaient d’environ 37 milliards de francs et aujourd’hui ils se montent à 68 milliards. Or, 95% de ces coûts correspondent à des prestations de santé fournies aux assurés. Ce n’est donc pas en coupant dans les 5% de frais administratifs qui restent que le PS va pouvoir faire diminuer les coûts de la santé et donc baisser les primes !

Et croire qu’une administration cantonale et fédérale travailleront gratuitement  ou à peu de frais, c’est se leurrer. Les frais administratifs des caisses maladie seront bien vite compensés, voire dépassés. 

Et la publicité me direz-vous ? Et bien aujourd’hui, les assureurs dépensent 87 millions de francs en commissions et publicité. Certes, c’est une somme, mais on ne l’économisera pas pour autant avec une caisse unique : la SUVA par exemple fait aussi de la publicité et si on veut économiser cet argent, alors il faudra tirer un trait sur les campagnes publicitaires de prévention  que les socialistes aiment tant. Les assureurs sont critiqués pour ne pas faire assez de prévention mais ce genre de campagne a un coût, ne l’oublions pas.

Les socialistes affirment ensuite qu’on pourrait économiser sur les salaires des managers. Je ne sais pas s’ils sont au courant que sur les 60 caisses, seule une infime partie est dirigée par des managers qui « gagnent très bien leur vie ». Les autres sont comme vous et moi, des travailleurs. Et  tout travail mérite salaire.

N’oublions pas non plus que la caisse unique sortira également le portemonnaie pour payer ses hauts fonctionnaires. Pensez-vous vraiment que la direction de la caisse publique et unique zurichoise, avec plus d’1 million d’assurés, ne sera pas grassement payée ?

La gauche nous promet ensuite avec sa caisse unique une gestion simplifiée des cas. Permettez-moi d’en douter fortement. Une tête à Berne et des offices dans tous les cantons, des directeurs d’hôpitaux, des fonctionnaires, des assurés et des professionnels de la santé mélangés au comité de direction : bonjour les conflits d’intérêts ! Quelle marge de manœuvre auront les offices cantonaux par rapport à la tête bernoise ? Les cantons verront tout simplement leurs prérogatives leur filer sous le nez.

Tous les systèmes semblables existants sont des échecs patents

Les exemples à l’étranger nous prouvent que l’Etat doit se concentrer sur ses tâches régaliennes et laisser le paternalisme à ceux qui ne savent pas ce que signifie le mot « responsabilité ». L’Etat n’est pas un surhomme : regardez en France, le trou de la sécu est une réalité de plusieurs milliards de francs. En Italie, les files d’attente dans les hôpitaux n’en finissent plus. En Grande-Bretagne on ne rembourse plus certaines opérations sous prétexte qu’elles ne sont pas assez graves et on peut attendre jusqu’à 18 mois pour une opération à la hanche !

L’initiative pour une caisse publique ou unique est un miroir aux alouettes. Elle nous propose d’abandonner un système performant pour nous lancer dans une aventure dangereuse sans possibilité de retour. C’est un véritable saut dans l’inconnu. Elle n’offre en effet aucune mesure crédible de maîtrise des coûts de la santé, elle n’apporte aucune preuve que la qualité des prestations sera maintenue, elle met sous tutelle les assurés et les prive de toute possibilité de choix en les livrant pieds et poings liés au bon vouloir de l’Etat et de son administration. Notre parti en tant que défenseur de la liberté et de la responsabilité individuelle doit rejeter fermement ce texte et je vous invite à dire massivement NON à cette dangereuse illusion.

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UDC conseiller national (VD)
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