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Exposé

Plus de Suisse = plus d’UDC

On sait que plusieurs centaines de conseillers en relations publiques sévissent à Berne et plus particulièrement au Palais fédéral. Tous les jours ils nous couvrent de papiers plus ou moins…

On sait que plusieurs centaines de conseillers en relations publiques sévissent à Berne et plus particulièrement au Palais fédéral. Tous les jours ils nous couvrent de papiers plus ou moins inutiles pour tenter de faire valoir un conseiller fédéral ou un autre haut responsable. Ils sont sans doute les seuls à prendre au sérieux les mises en scène qu’ils bricolent pour tenter d’attirer l’attention du public sur leur poulain ou leur pouliche.

Il ne manquait plus que ça: l’UE nous donne des leçons

Depuis quelques jours on compte un conseiller de plus à Berne pour apporter la révélation aux Suissesses et aux Suisses, pour nous annoncer l’unique vérité. Je pense à l’ambassadeur que l’UE vient d’installer à Berne. Son Excellence affirme n’avoir aucune intention d’influencer la politique suisse; elle veut simplement éliminer des malentendus et nous expliquer l’UE en général et le système fiscal de l’UE en particulier. Or, la principale différence entre l’UE et la Suisse, nous la connaissons déjà: à nulle part dans l’UE le peuple ne peut décider quels impôts et combien d’impôts il veut payer à l’Etat; cette décision appartient aux bureaucrates de Bruxelles et aux dites élites politiques des capitales. Le peuple a juste le droit de se taire et de payer.

L’Allemagne nous fournit à ce propos un exemple particulièrement grotesque: pendant la campagne électorale, les socialistes ont promis d’éviter une augmentation des impôts. Les démocrates-chrétiens ont annoncé une augmentation maximale de 2% de la TVA. Par la suite, la grande coalition s’est mise d’accord sur un compromis. Logiquement, les deux partenaires gouvernementaux auraient dû couper la poire en deux et limiter la hausse à 1%. Les Allemands ont été d’autant plus surpris d’apprendre qu’ils auront le droit de payer 3% de plus de TVA. De qui se moque-t-on? Que valent encore des promesses électorales?

Dans l’UE, nous expliquera peut-être le nouvel ambassadeur, le taux minimal de la TVA est de 15%. Il en déduira que notre système fiscal et notre concurrence fiscale sont nocifs pour toute l’Europe. Et il nous demandera de faire tout de même preuve d’un peu plus de solidarité. En clair, il nous demandera d’augmenter nos impôts, au moins au niveau UE, et de ramener à la raison des citoyens et les cantons qui ont baissé les impôts pour attirer des contribuables. Bref, les impôts suisses doivent être portés au même niveau que ceux décrétés par l’appareil étatique centraliste que connaît la France. Que l’Etat ait besoin ou non de ces moyens n’a aucune importance.

Un taux minimal est un taux minimal et on se moque complètement de savoir ce qu’il va coûter à l’économie, aux travailleurs et à la population dans son ensemble. Pour le commissaire aux impôts de l’Union européenne, en l’occurrence un socialiste hongrois, le terme de concurrence fiscale est de toute manière une injure – tout comme le respect de la volonté populaire, semble-t-il, puisque son collègue de parti, le premier-ministre de Hongrie, a dû avouer qu’il avait menti aux Hongrois avant les élections. Cet aveu a déclenché des manifestations populaires que le même pouvoir socialiste a étouffées grâce à un engagement musclé de la police. Mais l’UE préfère balayer devant la porte des voisins et cacher ses propres saletés sous sa carpette.

On discutera sans doute accessoirement à Bruxelles sur la manière de punir la méchante Suisse si elle ne suit pas les ordres de la Commission européenne. Mais peut-être ne faudra-t-il même pas attendre une telle menace pour que le Conseil fédéral, comme à l’accoutumée, se couche et s’aligne sur la volonté de l’UE. Pour le moment, nous avons au moins le plaisir de constater que la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey semble avoir la volonté de défendre la Suisse selon notre idée. Une attitude à l’opposé de celle de sa collègue Doris Leuthard qui, pour se mettre en scène dans les médias, critique publiquement le système fiscal suisse et semble prête à faire des concessions à l’UE. D’ailleurs, Madame Leuthard semble, d’une manière générale, avoir changé d’opinion en changeant de fonction – mais c’est là une particularité démocrate-chrétienne que nous connaissons bien.

