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Journal du parti Franc-parler mars 2017

Sauver nos rentes!

Notre prévoyance vieillesse se trouve sur la corde raide. L’augmentation de l’espérance de vie est un bienfait en soi, certes, mais les charges financières qu’elle induit pèsent également sur les allocations de retraites qui sont promises à tout un chacun. L’AVS manque d’ores et déjà de moyens pour équilibrer les recettes et les dépenses. A cela s’ajoute le fait que l’épargne personnelle dans la caisse de pension  ne suffit pratiquement plus pour maintenir le niveau des rentes pour des rentiers qui deviennent de plus en plus vieux. Il est donc urgent d’agir.

 

La gauche exploite la situation de manière éhontée. Elle propose d’introduire des hausses onéreuses et tente de bloquer les corrections de prestations massives et logiques dans l’assurance survivants. Le Conseil des Etats et son  groupe PDC sont rapidement tombés dans le panneau. Par peur d’un possible référendum, il veut rendre acceptable aux yeux du citoyen l’adaptation contestée de l’âge la retraite des femmes à 65 ans et la réduction du taux   de conversion en augmentant la rente AVS de 70 francs par mois, mais seulement pour les nouveaux rentiers. Une erreur fatale, car il en résulterait deux classes de rentiers AVS, ce qui contredirait les principes mêmes de cette assurance. Le fossé entre les anciens et les nouveaux retraités augmenterait en outre encore à chaque future adaptation des rentes, par exemple due au renchérissement. Le tout devra être payé avec des cotisations salariales AVS supplémentaires et une augmentation de la taxe à la valeur ajoutée de 1% à titre de réserve. Cette solution coûterait au total, jusqu’en 2030, près de 7 milliards de francs supplémentaires par année, montant que devrait débourser les travailleurs et les contribuables des générations futures. Cela équivaudrait à un assainissement avec le carnet d’épargne de nos enfants. En résumé, le Conseil des Etats veut dépenser encore plus avec encore moins de recettes. Cela ne va pas du tout.

La solution équilibrée du Conseil national
Avec des coûts situés vers les 4,7 milliards de francs, le modèle proposé par le Conseil national est nettement plus avantageux et efficient. Le renoncement à une extension de l’AVS limite à 0,6% l’augmentation de la taxe à la valeur ajoutée, ce qui est encore trop pour l’UDC, mais qui garantit néanmoins largement les prestations de retraite AVS et LPP. Voilà qui permettra aux personnes à bas revenu et aux travailleurs à temps partiel d’épargner plus pour leurs vieux jours et percevoir ainsi une meilleure rente une fois à la retraite. Les cotisations supplémentaires seront payées pour moitié par les employeurs. Parallèlement, le Conseil national veut permettre aux personnes qui travaillent certes depuis longtemps mais qui ont néanmoins un bas revenu, comme par exemple dans l’agriculture, la restauration ou encore le commerce de détail, de prendre une retraite anticipée sans subir de diminution de rente. Une baisse des charges liées au salaire augmentera les chances des travailleurs plus âgés qui cherchent un emploi sur le marché du travail. Les employeurs, l’économie, les artisans et les PME, ainsi que le PLR et les PVL appuient cette approche proposée par l’UDC. Cela a suffi pour obtenir jusqu’ici une courte majorité au Conseil national.

Pas de réforme à tout prix
Finalement, la réforme actuelle ne mérite d’être approuvée que si elle contribue effectivement à améliorer la situation et qu’elle n’aggrave pas encore plus le problème lié au manque de recettes en raison de dépenses plus élevées. L’UDC se battra pour cela jusqu’au bout dans les débats parlementaires. Nous ne voulons ni réduire ni augmenter les rentes, mais simplement sauver les générations de rentiers actuelles et futures. C’est là l’essentiel.

 

 

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