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Projet de vignette autoroutiÈre: dire oui pour les régions périphériques et les arts et métiers

Personne d’entre nous n’aime payer des impôts et des redevances. Ce qui compte, cependant, c’est ce que nous recevons en contrepartie. Des bonnes voies de communication constituent l’épine dorsale…

Personne d’entre nous n’aime payer des impôts et des redevances. Ce qui compte, cependant, c’est ce que nous recevons en contrepartie.

Des bonnes voies de communication constituent l’épine dorsale économique de toute région. Les Romains le savaient bien, eux qui ont aménagé des sentiers de muletiers et mêmes des routes à travers les Alpes. Nos ancêtres confédérés se sont battus pour leur liberté et aussi pour garder le contrôle du passage du St-Gothard, liaison importante entre le nord et le sud de l’Europe. Le succès économique de notre Suisse se fonde pour une bonne part sur la clairvoyance de citoyens comme Alfred Escher qui ont lancé la desserte ferroviaire de la Suisse pour la relier ensuite au réseau international des chemins de fer.

Notre économie ne peut prospérer et créer des emplois que si les grands centres, mais aussi les régions périphériques sont reliés par un réseau de transport. Faute de quoi, les secondes dépendent de subventions, se dé-peuplent et dépérissent sous la forme de réserves naturelles.

Voulons-nous en Suisse des zones abandonnées ou des régions économiques florissantes? Voilà la question de fond. Avec ou sans augmentation du prix de la vignette, les grands centres et les agglomérations bénéficieront toujours d’une excellente desserte par les transports. Mais notre Suisse, Mesdames et Messieurs, ne se compose pas seulement de l’axe Bâle-Zurich-Berne-Lausanne-Genève. D’autres régions ont besoin de la solidarité du reste du pays, faute de quoi elles se dépeuplent, les écoles ferment, les sites industriels disparaissent. Voulons-nous cela?

22 projets routiers attendent actuellement leur financement au niveau fédéral. Ils ne seront réalisés que si la vignette autoroutière à 100 francs est acceptée. Ces contournements sont directement liés à la hausse du prix de la vignette. Je cite en exemple le raccordement du chef-lieu Glaris, l’autoroute de l’Oberland zurichois, l’autoroute entre Bellinzone et Locarno et bien d’autres encore.

Permettez-moi de parler de ma région et de mon entreprise. Aux heures de pointe, il nous faut actuellement plus longtemps pour nous rendre de Glaris à Näfels que de Näfels à Zurich. Savez-vous ce que cela signifie? Une société industrielle sise à Bilten, donc au bord de l’autoroute, vaut quatre à cinq fois plus qu’une autre installée dans l’arrière-pays glaronnais. C’est tout dire!

Ce sont curieusement les mêmes milieux qui d’habitude se plaignent bruyamment d’un manque d’investissement dans les constructions routières et qui, aujourd’hui, refusent les moyens nécessaires à cet effet. Contrairement au produit des taxes et redevances sur le trafic et les carburants, les recettes de la vignette profitent intégralement à la route. Celles et ceux qui prétendent autre chose répandent sciemment des contre-vérités.

Le TCS prétend que la caisse routière contient encore 4 milliards de francs. Malheureusement, cette association tait sciemment le fait que le prix de la vignette ne passera de 40 à 100 francs que lorsque le niveau de cette caisse tombera en dessous d’un milliard de francs. Il a en outre été extrêmement décevant à mes yeux de voir le président radical de l’Union suisse des arts et métiers, Hans Ulrich Bigler, adopter publiquement une position nuisible à l’économie en demandant le rejet du renchérissement de la vignette. En réalité, ce projet est un programme de relance conjoncturel de première qualité. Car n’oublions pas: l’initiative contre les résidences secondaires, dont nous autres partis bourgeois avons trop longtemps ignoré le danger, fera des dégâts énormes dans les régions concernées. Le projet de vignette, en revanche, injectera 300 millions de francs dans le circuit économique suisse. Qui plus est, près d’un tiers de ce montant est payé par les étrangers.

C’est une politique à courte vue et peu réfléchie que de combattre violemment ces 0,3 centime par kilomètre que coûtera en réalité la vignette à 100 francs. Toute personne connaissant les tenants et aboutissant de l’économie sait qu’il faut, d’une part, ménager les ressources mais, d’autre part, investir courageusement dans l’avenir quand le moment est venu. Si nos ancêtres avaient toujours agi aussi mesquinement, nous nous déplacerions encore à chariot et à cheval.

Le réseau autoroutier actuel a été pour l’essentiel planifié dans les années soixante. A cette époque, les Suisses ont fait preuve de courage, de générosité et de clairvoyance en se lançant dans une entreprise certes onéreuse, mais importante pour l’avenir du pays. Le trafic a massivement augmenté depuis. Aujourd’hui, il s’agit d’achever les 400 kilomètres restant avec les recettes supplémentaires de la vignette et de construire les indispensables contournements. Nous devons décharger les villages du trafic, accroître leur attractivité et revaloriser les biens fonciers. Le trafic doit redevenir fluide pour éviter des heures d’attente dans les bouchons qui coûtent des milliards. Cela vaut bien 5 francs par mois, d’autant plus que toutes les couches sociales passent à la caisse, donc aussi celles qui seraient épargnées par une hausse des impôts.

Mesdames et Messieurs, je suis heureux de constater que l’UDC a gagné du terrain ces dernières années dans les villes et les agglomérations. Mais l’épine dorsale de notre parti est toujours formée par les régions rurales, moins bien desservies, fréquemment même désavantagées. Dans ces zones périphériques, des hommes et des femmes se battent dans un contexte économique difficile pour leur existence et pour la sauvegarde de leur patrie. Ce ne sont pas pour l’essentiel des employés, des fonctionnaires d’association et encore moins des bénéficiaires de gros salaires dans des entreprises globales. Non, ce sont nos gens qui, dans l’industrie, dans les PME, les arts et métiers et les exploitations agricoles travaillent dur pour réaliser leur revenu et qui ont besoin de bonnes voies de communication avec les grands centres économiques. Chers Amis de l’UDC, n’oubliez pas toutes ces concitoyennes et tous ces concitoyens qui sont souvent aussi nos électrices et électeurs.

Faites la preuve de votre sens de la solidarité fédérale et votez oui à la vignette autoroutière à 100 francs. Je vous remercie.

 

par l’auteur
This Jenny
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