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Journal du parti Franc-parler avril 2016

Oui à la procréation médicalement assistée

Le 14 juin 2015, les votants ont accepté l’article constitutionnel sur le diagnostic préimplantatoire (DPI) à 61,9%. Suite au référendum contre la loi réglant le détail du DPI, nous nous rendrons une nouvelle fois aux urnes le 5 juin 2016.

 

Le droit en vigueur
Actuellement, la loi permet de développer après fécondation artificielle un maximum de trois embryons par cycle. En cas de grossesse, il est autorisé dès la 11e semaine d’analyser le génome afin de détecter des maladies ou des anomalies chromosomiques (p.ex. trisomie 21). Si l’embryon est porteur d’une maladie, les parents peuvent décider d’interrompre la grossesse.

Ce que dit le projet
La loi révisée permet un tel examen avant l’implantation des embryons dans l’utérus. Elle autorise en outre de développer jusqu’à 12 embryons. Ces nouveautés suscitent des peurs et provoquent des débats émotionnels. Or, il existe de nombreux arguments pragmatiques en faveur d’une acceptation du projet.

Avec 12 embryons, on augmente les chances de grossesse. Sachant qu’il ne peut être implanté qu’un seul embryon à chaque fois, on évite les grossesses multiples. Les embryons surnuméraires peuvent être congelés, mais ne peuvent être implantés que chez leur mère biologique. Celle-ci ne doit ainsi plus subir à plusieurs reprises de pénibles traitements hormonaux et prélèvement d’ovules.

On ne cherche à détecter que des maladies génétiques héréditaires et des anomalies chromosomiques. Seuls les parents qui ne peuvent obtenir un enfant de façon naturelle et qui présentent un risque de telles maladies peuvent demander ces analyses. Il est ainsi exclu que chacun se serve de l’examen pour sélectionner le sexe, la couleur des yeux ou d’autres caractéristiques de l’enfant.

L’argument principal toutefois est que ce diagnostic précoce permet d’éviter le traumatisme d’une interruption de grossesse, car l’examen a lieu avant l’implantation de l’embryon.

Le Parlement et l’UDC disent clairement OUI au projet
L’Assemblée fédérale a adopté la LPMA à une large majorité en décembre 2014, tout comme le groupe UDC, à 40 voix contre 17. C’est pourquoi je vous recommande de déposer dans l’urne le 5 juin un OUI à la LPMA.

 

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