Participer
Exposé
Conférence de presse de 10. juillet 2008

Pas d’Etat de droit sans sécurité et sans justice

Les citoyens ont le droit d’exiger de l’Etat plus de sécurité! En tant que citoyenne et contribuable, j’attends de l’Etat qu’il garantisse ma sécurité et qu’il poursuive les crimes en conséquence. C’e

Les citoyens ont le droit d’exiger de l’Etat plus de sécurité! En tant que citoyenne et contribuable, j’attends de l’Etat qu’il garantisse ma sécurité et qu’il poursuive les crimes en conséquence. C’est un devoir de l’Etat.

Nous ressentons une forte injustice lorsque des criminels ne sont pas réellement condamnés ou s’en sortent avec des amendes symboliques. C’est le cas actuellement; la suppression de la peine privative de liberté pour une durée inférieure à six mois et l’introduction de la peine pécuniaire mesurée en jours-amendes a pour conséquence que de nombreux criminels ne sont plus vraiment punis. Comme les jours-amendes dépendent des moyens financiers de l’auteur d’un délit, ceux qui n’ont pas d’argent ne paient que quelques francs par jour.

Les peines pécuniaires ne concernent pas uniquement les petits délits. Elles sont aussi appliquées en cas de vol, de destruction des biens d’autrui, d’attaques, de lésions corporelles, de brigandage ou de contraintes sexuelles. Ces délits ont des répercussions durables sur la vie des victimes. Les victimes d’un cambriolage ou d’une attaque de gang par exemple sont souvent traumatisées des mois voire des années. Ces actes ne peuvent pas être traités avec légèreté. Notre société s’attend à ce que de telles injustices soient punies de façon exemplaire. La sanction est un point essentiel de ce travail, elle doit permettre de rétablir la justice. Car au-delà d’un désir de sécurité, nous avons besoin de justice. Le sentiment de justice est un des fondements de l’Etat. Si les criminels en réchappent, la confiance dans l’Etat de droit est perdue.

En tant qu’agent de police, je constate que le combat contre les délits mineurs fait partie de notre travail quotidien. Cette lutte est essentielle à notre sentiment de sécurité. Les efforts de la police sont donc justifiés et indispensables. Car c’est dans cette catégorie que les délits sont les plus fréquents, influant ainsi sur la sécurité. Ces dernières années, on prononçait davantage de courtes peines privatives de liberté fermes: dans 9 cas sur dix, elles ne dépassaient pas six mois. On prenait toute la mesure de la peine. Mais avec la révision de la partie générale du code pénal, l’Etat a justement perdu cet outil de sanctions immédiates.

En ne punissant pas les coupables, on démotive ceux qui s’acharnent jour après jour à sauvegarder la sécurité dans notre pays. Les policiers doivent chaque jour faire face à la violence. Cela fait partie des difficultés de notre travail. Mais la motivation d’aider la société est en général plus grande. Elle est toutefois minée à chaque fois que nous avons l’impression que nos efforts ne mènent à rien. Imaginez la frustration de risquer sa vie pour arrêter un criminel et de le livrer à une justice qui n’a plus les moyens de le punir! Même lorsque le juge y met toute sa bonne volonté!

J’aimerais aborder encore un autre aspect: le point de vue des criminels. Cet aspect ne m’est pas inconnu, car je suis souvent confrontée à la psychologie des criminels. Croyez-moi, lorsqu’un casseur se retrouve face à un policier lors d’une manifestation interdite, ce n’est pas la peur de l’uniforme qui le retient de passer à l’acte, mais bien la peur de la peine qu’il risque. Je rencontre tous les jours des personnes qui respectent la loi uniquement parce qu’elles ont peur des sanctions. Mais si les criminels n’ont plus à craindre les sanctions, la loi perd tout son sens. Et les criminels potentiels n’en sont que plus inspirés.

L’UDC est le parti de la sécurité. C’est pourquoi il est de notre devoir de réviser ce code pénal inadapté, pour que les criminels risquent à nouveau de vraies peines. Nous le devons à nos concitoyens.

par l’auteur
Dominique Baettig
(JU)
plus sur le thème
Communiqué de presse
partager l’article
25.05.2019
Le groupe parlementaire UDC s'est réuni vendredi et samedi à Zurich pour préparer la session d'été des... lire plus
Communiqué de presse
partager l’article
22.05.2019
L'UDC est consternée par la décision de la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter de renoncer sous le prétexte... lire plus
éditorial
partager l’article
15.05.2019, de Jean-Luc Addor
L’allégation que la directive européenne sur les armes autorise des dérogations est une imposture. La vérité est... lire plus
en lire plus
Thèmes et positions
Institutions sociales

Garantir les institutions sociales – combattre les abus.

Médias

Plus de diversité, moins d’Etat.

Finances, impôts et redevances

Plus pour la classe moyenne, moins pour l’Etat.

Politique concernant les étrangers

Ramener l’immigration à un niveau raisonnable.

Environnement

Un environnement où il fait bon vivre aujourd’hui et demain.

Agriculture

Pour une production indigène.

Politique d'asile

Corriger enfin le chaos qui règne dans la politique d’asile.

Economie et prospérité

Plus de liberté économique et moins de bureaucratie.

Liberté et sécurité

Défendre la liberté menacée.

Médias sociaux
Retrouvez nous sous:
Ou ouvrez notre fenêtre de médias sociaux. Toutes les publications et images sur une page.
Newsletter
Vous souhaitez rester informés des nouveautés et actions de l'UDC? Abonnez vous à notre newsletter!
Union démocratique du centre UDC
Tel. 031 300 58 58 – fax 031 300 58 59 – E-Mail: info@udc.ch – PC: 30-8828-5

Partager cette page

Nous utilisons des cookies pour personnaliser le contenu et les publicités, proposer des fonctionnalités pour les médias sociaux et pour analyser l'accès à notre site. Nous fournissons également des informations sur l'utilisation de notre site Web à nos partenaires des médias sociaux, de la publicité et de l’analyse. Voir les détails
Je suis d'accord