Plutôt intervenir activement que de s’aligner passivement

L’UDC invite le Conseil fédéral à s’activer lui-même et à expliquer notre système fiscal à l’UE au lieu d’accepter sans réagir les insultes et les mensonges proférés par Bruxelles. On pourrait par exemple imaginer que la Suisse fasse paraître des annonces dans les grands journaux européens pour exposer les avantages économiques de la Suisse. Une telle campagne permettrait non seulement d’expliquer le système fiscal suisse, mais constituerait aussi une excellente mesure de relations publiques pour notre pays. Le gouvernement pourrait ainsi déclencher une immigration de capitaux et de chefs d’entreprise qui créent des emplois au lieu de rester les bras croisés devant les masses d’étrangers entrant en Suisse juste pour profiter de notre système social.

Le Conseil fédéral a déjà une certaine expérience des campagnes publicitaires à l’étranger. Rappelons qu’il avait annoncé autrefois une fondation de solidarité, monument à la bienpensance que l’UDC a heureusement réussi à empêcher en votation populaire. Le Conseil fédéral fait aussi paraître des annonces dans les pays d’origine des migrants – avec un succès discutable. Du point de vue de l’UDC, le Conseil fédéral doit enfin faire preuve de force et d’assurance face à l’UE au lieu de se figer anxieusement comme le lapin devant le serpent. Manifestement, notre gouvernement ne dispose pas encore de la constance idéologique nécessaire pour adopter une telle attitude. Il a besoin d’une nouvelle injection d’UDC.

L’UDC envisage de présenter des interventions parlementaires allant dans ce sens. Elle demande également que les activités des organisations travaillant à l’étranger soient focalisées sur les besoins de l’économie. Il n’est guère utile à la Suisse de soutenir à Paris des artistes qui font pisser un chien ou de faire de la musique avec des cors des Alpes en plastique au Kazakhstan. On finira par se moquer de nous. Nous avons au contraire besoin d’une action forte dans une concurrence globalisée afin d’encourager la création d’emplois attractifs pour les jeunes.

Mais une bonne formation et des places d’apprentissage de type hors-sol ne suffisent pas dans ce contexte. Nous avons surtout besoin de chefs d’entreprise capables de prendre des risques et d’investir dans des emplois d’avenir. Nous devons les attirer avec, notamment, des taux d’intérêts faibles et un système fiscal avantageux. Nous devons améliorer les conditions-cadres propices à la création d’emplois et les faire connaître. Et, surtout, nous n’avons rien à cirer des leçons égalitaristes que veut nous donner Bruxelles et qui se traduisent toujours par un nivellement par le bas (et par le haut en ce qui concerne les impôts).

L’unique chose réellement utile que pourrait faire l’ambassadeur de l’UE en Suisse, c’est d’expliquer à Bruxelles les avantages de la Suisse. La Suisse peut être fière des réalisations de ses entreprises. Cette réussite est avant tout le résultat d’un contexte favorable avec des impôts modérés grâce à la concurrence fiscale. Il est hors de question que nous renoncions à ces avantages. Il faut cesser de parler d’armes égales; nous avons besoin de meilleures armes que l’UE pour survivre! Nous devons toujours être bien meilleurs que les autres. Dans une concurrence globale, seul celui qui réussit à distancer les autres a une chance de survie. Nous devons avoir le courage de communiquer à l’étranger que nous sommes meilleurs, que notre système fiscal est plus avantageux que celui de nos concurrents et que les entreprises sont les bienvenues chez nous.

Le cap de l’UDC est bon

Le principe d’être meilleur que les autres vaut aussi pour l’UDC et la Suisse. Le cap politique que l’UDC s’est donné depuis quelques années est bon et il a eu des succès: le Conseil fédéral a enfin renoncé à son objectif stratégique d’une adhésion à l’UE; les comptes de la Confédération sortent des chiffres rouges; le combat contre les abus dans le droit d’asile et dans l’assurance-invalidité commence à porter des fruits. Nous engrangeons les premiers succès dans la lutte contre le copinage rouge-vert. Nous sommes en train de quitter cette voie néfaste que nous ont imposée les autres partis durant les années nonante et qui nous a surtout apporté des impôts, des dettes, de la violence, de la criminalité, une immigration nuisible et des abus de toute sorte. Mais il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. La Suisse a besoin d’une UDC plus forte pour poursuivre cette politique.

Deux initiatives populaires de l’UDC sont encore pendantes. Dans le cas de l’initiative pour la baisse des primes, unique solution pour réduire les primes et les coûts dans l’assurance-maladie de base, le Parlement a décidé de développer un contre-projet. C’est au moins ça! Mais ce procédé vise bien sûr aussi à nous priver d’une votation populaire en cette année électorale.

