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« Prenez garde à vous au Morgarten! » – Le point de la situation dans les rapports Suisse-UE

"Prenez garde à vous au Morgarten le jour avant la St-Othmar!" Cet avertissement a été adressé en 1315 aux Confédérés par le chevalier Heinrich von Hünenberg. Les gens d’Uri, Schwyz et Unterwald…

« Prenez garde à vous au Morgarten le jour avant la St-Othmar! » Cet avertissement a été adressé en 1315 aux Confédérés par le chevalier Heinrich von Hünenberg. Les gens d’Uri, Schwyz et Unterwald attendaient en effet les agresseurs habsbourgeois partout, sauf au Morgarten.

Grâce à la mise en garde du chevalier zougois Heinrich von Hünenberg, les Confédérés se trouvaient juste au bon endroit en ce 15 novembre 1315 et ils ont réussi à infliger une défaite écrasante à une armée ennemie composée de chevaliers, sauvant ainsi la jeune Confédération.

« Prenez garde à vous au Morgarten » a-t-on envie de lancer aujourd’hui aux Suissesses et aux Suisses en observant la politique européenne officielle de la Berne fédérale. Les responsables de cette politique tentent constamment de tromper le peuple sur leurs véritables intentions en multipliant les déclarations nébuleuses, en dissimulant des réalités par des notions mal définies, en cédant position sur position dans les négociations avec Bruxelles – jusqu’à ce que finalement les dispositions de l’Union européenne prennent la place de nos propres principes légaux et que nous perdions notre indépendance et notre liberté. Donc, prenez garde à vous, Confédérés!

L’UE aujourd’hui – un aperçu de la situation

Quel est réellement l’état actuel de l’UE?

L’accord de Dublin est contourné par les Etats du sud de l’UE en ce sens que ces pays n’enregistrent même plus de nombreux réfugiés et les font directement transiter vers le nord. Selon la décision de la Cour européenne de justice, il n’est plus permis de renvoyer les requérants d’asile en Grèce. D’autres Etats méditerranéens comme Malte et l’Espagne réclament les mêmes droits. L’accord de Schengen/Dublin ne fonctionne de toute évidence que quand tout va bien, mais cesse d’exister dans les situations difficiles. Et si Dublin ne fonctionne plus, les Etats concernés seront bien contraints de rétablir leurs propres contrôles frontaliers.

La zone euro au sein de l’UE souffre toujours de la faiblesse de cette monnaie, d’un fort endettement public et des inconvénients d’une monnaie commune. Des centaines de milliards d’euros ont dû être mis à disposition pour sauver des Etats en banqueroute ou proches de la faillite – ou plutôt pour sauver les banques qui se sont enlisées dans des spéculations hasardeuses. Les pays performants paient pour ceux qui vivent au-dessus de leurs moyens et les seconds sont même récompensés. Les bénéficiaires se fient de plus en plus aux donateurs, truquent et falsifient leurs statistiques et bilans, travaillent de moins en moins, prennent leur retraite toujours plus tôt, créent des postes publics au lieu d’encourager l’emploi dans le privé. Et quand ils risquent de tomber dans le gouffre par leur propre faute, les autres agitent des sommes monstrueuses que personne ne possède.

Bien qu’il ne soit pas membre de l’UE, notre pays participe lui aussi à ces dites « actions de sauvetage ». Cette intervention est d’autant plus insensée qu’il n’existe pas de concept valable pour assainir durablement les finances publiques des pays en déroute.

Des politiques étrangers font pression sur la Suisse et sur son cas particulier. Ils ont notamment beaucoup de mal à accepter l’autonomie fiscale cantonale, craignant sans doute que leur propre peuple ne réclame davantage de droits et veuille endiguer leur pouvoir.

Le centralisme bruxellois met sous tutelle les citoyens en se mêlant constamment de leur vie quotidienne. Il n’existe plus guère de domaine dans lequel l’UE n’ait pas son mot à dire.

Qu’est-ce que des « solutions institutionnelles »?

L’UE exige de la Suisse qu’elle reprenne à l’avenir – comme membre de l’UE, comme membre de l’EEE ou comme partenaire contractuel bilatéral – sans discuter l’ensemble du droit UE via des « organes institutionnels ». Un groupe de travail composé de fonctionnaires suisses et UE décidera de la manière dont cela se passera. Une instance de fonctionnaires suisses et UE va décider de la souveraineté de notre pays! C’est un peu comme si les renards et les lièvres négociaient ensemble des méthodes de chasse communes!

Si le gouvernement suisse entre en matière sur les revendications de l’UE, cela signifierait ni plus ni moins que la Suisse devrait à l’avenir reprendre un droit UE qui n’est même pas encore connu aujourd’hui.

Les éventuels litiges seraient tranchés par la Cour européenne de justice. Ce que les Confédérés refusaient précisément dans leur Pacte fédéral de 1291, donc ce qui était la raison fondamentale les poussant à fonder la Confédération suisse, deviendrait ainsi réalité: la Suisse serait régie par des juges étrangers! Alors nous ne pouvons que répéter: « Prenez garde à vous au Morgarten! »

La reprise automatique du droit UE était déjà prévu avec l’EEE de 1992. Elle serait réalité dans l’EEE actuel et à plus forte raison au sein de l’UE. Et comme les Suisses ne veulent ni de l’un, ni de l’autre, Bruxelles tente sa chance via les accords bilatéraux. Mesdames et Messieurs, il faut désormais être plus attentif que jamais. « Prenez garde au Morgarten! »

La reprise obligatoire d’un droit encore inconnu équivaut à un rapport de type colonial. La Suisse deviendrait une colonie de l’UE. Comme autrefois l’Inde de la Grande-Bretagne ou le Congo de la Belgique. Voilà pourquoi le Conseil fédéral a déclaré avant la votation sur l’EEE que ce dernier ne saurait être une solution durable faute de droit de participation et de droit de veto et que la Suisse devrait forcément finir par adhérer à l’UE.

