Exposé

Violence chez les jeunes: les écoles ne sont pas des instituts thérapeutiques

Davantage de contrôles préventifs dans les écoles et institutions de formation et intervention sévère contre la violence. C’est dans la maison des parents que doit débuter ce qui va briller pour…

Sylvia Flückiger
Sylvia Flückiger
Schöftland

Davantage de contrôles préventifs dans les écoles et institutions de formation et intervention sévère contre la violence

C’est dans la maison des parents que doit débuter ce qui va briller pour la patrie: cette sagesse énoncée par l’écrivain bernois Jeremias Gotthelf a gardé toute sa valeur.

Les parents assument la responsabilité de l’éducation de leurs enfants. Le système scolaire exerce uniquement son mandat de formation et soutient les efforts éducatifs des parents. Par contre, l’école ne peut que très partiellement combler les lacunes du travail éducatif parental.

Nous sommes nous-mêmes responsables des problèmes que rencontre actuellement notre système de formation. Trop souvent, une femme qui se décide à assumer pleinement son rôle de mère de famille n’est pas prise au sérieux. En d’autres termes, une des tâches les plus fondamentales de notre société est considérée comme une activité secondaire. Les bureaux de l’égalité des droits entre les hommes et les femmes sont censés se mêler des affaires des familles et décider qui des deux parents doit assumer le travail domestique. Les premières victimes de cette organisation erronée de la société, ce sont les enfants et les adolescents qui expriment de diverses manières ensuite leurs frustrations.

Les enfants sont fréquemment abandonnés à eux-mêmes ou installés dans des crèches ou autres institutions d’accueil pour le jour. Pendant ce temps, les enseignants se voient contraints d’assumer de tâches éducatives et ne peuvent se consacrer pleinement à leur mandat d’enseignement.

Les enfants ont besoin de références et d’exemples pour acquérir des compétences sociales. La confiance et la motivation réciproques des enseignants et des parents encouragent l’aptitude individuelle aux performances et l’endurance de l’enfant. Les capacités qu’il acquiert de la sorte ne sont pas seulement utiles à l’école, mais pour toute la vie.

La violence est de plus en plus présente dans les écoles. Cette évolution s’explique, d’un côté, par le nombre croissant de classes à composition multiculturelle avec des cultures totalement étrangères à la nôtre et, de l’autre côté, par une éducation lacunaire et une mentalité du laisser-faire dans les phases essentielles du développement de l’enfant.

Il est évidemment plus facile de détourner la tête et d’ignorer cette situation que d’affronter ces problèmes et de tenter de les résoudre. Si la Suisse a obtenu un si mauvais résultat dans l’étude PISA publiée en 2002, c’est justement parce que ces problèmes ont été trop longtemps mis à l’écart. Les difficultés décrites ici se répercutent aussi sur la formation professionnelle et l’apprentissage. Les futurs apprentis ne disposent souvent même pas des connaissances de base indispensables, notamment dans les domaines de l’orthographe et des compétences sociales, pour entrer en apprentissage.

Conclusion: l’école doit fonder son enseignement sur la performance et être dotée des moyens qui lui permettent de lever les défis de l’avenir. Elle doit en particulier être munie d’instruments pour intervenir contre des comportements destructifs.

Interdiction systématique des cigarettes, de l’alcool et des drogues à l’école

Nous autres Femmes UDC, nous sommes très inquiètes devant la consommation croissantes de drogues légales et illégales dans les écoles. Les plaintes concernant des enfants qui viennent ivres à l’école se multiplient. Quant à la consommation régulière de cannabis, il est désormais avéré qu’elle provoque un état d’indifférence qui affecte gravement le développement de l’enfant.

L’école n’est pas une institution thérapeutique; elle ne doit pas servir de lieu où les enfants viennent récupérer de leur ivresse, compenser le manque de sommeil la nuit ou manger parce qu’on ne s’occupe pas d’eux à la maison. Les institutions de formation doivent avoir la possibilité d’imposer des mesures de protection des enfants afin de leur permettre de vivre dans un environnement optimal pour l’acquisition de connaissances.

Conclusion: la légalisation du cannabis doit absolument être empêchée. Les drogues légales et illégales doivent être rigoureusement interdites à l’école.

La politique d’asile et des étrangers doit être axée sur les possibilités et les besoins de la Suisse

Une proportion excessive d’enfants parlant des langues étrangères dans les écoles entraîne forcément des problèmes. Des classes spéciales doivent être formées et leur programme d’enseignement doit viser l’intégration des enfants de langue étrangère dans le programme scolaire normal. Faute d’une telle mesure, ces enfants ralentissent l’application du programme d’étude, ce qui entraîne une baisse du niveau de l’enseignement. Tout le monde pâtit finalement d’une telle situation qui est aussi à l’origine de la recrudescence de la violence.

Le regroupement familial mérite une attention particulière. Les parents qui viennent travailler en Suisse laissent souvent leurs enfants dans leur pays d’origine, par exemple chez leur grands-parents. Ces enfants sont des petits rois dans leur village parce que leurs parents travaillent en Suisse et leur envoient de l’argent. Arrivés en Suisse à l’âge de l’adolescence, ils doivent commencer par s’intégrer, ne comprennent pas la langue locale, bref sont confrontés à de grosses difficultés. Les craintes et l’insécurité qu’ils ressentent peuvent parfois déboucher sur de la violence. Voilà pourquoi seuls des enfants de moins de 12 ans doivent pouvoir profiter du regroupement familial. Leur intégration est plus facile, ce qui arrange finalement tout le monde.

Souvent des jeunes étrangers se réunissent pour former des groupes au sein desquels ils sont rassurés alors qu’ils doivent vivre dans un pays étranger. Cependant, l’assurance qu’ils tirent de ce regroupement peut aussi les inciter à participer à des bagarres.

Conclusion: les politiques d’asile et des étrangers largement erronées ainsi que la politique d’éducation axée unilatéralement sur l’intégration posent des problèmes qui entravent à la qualité de la formation et créent un potentiel de violence nuisible à l’intégration.

Voilà pourquoi les Femmes UDC demandent un abaissement réel de la proportion d’étrangers et une lutte rigoureuse contre le tourisme d’asile.

Sylvia Flückiger
Sylvia Flückiger
Schöftland
 
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