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Une couche aisée de la population s’offre une « protection du climat » – sur le dos de la population des campagnes

Les partisans de la nouvelle loi sur le CO2 tentent de nous faire croire que nous sauvons le climat en acceptant ce projet. C’est le contraire qui est vrai: cette loi nuit au climat, car elle entrave l’innovation, étouffe l’esprit d’entreprise et, surtout, fait payer le prix fort à la population des campagnes. Voici trois bonnes raisons de refuser la loi sur le CO2 le 13 juin prochain:

1. Qui paie l’addition? Les prélèvements obligatoires sur les carburants, le mazout/gaz de chauffage et sur les billets d’avion rapporteront des milliards de francs par an. Qui les payera? La classe moyenne, soit en premier lieu les travailleurs, les familles, les artisans des campagnes, l’agriculture, les arts et métiers. Ces milieux ont besoin de voitures, de véhicules de transport et de machines agricoles. La loi sur le CO2 a pour effet que bientôt les riches seront les seuls à pouvoir s’offrir la mobilité.

La déclaration de la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, selon laquelle la loi sur le CO2 ne coûte que 100 francs par an, ne repose sur rien. En cas d’acceptation de la loi, l’Etat redistribuera des milliards de francs. Pour une famille de quatre personnes, la loi entraîne des charges supplémentaires allant jusqu’à 1000 francs par an: 12 centimes de plus par litre d’essence ou de diesel, 30 centimes de plus par litre d’huile de chauffage et par kilo de gaz, hausse des prix à la consommation, taxe sur les billets d’avion. Selon sa destination de vacances, une famille de quatre personnes payera entre 240 et 360 francs de plus pour ses billets d’avion. Les promesses selon lesquelles certains pourraient même profiter financièrement de la loi ne sont que de l’air. Destinés à être un des grands pourvoyeurs de fonds, les transports aériens s’enfoncent dans une crise profonde et ne récupéreront pas avant longtemps.

La branche gastronomique et hôtelière devra elle aussi passer à la caisse alors qu’elle est rudement secouée par la crise. Elle subit des charges supplémentaires dans l’exploitation quotidienne et dans l’entretien des infrastructures touristiques. Mais les locataires des villes seront eux aussi ponctionnés, car les propriétaires reporteront forcément la hausse des frais de chauffage sur les loyers.

Conclusion: la vie quotidienne renchérit, car les frais d’électricité, de transport et de chauffage augmentent. Dans la mesure du possible, ces coûts seront reportés sur les consommateurs et les hôtes. La destination touristique suisse sera plus chère.

Une couche élitaire de la population, qui peut s’offrir une voiture électrique, une technique de chauffage et un logement dernier cri ainsi que des billets d’avion plus chers, se fait tranquillement financer « sa protection du climat » par la population laborieuse et simple, par les familles. Le trafic d’indulgences du 21e siècle.

La nouvelle loi sur le CO2 discrimine la population des campagnes et l’oppose aux habitants des villes jouissant de transports publics efficaces. Cette politique est totalement anti-solidaire.

2. Comment appâter la population et les entreprises en faveur de la loi sur le CO2? C’est tout simple: avec de belles promesses et de confortables subsides tirés du produit des divers prélèvements CO2. L’Etat étrangle ainsi la libre entreprise. L’économie est aux ordres de la machine étatique à redistribuer l’argent. La Suisse évolue vers un profond changement de paradigme: elle s’éloigne de l’économie libérale pour entrer dans un système de redistribution étatique. La promesse selon laquelle la population récupère l’argent de l’Etat est fallacieuse, car une fois de plus les profiteurs sont ceux qui habitent les villes et bénéficient d’un arrêt de bus ou de tram devant leur porte.

3. Pourquoi ces mesures de rééducation décrétées par l’Etat n’apportent-elles rien? Parce que dans un régime économique libéral, la solution réside dans le progrès technologique et dans l’innovation. C’est exactement ce que fait la Suisse avec beaucoup de succès depuis des décennies. Durant les 10 années écoulées, elle a réussi à réduire de 24% (!) les émissions de gaz à effet de serre par habitant. Si ce développement se poursuit jusqu’en 2030, les émissions par habitant tomberont à moins de la moitié de leur niveau de 1990. Formidable! 

La contribution la plus précieuse que nous pouvons apporter à la protection mondiale du climat consiste donc à combiner une politique économique libérale avec un esprit d’entreprise novateur. Seule l’économie de marché libre génère un progrès utile au climat, une économie qui permet à la concurrence, aux idées géniales, à l’offre et à la demande de jouer. C’est à l’opposé de la paresse.

C’est aussi en exportant des innovations et la technologie suisses que nous pouvons aider effectivement des pays en voie de développement à améliorer leur bilan CO2. Des interdictions, des mesures éducatives et des prélèvements financiers antisociaux n’apportent rien à la population.

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