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Exposé

Sans l’argent de la campagne, Bienne serait ruinée

Les charges des villes-centres – cela ne signifie rien d’autre que le financement des intérêts urbains par la population rurale. Le canton de Berne montre à quel point les villes de gauche vivent au détriment des communes rurales. La ville de Bienne, en particulier, se fait payer son laisser-faire social par la population rurale.

« Berne – le rêve devenu réalité de toutes les gauches. Le canton de Berne est délabré et la ville fédérale se complaît dans un paradis social d’ultra-gauche. »

Ce n’est pas le titre de mon exposé, c’est l’évaluation de la « Neue Zürcher Zeitung » dans un article du 26 août 2021. Malheureusement, au cours de mes années de travail politique aux trois niveaux communal, cantonal et fédéral, j’arrive à la même conclusion. Le canton de Berne est un enfer fiscal ! Dans presque tous les domaines de la vie, il exige plus pour les prestations offertes que d’autres cantons. Et pourtant, il n’arrive pas à s’en sortir seul sur le plan financier. Depuis des années, il se classe par rapport aux statistiques en dernière position pour ce qui est des performances des autres cantons suisses. Berne est le plus grand bénéficiaire de la péréquation financière nationale (2019 : 1,2 milliard de francs) et n’a fait aucun effort pour changer la donne à ce jour.

La faute n’incombe pas seulement aux régions structurellement faibles, comme le prétendent de nombreux politiciens bernois, mais aussi, dans une large mesure, à la politique de gauche des villes, spécialisée dans la redistribution et la dépense de l’argent.

Ce que le canton de Berne est à notre pays, les villes de Berne le sont au canton de Berne. La ville de Berne, siège d’une administration fédérale, cantonale et communale qui ne cesse d’enfler, est aujourd’hui le symbole d’une ville de fonctionnaires rouges-verts. Une ville qui offre à sa « clientèle » des prestations complètes et généreuses : piscines gratuites, activités culturelles subventionnées à la « Reitschule » et bien plus encore, ainsi que de plus en plus de harcèlement des automobilistes visant à exclure les personnes de l’extérieur.

Déficit malgré la péréquation financière et la compensation des charges

La gauche caviar de la ville est financée par les paiements de la péréquation financière et des charges. En 2020, ces charges se sont élevées à plus de 117,5 millions de francs. Si l’on déduit les avantages de la localisation et les possibilités d’autofinancement, le montant net est de plus de 101,3 millions de francs. Et si l’on compare le rapport avec l’année précédente, les recettes nettes de ces prestations du centre urbain ont augmenté de près de 4 millions de francs en un an. De l’argent que la ville rouge-verte de Berne dilapide : car malgré toutes ces prestations, un déficit rouge vif se profile. Un déficit de 50 millions de francs est prévu pour 2022.

L’exemple de la ville de Bienne, la deuxième plus grande ville du canton de Berne, montre à quel point la politique de laisser-faire a un impact négatif sur la politique migratoire et sociale. En comparaison des autres villes, Bienne gouvernée par les rouges depuis des décennies, affiche le taux d’aide sociale le plus élevé du canton. Un habitant sur dix vit de l’État. Une enquête externe a confirmé en 2015 que l’ancien directeur des

affaires sociales du PS de Bienne était coresponsable de ce taux d’aide sociale record. Les experts ont dénoncé les services sociaux de Bienne : contrôles lacunaires, directives rudimentaires, surtout informelles et orales et des bénéficiaires de l’aide sociale peu ou pas du tout responsabilisés. En outre, la lutte contre les abus dépend en grande partie du recrutement du personnel des services sociaux.

Actuellement, les coûts de l’aide sociale de Bienne s’élèvent à 107 millions de francs. D’un autre côté, la ville affiche des recettes fiscales de 137 millions. Les coûts de l’aide sociale dépassent donc même les recettes fiscales des personnes physiques. Une telle politique irresponsable devrait pousser chaque ville quasi à la faillite et forcer Bienne à entreprendre des réformes. La ville n’en a cure : le canton de Berne et les communes rurales doivent prendre en charge les frais de la ville de Bienne. C’est pour ça qu’elle peut continuer à dilapider les fonds publics. Bienne a reçu en 2020 des redevances pour un montant de plus de 32 millions de francs.

Les citadins paient moins d’impôts et coûtent plus cher

Les charges des villes-centres ne signifient rien d’autre que le financement des intérêts urbains par la population rurale. Les villes rouges-vertes de Berne et Bienne ont avec un « coefficient d’impôt » de 1.54 et 1.63, un taux nettement plus bas que la moyenne cantonale avec 1.71. Néanmoins, le taux d’imposition dans les villes est considérablement plus bas.

Si on compare les recettes fiscales et les dépenses par habitant, il est frappant de constater qu’un citadin est plus cher qu’un habitant de la campagne. Le déficit budgétaire – c’est-à-dire les recettes fiscales moins les dépenses publiques (sécurité, éducation, culture, affaires sociales, transports, etc.) – est d’environ 780 francs plus élevé chez un citadin que chez un habitant de la campagne.

La politique rouge-verte a pour conséquence que les citadins vivent au détriment de la population rurale.

La gauche caviar pose des exigences élevées que tout le monde est censé payer. La « Reitschule » mentionnée au début est subventionnée à hauteur de 380’000 francs par an. Mais il faut y ajouter les interventions de la police cantonale régulièrement appelée pour des situations chaotiques, des émeutes, des dealers et autres clandestins. Rien que sur le parvis de la « Reitschule », 710 personnes ont été arrêtées en l’espace d’un an et 326 personnes interpellées. La gauche caviar coûte une fortune aux contribuables et nuit à leur sentiment de sécurité.

Dans le domaine des transports également, la politique urbaine privilégie des solutions de luxe au détriment de la population rurale. Ainsi, de nombreuses rues de quartiers ont été converties de zones 30 km/h en zones piétonnes (avec 20 km/h). Le système de location de vélos de la ville présente un déficit d’exploitation de 61 000 francs, qui est payé par le porte-monnaie de la population rurale. Les places de stationnement publiques ont disparu en grand nombre ces dernières années. Les tarifs de stationnement vont maintenant passer de 2,20 à 3 francs par heure. Ceux qui dépendent d’une voiture peuvent de moins en moins s’offrir le luxe de rester en ville.

La gauche caviar rouge-verte des villes introduit progressivement un système d’apartheid dans les transports et fait cracher au bassinet la population rurale. Le simulacre de solidarité imposé par l’État saigne de plus en plus les forces vives des petites et moyennes entreprises. Compte tenu du niveau élevé des impôts et des taxes, il leur reste de moins en moins d’argent pour investir.

par l’auteur
Erich Hess
UDC conseiller national (BE)
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