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Journal du parti Franc-parler mai 2018

Les beaux parleurs et les jongleurs de chiffres dans le domaine de l’asile

Aujourd’hui, la Confédération paie aux cantons, en sus de tous les autres coûts pour chaque réfugié reconnu ou personne admise à titre provisoire, un forfait d’intégration unique de 6000 francs. La conseillère fédérale responsable de l’asile, Simonetta Sommaruga, veut faire passer ce montant à 18’000 francs. Une augmentation qui coûtera 132 millions de francs aux contribuables. Mais l’agenda de l’intégration de la conseillère fédérale présente quelques points faibles pour le moins surprenants.

Le principe «investir aujourd’hui, économiser demain» ne fonctionne pas dans le domaine de l’asile
Les médias ont accueilli avec en-thousiasme son «plan directeur de l’intégration» (citation de « 20min »). Une fois de plus ils se laissent prendre par l’argument fallacieux selon lequel ces dépenses supplémentaires faites aujourd’hui permettront de faire des économies demain. Ce qui peut paraître joli en théorie, ne fonctionne pas nécessairement dans la pratique. Ou alors, où les grandes économies faites dans le secteur de l’asile peuvent-elles bien se cacher? Depuis que Madame Sommaruga est entrée en fonction, les coûts de l’asile ont passé de près de 800 millions de francs en 2011 à probablement plus de 1,9 milliard de francs en 2018. A quoi il faut ajouter les milliards de francs à charge des cantons et des communes.

L’intégration n’est pas un objectif pour les personnes admises à titre provisoire
L’agenda de l’intégration inclut également le nombre sans cesse croissant des «personnes admises à titre provisoire». Mme Sommaruga part de l’idée, totalement erronée, que les «personnes admises à titre provisoire» resteront pour toujours en Suisse. Ceci n’a rien à voir avec du «provisoire» et est complètement faux. Le permis de séjour F (personnes admises à titre provisoire) constitue donc une mesure de substitution lorsqu’un requérant d’asile a effectivement été renvoyé de la Suisse, mais que «l’exécution du renvoi ou de l’expulsion n’est pas possible, n’est pas licite ou ne peut être raisonnablement exigée» (art. 83 de la loi sur les étrangers). Dès que ces raisons n’existent plus, le renvoi doit être exécuté. Le but de l’admission à titre provisoire n’est donc pas l’intégration durable, mais l’exécution du renvoi, et ce, le plus rapidement possible. C’est à tout le moins ce que prévoit l’article 84 de la loi sur les étrangers. Une augmentation du forfait d’intégration pour les personnes admises à titre provisoire va donc tout à fait à contre-courant.

Des revenus élevés malgré une aide sociale élevée?
Le Conseil fédéral annonce un taux d’activité lucrative irréaliste parmi les réfugiés pour nous faire croire qu’un effort supplémentaire – donc encore plus d’argent – pourrait augmenter ce taux. La moitié des réfugiés et des personnes admises provisoirement en Suisse exercerait une activité lucrative sept ans après leur arrivée en Suisse.

Un chiffre qui ne concorde pas avec le taux de l’aide sociale parmi les réfugiés qui s’établit depuis plusieurs années à un niveau incroyablement élevé, à savoir entre 86 et 89%? Mis en rapport avec le taux d’activité lucrative, ce taux très élevé de personnes qui profitent de l’aide sociale indique que de nombreux réfugiés travaillent effectivement, mais qu’ils restent néanmoins dépendant de l’aide sociale.

Le taux toujours aussi élevé de personnes dépendantes de l’aide sociale permet par ailleurs une autre conclusion: tous les efforts qui ont déjà été faits en matière d’intégration, tous les programmes d’intégration mis en œuvre et l’armada de préposés à l’intégration (voir les exemples donnés dans l’encadré) n’apportent rien. On essaie une fois de plus, tout simplement, de cacher un problème non résolu en y mettant encore plus d’argent.

En résumé
Au lieu de continuer de gaspiller des centaines de millions de francs dans le secteur de l’asile et des réfugiés, il serait grand temps de s’occuper de nos propres jeunes et salariés âgés qui ont de plus en plus de peine à éviter une éviction d’un marché du travail durement convoité.

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UDC conseiller national (BE)
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