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Journal du parti Franc-parler mai 2018

La directive de l’UE sur les armes, au détriment de notre liberté et de notre sécurité

La directive de l’UE sur les armes a été élaborée après les attaques terroristes de Bruxelles et de Paris, dans le but d’empêcher des attaques semblables à l’avenir. Les nouvelles restrictions prévues ne permettraient toutefois pas d’atteindre cet objectif. Même la reprise du droit européen dans le droit suisse préparée par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga n’empêchera aucun attentat terroriste. Les innombrables contraintes administratives détourneront même les organes chargés de la sécurité de leur travail essentiel, car ils seront de plus en plus accaparés par des montagnes de papier. La directive de l’UE sur les armes ne créera donc pas plus de sécurité en Suisse.

Aussi bien la directive de l’UE sur les armes que le projet de loi du Conseil fédéral manquent leur but. Sans aller dans le détail de chaque article de la loi, il s’agit ici d’un problème fondamental de la politique à Berne. L’UDC s’insurge contre ces durcissements de la loi sur les armes. Les commandants de police, tout comme une grande partie des cantons se déclarent contre ce projet. Mais pourquoi, alors que cela est censé aider la lutte contre le terrorisme? C’est justement là que réside le nœud du problème. La police doit faire tout le travail en coulisse. La charge administrative devient énorme. Les policiers devront contrôler et remplir encore plus de formulaires, ce qui signifie qu’ils ne seront pas sur le terrain, là justement où ils devraient être pour assurer la sécurité de notre population. Il s’ensuit que nous n’aurons pas plus de sécurité, mais moins. Le projet de loi ne permet donc pas d’atteindre le but que l’on s’est fixé, à savoir lutter contre le terrorisme.

Pas plus de sécurité, mais moins de liberté.
Nous devrons non seulement sacrifier certains pans de notre sécurité, mais aussi de notre liberté et de notre souveraineté. Tous les autres partis, y compris des organisations économiques, veulent nous faire croire une fois de plus que nous ne pouvons rien changer parce que cette loi à un rapport direct avec Schengen. Il est certes vrai que cette directive sur les armes est une conséquence directe de l’accord de Schengen. Et cet accord prévoit la soi-disant reprise «dynamique» du droit, tel que l’UE le veut maintenant également, au moyen d’accords-cadres, pour les accords bilatéraux.

Mais que se passerait-il si le Conseil fédéral s’engageait et déclarait à Bruxelles que notre loi sur les armes est suffisamment sévère et que la Suisse remplit les prescriptions? Car on constate déjà que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), autrement dit des juges étrangers, décide de notre droit sur les armes, étant donné que la Tchéquie a demandé une dérogation en droit Suisse. Si nous acceptons cette ingérence, cela signifie tout simplement que «dynamique» ne signifie rien d’autre que «automatique»!

Le problème, ce sont les auteurs, non pas les armes
On oublie dans toute cette discussion que ce ne sont pas les armes qui tuent ni ne sont-elles la raison d’une prise d’otages. Ce sont des individus. Des fous en tous genres et des criminels. Nous avons en Europe des législations sur les armes qui sont généralement extrêmement sévères. Cela étant, les prises d’otages et autres attaques terroristes ne sont plus exceptionnelles. Comme nous l’avons toutefois tous constaté, les terroristes ne se contentent pas d’armes à feu. Les camions et autres minibus sont également utilisés pour commettre leurs actes odieux.

On ne peut pas arrêter les cinglés, les maniaques, les meurtriers, les violeurs, les preneurs d’otages et les terroristes simplement avec des lois plus sévères sur les armes. Il est cependant indéniable qu’un monde libre et bienveillant est plus pacifique qu’un monde despotique et pauvre. Lorsque les individus peuvent choisir plus librement la manière dont ils veulent vivre, ils ont moins tendance à rejeter leur propre vie et celle des autres.

La liberté et le bien-être sont-elles les réponses définitives à la violence? Certainement pas. Mais un monde libéral serait une condition pour que les prises d’otages, les meurtres et autres actes de violence redeviennent l’exception et non pas la normalité.

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