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Journal du parti Franc-parler septembre 2016

NON au rattachement de la Suisse à l’UE

La Suisse ne doit, ne peut, ne veut, ni ne se soumettra jamais à l’Union européenne ! La Suisse n’adhérera jamais à l’UE et elle ne signera jamais « d’accord-cadre » par lequel elle se lierait unilatéralement à l’UE et se soumettrait aux juges européens !

La mission première de la politique est de veiller à ce que le pays continue d’afficher une bonne santé à l’avenir. Pour cela, on doit tout d’abord comprendre pourquoi le pays va si bien aujourd’hui. Si la Suisse va bien, c’est grâce à son indépendance et parce que l’État est centré sur les intérêts des personnes qui y vivent. Telle est l’essence de notre autodétermination et de notre indépendance : en Suisse, les décisions sont prises par ceux qu’elles touchent directement.

L’autodétermination ne mène pas à l’isolement
Cette autodétermination n’a rien à voir avec le prétendu isolement que brandissent sans relâche nos opposants. C’est au contraire notre liberté d’agir qui permet notre ouverture ! Jamais la Suisse n’a fait figure d’autiste solitaire sur la carte du monde. Mais l’ingéniosité de notre politique d’alliances a toujours été d’accroître par nos traités l’indépendance de la Suisse. C’était la clé du succès de notre diplomatie. Or, ce que j’observe aujourd’hui à Berne, à mon grand étonnement de débutant en politique, c’est que nos conseillers fédéraux et diplomates font tout le contraire. Ils concluent des traités interna-tionaux qui, loin d’accroître la liberté de la Suisse, en sonnent le glas.

Berne est dominée par la peur de l’UE
À Berne, certains font tout pour éviter à tout prix de fâcher l’UE, mais beaucoup trop peu pour défendre les intérêts de la Suisse. Un exemple parmi d’autres: Un conseiller fédéral qui ne souhaite pas être nommé, appelons-le simplement Didier Burkhalter, tremblant de peur après le vote du Brexit, a dit que le moment était mal choisi pour mettre en œuvre l’initiative sur l’immigration de masse ou d’interrompre les négociations sur un accord-cadre. Il ne faudrait en aucun cas exciter un tigre blessé ! Ce conseiller fédéral s’est au moins aperçu que l’UE est blessée. Sauf que l’UE actuelle, secouée par les crises, ressemble moins à un tigre blessé qu’à un vieux matou affaibli. Si nos diplomates n’ont pas plus d’assurance qu’une souris, il n’est pas surprenant que même cette pauvre bête leur fasse peur !

Se suicider pour échapper à la mort n’a jamais été une bonne stratégie
À Berne, j’entends toujours la même rengaine : « Ce serait vraiment bien de pouvoir préserver l’indépendance de la Suisse, mais nous sommes trop petits et trop faibles. Huit millions de Suisses contre 500 millions d’Européens ! Nous devons signer un accord-cadre pour nous amarrer au paquebot bruxellois, car il serait trop dangereux de naviguer seuls. » Il n’y a qu’une seule réponse à cela : se suicider pour échapper à la mort n’a jamais été une bonne stratégie. Le chemin pris par la Suisse peut parfois être solitaire et ardu, c’est clair. Et il est aussi clair que, pour les types moyennement courageux et malléables, ce destin à part confine à l’insupportable !

Pas de soumission mais des traités d’égal à égal
La Suisse est libre et autonome, ou ce n’est plus la Suisse. Bien entendu, nous souhaitons conclure des accords bilatéraux avec l’UE, d’égal à égal, lorsque cela fait sens et sert les intérêts des deux parties, et pouvoir ensuite résilier ces accords sans être sanctionnés. Évidemment, nous voulons une bonne collaboration avec l’UE, mais nous ne voulons pas nous marier avec elle. Nous voulons poursuivre sur la voie bilatérale, qui a fait ses preuves. Ce vers quoi tend le Conseil fédéral avec son accord de soumission, ce n’est pas une amélioration de la voie bilatérale, mais au contraire sa des-truction. L’accord-cadre soumet la Suisse aux juges européens. Ce n’est pas bilatéral, ni même libéral; c’est juste fatal !

 

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