Participer
Exposé
Conférence de presse de 24. février 2004

Oui à la 11e révision de l’AVS

L’AVS a été instituée pour combattre la pauvreté des vieux qui était un fléau largement répandu il y a encore soixante ans. Les rentes…

L’AVS a été instituée pour combattre la pauvreté des vieux qui était un fléau largement répandu il y a encore soixante ans. Les rentes vieillesse et les prestations complémentaires ont notablement augmenté le revenu des personnes âgées. Quant aux générations de rentiers d’aujourd’hui et du futur, leurs conditions de vie s’améliorent continuellement grâce à la place croissante que prend la prévoyance professionnelle introduite il y a bientôt vingt ans. Alors qu’en 1990 environ 80% du revenu des rentiers provenaient de l’AVS, cette part n’était plus que de 65% en 1998. La LPP obligatoire n’atteignant son objectif final que dans 15 à 20 ans, on peut s’attendre à ce que la part de l’AVS baisse encore.

La prévoyance vieillesse et survivants fonctionne bien dans notre pays et elle répond aux exigences qu’on est en droit de lui poser. Toutefois, cet important acquis social est aujourd’hui confronté à de nouveaux défis en raison du changement des structures démographiques. L’augmentation de l’espérance de vie des personnes âgées de 65 ans – depuis 1960, l’espérance de vie a progressé de 4 ans chez les hommes et pour se fixer à 82 ans et de presque 6 ans chez les femmes pour s’établir à 86 ans – exige une extension des prestations pour des raisons simplement naturelles.

Inversement, la population exerçant une activité lucrative stagne ou ne progresse que faiblement. Les générations des années à forte natalité, qui ont suivi la Deuxième guerre mondiale, approchent de l’âge de la retraite et accentuent encore cette modification de la pyramide démographique. Financée essentiellement selon le système de la répartition, l’AVS présente aujourd’hui 3,6 cotisants pour un rentier. Dans vingt ans, ce rapport ne sera plus que de 2,5 à 1. Même une croissance économique supérieure à la moyenne ne permettrait pas de compenser une telle évolution.

Renoncer aux expériences

La 11e révision de l’AVS a été préparée dans la perspective de cette évolution inévitable. Même si on peut comprendre le souhait de bénéficier d’une retraite anticipée, la réalité démographique interdit un tel luxe. Si, d’un côté, l’espérance de vie de la population ne cesse de croître, on ne peut, de l’autre côté, réduire constamment la période d’activité professionnelle. La politique sociale n’impose d’ailleurs pas une telle mesure. Diverses votations passées confirment en outre la nette volonté du peuple de renoncer à des retraites anticipées avec à la clef une réduction des rentes. Le compte de la gauche ne peut jamais être bon: nous ne pouvons tout simplement pas travailler toujours moins et augmenter constamment les prestations sociales.

Adaptations sociales

L’adaptation de l’âge de la retraite des femmes et les corrections apportées à la rente de veuve tiennent compte du degré d’occupation élevé des femmes d’aujourd’hui dans notre pays. Inversement, il est justifié, sur le plan de la politique sociale, d’améliorer la situation financière des survivants avec enfants en augmentant la rente d’orphelin.

Cette 11e révision de l’AVS ne peut pas être dissociée de la 1re révision de la LPP. L’abaissement du revenu minimal donnant accès à la LPP a apporté un net progrès pour les petits revenus notamment.

Economies

Les économies à proprement parler faites dans cette 11e révision de l’AVS concernent l’exemption des revenus des rentiers qui n’est plus aussi généreuse qu’auparavant ainsi que le rythme allongé d’une année de l’adaptation des rentes. Alors que la première mesure vise à traiter de manière égale au niveau de l’AVS tous les revenus provenant d’une activité lucrative, le prolongation de l’intervalle entre les adaptations, qui passe de 2 à 3 ans, n’exclut pas l’obligation des autorités de procéder à des adaptations plus rapprochées si le renchérissement l’exige.

Cette 11e révision de l’AVS est censée ouvrir la voie à la consolidation des acquis sociaux afin que les assurances sociales puissent résister aux changements des structures démographiques.

par l’auteur
Toni Bortoluzzi
SVP (ZH)
plus sur le thème
Journal du parti
partager l’article
16.01.2019, de Ueli Maurer
Journal du parti
partager l’article
16.01.2019, de Adrian Amstutz
La Confédération dépense toujours plus pour l’étranger et toujours moins pour les Suissesses et les Suisses. Il... lire plus
Journal du parti
partager l’article
16.01.2019, de Yves Nidegger
Chaque année, des millions de francs sont versés dans la zone euro au titre d’allocations familiales. Il... lire plus
en lire plus
Thèmes et positions
Politique d'asile

Régler enfin le chaos dans le secteur de l’asile

Politique de la formation

Système de formation axé sur la pratique au lieu de réformes à répétition

Politique extérieure

Indépendance et autodétermination

Politique de l'économie

Plus de liberté économique et moins de bureaucratie

Politique de la santé

Qualité grâce à la concurrence

Politique des médias

 Plus de diversité, moins d’Etat

Politique de la famille

Responsabilité individuelle au lieu de mise sous tutelle

Politique de la culture

La culture est l’affaire de la culture

Politique Environnementale

Un environnement intact pour nous et nos descendants

Médias sociaux
Retrouvez nous sous:
Ou ouvrez notre fenêtre de médias sociaux. Toutes les publications et images sur une page.
Newsletter
Vous souhaitez rester informés des nouveautés et actions de l'UDC? Abonnez vous à notre newsletter!
Union démocratique du centre UDC
Tel. 031 300 58 58 – fax 031 300 58 59 – E-Mail: info@udc.ch – PC: 30-8828-5

Recommander cette page par E-Mail


Nous utilisons des cookies pour personnaliser le contenu et les publicités, proposer des fonctionnalités pour les médias sociaux et pour analyser l'accès à notre site. Nous fournissons également des informations sur l'utilisation de notre site Web à nos partenaires des médias sociaux, de la publicité et de l’analyse. Voir les détails
Je suis d'accord