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On ne cesse de mentir grossièrement au peuple

Ne l’avons-nous pas dit et répété ? L’initiative pour le renvoi des étrangers criminels, que le peuple et les cantons ont approuvée en 2010, n’est pas appliquée. La clause de rigueur, à laquelle l’UDC s’était d’emblée vigoureusement opposée parce qu’elle y voyait un moyen de contourner l’initiative, est devenue dans la pratique une protection efficace des criminels et escrocs sociaux étrangers. Elle n’est pas appliquée exceptionnellement, mais les tribunaux y recourent dans 42% des cas. La promesse des autres partis, emmenés par le radical-libéral Philippe Müller, grand spécialiste dans l’art d’éluder les décisions du peuple, d’appliquer sévèrement l’initiative de renvoi ne vaut pas un clou. Et ces mêmes milieux récidivent aujourd’hui en multipliant les mensonges et les dissimulations à propos de l’initiative de limitation.

Nous l’avons vu venir : lorsque le peuple et les cantons ont accepté l’initiative pour le renvoi des étrangers criminels en novembre 2010, l’union des anti-UDC de tous les partis a fait semblant de respecter la volonté du peuple. En fait, elle n’y a jamais songé. Et comme nous en étions bien conscients, nous avons lancé et déposé l’initiative de mise en œuvre. Lors de la campagne de votation, nos adversaires ont affirmé qu’il s’agissait là d’un acharnement inutile parce que le parlement appliquerait de toute manière sévèrement l’initiative pour le renvoi.

Aujourd’hui, dix ans après l’acceptation de l’initiative par le souverain, nous avons la preuve que ces promesses ne valaient rien et qu’une fois de plus, ces milieux ont menti grossièrement au peuple. Au lieu d’expulser enfin les étrangers criminels condamnés, on accepte que près de la moitié d’entre eux restent confortablement installés en Suisse. Selon le type de délit, les juges et procureurs admettent même que la majorité des malfaiteurs restent en Suisse – un mépris évident de la volonté populaire. Moins de 5% des étrangers qui ont escroqué les assurances sociales ont dû quitter le pays. Moins de 50% des criminels violents, donc des individus condamnés pour lésions corporelles graves, ont été frappés d’une interdiction de séjour. Nos lois précisent pourtant clairement qu’il n’y a pas de place en Suisse pour des requérants d’asile déboutés, des criminels et des escrocs sociaux étrangers, mais les tribunaux s’en moquent. La pratique est en totale opposition avec l’esprit de la loi : une fois installés en Suisse, les malfaiteurs étrangers peuvent sévir sans risquer une expulsion. Si même la justice prétendument indépendante transforme le droit en non-droit, pourquoi les casseurs, arnaqueurs des assurances sociales, trafiquants de drogues et de femmes, violeurs, criminels violents et voleurs respecteraient-ils la loi ?

Les autres partis détruisent la crédibilité de l’Etat de droit

Les partis PLR, PDC, PVL, PBD, PS, Verts et PEV portent la responsabilité de cette dégradation de l’Etat de droit. Ils ont refusé d’appliquer aussi bien l’initiative de renvoi que l’initiative contre l’immigration de masse ou les ont travesties au point de les rendre méconnaissables. Ils détruisent l’Etat de droit parce qu’ils acceptent sciemment que le droit constitutionnel ne soit pas appliqué. Et ils prennent les citoyennes et les citoyens pour des imbéciles en promettant une application sévère de l’initiative de renvoi ou de la « préférence nationale » sur le marché du travail alors qu’en réalité ils font exactement le contraire. Car cette prétendue préférence nationale mise en place par le Parlement n’est qu’une farce qui, à part un alourdissement de la bureaucratie et des frais, n’apporte strictement rien. Elle est même si peu efficace que le Parlement s’est senti obligé de mettre en place à coups de centaines de millions de francs d’argent des contribuables une rente de licenciement en faveur des chômeurs âgés qui ne trouvent plus de travail à cause de l’immigration massive d’une main-d’œuvre bon marché en provenance de l’UE.

Encore heureux que cette misère puisse être corrigée le 27 septembre prochain moyennant un oui à l’initiative de limitation. Cette initiative n’est pas du tout un acharnement. Nous y avons été contraints par les mauvaises expériences faites avec les initiatives de renvoi et contre l’immigration de masse.

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