En 1994, nous avons combattu la LAMal qui était un projet insensé. 14 ans plus tard, donc en 2008, il sera enfin possible de corriger les graves erreurs de cette politique grâce à notre initiative. Ces erreurs politiques poursuivies par les autres partis nous ont coûté des milliards et ont affecté le bon fonctionnement de notre système de santé. Durant toute cette législature, aucun progrès n’a été fait dans le secteur de la santé publique – mais les primes ont sans cesse augmenté!

Notre initiative pour des naturalisations démocratiques attend également la votation populaire. Tout ce que nous avions dit au moment de son lancement est effectivement arrivé, mais dans des proportions bien plus graves que prévu. Le nombre de naturalisations augmente constamment; on peut même parler d’une explosion. Mais personne n’ose poser des questions critiques, personne n’ose dire non.

La progression de la violence et de la brutalité dans les écoles, dans les rues et, d’une manière générale, dans la société a un nom – il ne sert à rien de le nier. Plus de la moitié des délits graves et violents, des crimes et des viols, doivent être mis sur le compte de malfaiteurs étrangers, souvent des individus très jeunes. Et parmi les autres criminels, il y a une proportion inconnue de personnes fraîchement naturalisées qui passent comme des Suisses dans la statistique.

Ce développement montre de toute évidence que les procédures de naturalisation manquent de transparence et sont négligentes – aussi à cause de la pression des autorités et des tribunaux. Notre initiative permettrait de corriger rapidement cette situation. Les naturalisations doivent redevenir un acte politique soumis à la souveraineté populaire. Le souverain doit décider en dernière instance et sans avoir à justifier son choix. Il faut pour cela une transparence totale ainsi que le respect du souverain et de la démocratie directe.

L’UDC exige que la nationalité des malfaiteurs soit publiée à tous les niveaux par la justice et la police. On informera également sur leur nationalité précédente s’ils ont été naturalisés dans le courant des dix années passées. Dans ce contexte, il faut également examiner un système de naturalisation à l’essai. Le droit de citoyenneté suisse n’implique pas seulement des droits, mais aussi des devoirs. La procédure de naturalisation doit être menée de manière beaucoup plus sérieuse que dans le passé.

L’UDC examine une initiative populaire

Un personne hôte de la Suisse et qui séjourne ici à quel que titre que ce soit doit respecter nos normes légales ainsi que les coutumes sociales, religieuses et culturelles de notre pays. Celles et ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas le faire doivent quitter la Suisse. On ajoutera à ce principe que les parents d’enfants mineurs sont responsables de ces derniers. Toute complaisance serait déplacée. L’UDC continuera de parler clair à ce propos et elle ne tournera certainement pas en rond comme le fait la commission compétente du Parlement fédéral. Face aux nombreuses propositions qui ont été faites dans ce contexte, l’UDC s’interroge sur l’opportunité d’une initiative populaire. Il semble que l’unique manière de corriger ces dysfonctionnements soit de forcer la voie avec l’appui du peuple. Les autres partis n’ont ni la force, ni la volonté d’agir.

L’alternative qui s’offre aux élections 2007: engagement pour la Suisse ou bradage de la Suisse

Les élections fédérales 2007 seront aussi une occasion de se déterminer par rapport à la Suisse. L’UDC défend les valeurs chrétiennes et occidentales de notre culture. Nous nous engageons pour celles et ceux qui sont prêts à faire un effort, à payer de leur personne dans l’intérêt de tous. Nous sommes avec les femmes et les hommes qui savent comment on gagne de l’argent et d’où vient l’argent qu’ils gagnent. Nous sommes avec les citoyennes et les citoyens qui font tout pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles par leurs propres moyens, qui assument leurs responsabilités et qui ne vivent pas à la charge des contribuables.

La gauche unie, en revanche, défend les profiteurs de l’Etat, les redistributeurs de l’argent des contribuables et les beaux parleurs du social. Les prochaines élections permettront au souverain de décider quels groupes de la population seront représentés au Parlement et au gouvernement. Les citoyennes et les citoyens choisiront la prospérité, l’emploi et un avenir sûr dans la liberté ou, au contraire, la pauvreté, l’endettement public et la dépression économique.

L’UDC entend miser encore plus fortement que dans le passé sur les forces de la Suisse. Elle est en cela en totale opposition avec les socialistes. Si la gauche – je parle des socialistes et des Verts qui sont encore plus à gauche que les premiers – gagne ces élections, ce sera la fin de notre Suisse et de ses valeurs. La gauche veut brader la patrie suisse à l’étranger. L’UDC s’y opposera. L’UDC continue de se battre pour une Suisse neutre, indépendante, démocratique et fédéraliste.

par l’auteur
UDC conseiller national (ZH)
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