Si la Suisse a pu garder son indépendance, c’est grâce à la décision populaire de l’époque, donc grâce à la démocratie directe. C’est uniquement à la forme particulière de l’Etat suisse, à sa constitution qui donne aux citoyens le dernier mot, que nous devons la situation exceptionnelle de la Suisse aujourd’hui. Ce fut le peuple qui, dans la plus importante votation du 20e siècle, a dit non à l’EEE, antichambre de l’UE, donc aussi non à l’adhésion à l’UE. Si nous sommes en meilleure situation aujourd’hui, c’est uniquement grâce au « cas particulier suisse » avec sa démocratie directe unique au monde. Or, en cas d’adhésion à l’UE, nous serions contraints de sacrifier précisément cette démocratie directe.

Dans une Suisse membre de l’EEE ou de l’UE, nos politiques joueraient le même jeu que leurs collègues de l’UE: quand on ne trouve pas de majorité dans son propre pays pour un projet politique, on le dépose à Bruxelles où il sera réalisé sur ordre de l’UE. Il ne faut en effet pas oublier que le droit UE prime sur le droit national. Cela ne se discute pas.

Il va de soi aussi qu’une adhésion à l’UE mettrait fin à la neutralité suisse, une institution qui a fait les preuves de son utilité durant des siècles. L’UE vise ouvertement une politique extérieure, de sécurité et de défense commune, donc une union militaire. Cette politique exclut absolument la neutralité d’un membre. Or, la neutralité est un des piliers les plus importants et les plus populaires de notre Etat fédéral.

Lesdits « accords bilatéraux III »

Lesdits « accords bilatéraux III », que le Conseil fédéral examine actuellement, ne sont, considérés objectivement, pas autre chose qu’un contrat de type colonial. Ils équivalent à l’adhésion à l’EEE, mais cette fois par des voies détournées en écartant le peuple de la décision. Le rattachement institutionnel de la Suisse aux autorités UE, donc la reprise automatique du droit UE, fait partie de ces accords. Ce rattachement institutionnel est en réalité un assujettissement de la Suisse à la Cour européenne de justice. A l’avenir, les accords bilatéraux seraient interprétés à Luxembourg d’où l’UE pourrait invalider tout simplement le droit suisse. « Prenez garde à vous au Morgarten! »

Au lieu de philosopher sur la voie bilatérale, nous devons enfin avoir des idées claires sur nos objectifs en politique européenne. Nous ne devons pas perdre du vue notre objectif et celui-ci est clairement défini dans l’article 2 de la Constitution fédérale: « La Confédération suisse protège la liberté et les droits du peuple et elle assure l’indépendance et la sécurité du pays. » Et les conseillers fédéraux et représentants du peuple prêtent serment selon la formule suivante: « Je jure devant Dieu tout-puissant d’observer la Constitution et les lois et de remplir en conscience les devoirs de ma charge. »

Le Conseil fédéral doit enfin faire comprendre à l’UE que la Suisse ne veut pas adhérer, parce que cela ne serait pas compatible avec la souveraineté nationale et les droits du peuple. Comment veut-on être pris au sérieux en défendant les intérêts du pays alors que depuis bientôt vingt ans une demande d’adhésion sommeille dans un tiroir de Bruxelles? Cette attitude ambigüe nuit énormément à notre pays. Elle affaiblit la position des négociateurs suisses.

Pourquoi le Conseil fédéral ne retire-t-il pas enfin sa demande d’adhésion? Il n’y a qu’une raison: parce que le Conseil fédéral veut entrer dans l’UE – mais sans le dire au peuple. Il ne faut pas seulement écouter ce qu’ils disent, mais surtout observer ce qu’ils font. « Prenez garde au Morgarten! »

Les Suisses votent UDC!

Pour empêcher que la Suisse n’adhère sournoisement à l’UE, il n’y a qu’un moyen: voter UDC le 21 octobre 2011. Il s’agira en effet moins d’une élection que d’une votation sur un sujet concret: quelle est ton attitude par rapport à la Suisse? Es-tu pour ou contre la Suisse? Car adhérer à l’UE équivaut à détruire la Suisse. Je ne peux considérer comme Suisses celles et ceux qui souhaitent cela. Car un Suisse devient Suisse par la Suisse. Et la Suisse est inimaginable sans ses droits civiques, sans sa démocratie directe, sans son fédéralisme et sans sa neutralité. Celles et ceux qui sont pour la Suisse doivent voter UDC. Les Suisses votent UDC, car ce n’est qu’en votant UDC qu’ils ont la garantie de soutenir un partie se battant pour

  • que la Suisse ne soit pas poussée cran par cran dans l’UE par une sournoise tactique du salami;
  • que la Suisse ne conclue pas de contrat avec l’UE qui restreint sa liberté d’action;
  • que la Suisse ne signe pas des accords de type colonial avec l’UE;
  • que la Suisse retire enfin sa demande d’adhésion déposée à Bruxelles. ;
  • que la libre circulation des personnes avec son énorme pression migratoire et son accès immédiat aux assurances sociales soit renégociée;
  • que l’accord de Schengen soit résilié, car il restreint l’indépendance et menace la sécurité de notre pays.

L’UDC continuera de se battre pour ces objectifs à l’avenir. Elle sait qu’elle à une majorité du peuple derrière elle dans la question de l’UE – aussi bien lors des élections cantonales de ce printemps que lors des élections au Conseil national et au Conseil des Etats l’automne prochain!

Donc: prenez garde à vous et battez vous pour la Suisse!

 

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