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Journal du parti Franc-parler janvier 2017

NON à la naturalisation facilitée

Aujourd’hui déjà les jeunes étrangères et étrangers peuvent se naturaliser sans aucun problème s’ils répondent aux conditions légales et s’ils sont bien intégrés. Mais nombre d’entre eux ne le souhaitent même pas. Ce nouvel assouplissement de la pratique de naturalisation ne répond donc à aucune nécessité.

 

La conseillère nationale vaudoise Ada Marra (PS) a motivé son enthousiasme pour ce projet lors du débat parlementaire du 27 septembre 2016 en déclarant que la véritable modification apportée par cette modification constitutionnelle était que le candidat à la nationalité suisse n’avait plus besoin de faire la preuve de son intégration. Selon elle on peut partir du principe que ce groupe de personnes est parfaitement intégré. Le fait est que ce changement de paradigme qui est le cœur de cette réforme pourrait avoir des conséquences fatales pour notre société et notre pays: la Suisse risque de naturaliser sans aucune vérification aussi bien des individus dangereux et des taupes d’organisations terroristes que des écoliers qui refusent de donner la main aux femmes enseignantes. De surcroît des parents aux convictions extrémistes ou repris de justice obtiendraient un droit de séjour définitif grâce à la naturalisation de leurs enfants mineurs.

Plus aucun contrôle
Un traitement à la légère des demandes de naturalisation nuit à la cause: il nuit à la grande majorité de la population étrangère qui se comporte correctement; il nuit aux étrangers naturalisés dans des conditions correctes, à la cohésion sociale ainsi qu’à la Suisse en général et au fonctionnement de son État.

Les demandes de naturalisation doivent donc être soigneusement examinées et le plus près possible du candidat (c’est-à-dire dans la commune). C’est la réelle intégration qui doit être déterminante et non pas le lieu de naissance et ou les cinq années de scolarité passées en Suisse. La brève durée exigée pour le séjour en Suisse (cinq ans seulement) ne permet en effet pas à elle seule d’évaluer réellement si le candidat est intégré dans la société suisse.

Une trop forte proportion de "nouveaux Suisses" ne connaît aucune langue nationale, n’admet pas les us et coutumes suisses ou tombe dans la délinquance peu après la naturalisa-tion. Statistiquement, ces délinquants sont présentés comme des Suisses. C’est dire que l’on a tout simplement "naturalisé" les problèmes que posent de nombreux étrangers.

Une bonne intégration doit rester une condition
La naturalisation doit toujours être la dernière étape d’une intégration réussie. Elle ne doit être accordée qu’à des personnes se comportant correctement, assurant leur propre base existentielle et ayant de bonnes connaissances d’au moins une langue nationale.

Voilà pourquoi l’UDC dit clairement NON à la naturalisation facilitée. Dans la situation actuelle, un renforcement des contrôles s’impose au contraire dans la procédure de naturalisation. Une nouvelle facilité est totalement déplacée.

 

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