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Exposé
Conférence de presse de 21. février 2011

Renforcer la souveraineté alimentaire

Le développement du système des paiements directs projeté par la Confédération et les objectifs visés par cette mesure poseront de gros problèmes à l’agriculture productrice. Il est très important…

par Béatrice Struchen-Schwab, députée au Grand Conseil, UDC du canton de Berne, Epsach (BE)

Développement du système des paiements directs
Le développement du système des paiements directs projeté par la Confédération et les objectifs visés par cette mesure poseront de gros problèmes à l’agriculture productrice. Il est très important pour les paysans que la population suisse soit informée sur les conséquences désastreuses qu’entraîne le développement du système des paiements directs envisagé par la Confédération.

Le Conseil fédéral estime améliorer notablement le système des paiements directs moyennant les cinq instruments suivants:

1. contributions aux paysages cultivés
2. contributions à la sécurité de l’approvisionnement
3. contributions à la diversité biologique
4. contributions à la qualité agricole
5. contributions au bien-être des animaux

De l’avis de l’UDC, les contributions à la sécurité de l’approvisionnement jouent un rôle central parmi ces cinq mesures. L’agriculture productrice est en effet l’épine dorsale de la Suisse et donc être renforcée.

Nous nous engageons pour la sécurité de la production et la souveraineté alimentaire. Nous avons assisté ces derniers temps à des catastrophes naturelles dévastatrices comme les incendies de forêt en Russie l’été dernier et les inondations en Australie au début de cette année. Pareils événements font exploser les prix des denrées alimentaires sur le marché mondial. Il est aussi de plus en plus difficile dans ces situations d’acheter certains produits, car les pays concernés interdisent souvent les exportations. Inférieur à 60%, le degré d’auto-approvisionnement de la Suisse est déjà fort bas aujourd’hui.

Il est d’autant plus important de soutenir la production alimentaire indigène. Nous avons besoin de paysans pouvant produire des denrées alimentaires de qualité et en quantité suffisante sans être entravés par des restrictions bureaucratiques. Voilà qui doit être le principal objectif de la politique agricole du Conseil fédéral. Nous ne voulons pas que des paysans, qui s’occupent principalement de la biodiversité et d’autres projets de ce type, soient finalement privilégiés en termes financiers par rapport aux paysans qui se chargent d’assumer la tâche principale de l’agriculture suisse, à savoir la sauvegarde de la souveraineté alimentaire.

L’agriculture suisse a le mandat constitutionnel de garantir un approvisionnement sûr de la population, d’entretenir les bases vitales naturelles du pays, de soigner les paysages cultivés et d’assurer une occupation décentralisée du territoire. Or, le nouveau modèle des paiements directs pénalise les agriculteurs produisant des denrées alimentaires, ce que l’UDC ne saurait accepter.
L’UDC exige une politique agricole qui soutienne la production indigène afin de garantir un approvisionnement alimentaire sûr de la population.

Les effets fatals du principe du Cassis-de-Dijon
La souveraineté alimentaire comprend l’approvisionnement de la population en produits indigènes. Les expériences faites depuis six mois avec le principe du Cassis-de-Dijon sont cependant inquiétantes à ce propos.

Les consommateurs trouvent aujourd’hui dans les mêmes rayons des magasins des produits alimentaires suisses de qualité et des produits de moindre valeur provenant de la concurrence européenne. Malheureusement, une forte proportion de la population suisse ne sait pas que le principe du Cassis-de-Dijon entraîne une baisse massive du standard de qualité suisse.

Depuis l’introduction du principe du Cassis-de-Dijon au milieu de l’année 2010, il suffit qu’une denrée alimentaire corresponde aux dispositions légales d’un pays UE pour être admis à la vente en Suisse, à condition que l’Office fédéral de la santé publique donne son feu vert. Jusqu’ici des demandes d’autorisation ont été déposées pour 69 produits ne répondant pas à la législation suisse et 21 d’entre elles ont été acceptées.

Il est évident aux yeux de l’UDC que le principe du Cassis-de-Dijon viole la législation suisse sur les denrées alimentaires. Par exemple, un sirop peut tout à coup être qualifié de sirop même s’il contient une part de fruits trois fois plus basse. Alors que la proportion d’eau dans un vin de pomme devait jusqu’ici être inférieure à 30%, le principe du Cassis-de-Dijon admet une proportion de 85% d’eau. Parmi les autres exemples négatifs on citera le fromage râpé qui peut désormais contenir de la fécule ou du jambon qui peut contenir plus d’eau que jusqu’ici.

Le plus choquant dans cette affaire est que les consommateurs ne se rendent souvent pas compte de ces grosses différences qualitatives, car les produits bon marché peuvent être vendus sous la même désignation que les produits de qualité. Le plus souvent les premiers côtoient les seconds qui sont toujours fabriqués selon les sévères normes suisses.

Le principe du Cassis-de-Dijon trompe donc les consommateurs et provoque une baisse de la qualité dans le secteur alimentaire. L’autorisation de vendre ces denrées de qualité inférieure est par ailleurs en contradiction flagrante avec la stratégie de qualité adoptée par la Confédération dans sa politique agricole et alimentaire.

Dans l’intérêt de la population suisse, des consommateurs helvétiques et aussi de l’agriculture indigène, l’UDC exige donc par la voie parlementaire que les denrées alimentaires soient exclues du principe du Cassis-de-Dijon. L’UDC demande que l’application de ce principe soit suspendue moyennant un moratoire jusqu’à ce que les recours pendants de l’Union suisse des paysans soient traités et que les conséquences de ce principe pour les consommateurs et l’agriculture suisse soient clairement exposées.

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