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Journal du parti Franc-parler février 2020

Grâce à la libre circulation des personnes, de plus en plus d’étrangers se sentent à l’aise chez nous

Le cas du bébé abandonné à Därstetten (BE) par sa mère allemande Marion W. a choqué la Suisse. Tout le monde le sait désormais: Marion W. et son compagnon n‘ont travaillé ici que pendant très peu de temps. Depuis, les deux perçoivent chaque mois des milliers de francs sans lever le petit doigt. Et si nous jetons un coup d’œil dans les coulisses de l’aide sociale, on s’aperçoit vite que Marion W. et Kurt K. ne sont nullement des cas isolés – «grâce» à la libre circulation des personnes.

En décembre 2019, une terrible affaire a été rendue publique. Marion W., ressortissante allemande, abandonnait son nouveau-né dans un atelier accessible au public de Därstetten (BE). Après sa découverte, le bébé a dû lutter pendant des semaines pour survivre – avec succès. Reste maintenant à espérer que cet enfant pourra vivre heureux dans notre pays. La mère du bébé, Marion W., et son partenaire Klaus K., en revanche, sont maintenant poursuivis en justice. Tous deux étaient venus en Suisse conformément à la libre circulation des personnes. Klaus K. avait travaillé pendant un certain temps dans la construction, tandis que Marion W. a pu le rejoindre grâce au regroupement familial et a également travaillé en Suisse pendant une courte période.

Il s’agit ici d’un cas qui montre fort bien que – et ce même de pays voisins comme l’Allemagne – ce ne sont plus des spécialistes tels que des ingénieurs ou des médecins qui immigrent aujourd’hui en Suisse, mais des bénéficiaires de la réforme Hartz-IV !

Comment une telle chose est-elle possible?
Grâce à la libre circulation des personnes, il suffit à tout citoyen de l’UE d’avoir un contrat de travail sur la table pour obtenir un permis de séjour de 5 ans de la part de la Confédération. Selon la pratique des tribunaux, un contrat portant sur une durée de travail de 12 heures par semaine est déjà suffisant – bien qu’il soit évident qu’un tel taux d’activité ne peut probablement pas permettre à la personne en question de mener une vie autonome sur le plan économique.

Klaus K. et Marion W. ont tous deux travaillé ici pendant une courte période, puis ont réalisé apparemment qu’ils pouvaient très bien vivre de l’aide sociale en Suisse – bien mieux que la réforme Hartz-IV en Allemagne. Bien qu’ils n’aient pratiquement jamais payé d’impôts en Suisse, leur commune de résidence, Därstetten dans le canton de Berne, doit leur verser aujourd’hui plus de 1 500 francs d’argent de poche chaque mois. Elle doit également payer un loyer, des primes d’assurance maladie et toutes les autres prestations qu’exige la situation, telles que les franchises, les quote-part, l’assurance ménage et l’assurance responsabilité civile.

Le service des migrations a les mains liées
Ils gagnent tous les deux 4000 francs par mois en tout, et ce, sans impôts et sans soucis, sans lever un seul petit doigt. La loi suisse sur les étrangers prévoit certes que les autorités peuvent retirer une autorisation de séjour pour cause de dépendance à l’égard de l’aide sociale. Cela étant, la libre circulation des personnes est un droit international et prime sur notre droit suisse. Avec la libre circulation des personnes, nous devons mettre chaque étranger sur un pied d’égalité avec les Suisses et ne pouvons pas retirer une autorisation de séjour pour cause de dépendance à l’égard de l’aide sociale. Dans le cas qui nous intéresse ici, cela signifie concrètement que le service cantonal de la migration ne peut intervenir qu’après 5 ans au plus tôt.

Comme on a pu également le constater à la lecture des médias, Marion W. a trois enfants en Allemagne dont la garde lui a déjà été retirée. Maintenant, si ses enfants avaient été placés en Suisse, cela aurait signifié 20 000 CHF supplémentaires par mois aux frais du contribuable suisse. On a appris que les enfants avaient été placés chez des tiers en raison de la consommation de drogue de Marion W. Si cette dernière devait également connaître un problème de drogue dans notre pays, les contribuables et les caisses maladie devraient payer la thérapie correspondante.

Immigrer et se tourner les pouces
En tant que responsable des affaires sociales de la municipalité d’Aarburg (AG), je connais malheureusement fort bien ce genre d’exemples. Je mentionnerai ici une autre astuce fréquemment utilisée par les étrangers vivant en Suisse: ils font entrer clandestinement en Suisse des amis et des connaissances de l’étranger en leur délivrant un contrat de travail. Prenons l’exemple de ce jeune Italien qui est récemment venu en Suisse.

Il a obtenu un emploi de pizzaiolo d’un compatriote qui y vit déjà et qui gère une pizzeria. Mais lorsqu’il a voulu commencer à travailler, le propriétaire a dé claré que la situation de son entreprise s’était détériorée et qu’il n’avait plus de travail pour le jeune homme en fin de compte. Ce dernier s’est donc retrouvé directement aux services sociaux sans avoir travaillé ne serait-ce qu’un seul jour en Suisse. Une autre famille allemande a également immigré en Suisse grâce à un contrat de travail. Le poseur de sols, qui avait vécu en Allemagne sous la réforme Hartz-IV, a perdu son emploi dès la période d’essai parce que ses prestations n’étaient pas à la hauteur. Sa femme a trouvé un emploi de vendeuse à temps partiel, mais a quitté son travail au bout de quelques semaines. Interrogée à ce sujet, elle a déclaré que depuis que son mari était à la maison, elle «souhaitait avoir plus de temps pour la famille». En réalité, aucun d’entre eux ne voulait travailler. Et ils peuvent très bien ne rien faire du tout pendant les cinq prochaines années et vivre au crochet de l’État-providence suisse. Tout est légal – grâce à la libre circulation des personnes.

AVS: peu versé, mais mêmes droits
La libre circulation des personnes n’est pas un modèle de réussite, mais un passeport gratuit pour chaque Européen qui veut piller le système de sécurité sociale suisse. Même la Confédération a conclu dans son rapport sur la libre circulation des personnes que l’immigration n’était pas une bonne affaire pour l’assurance chômage et l’aide sociale, car ce sont principalement les étrangers qui en bénéficient et qui reçoivent presque davantage qu’ils ne payent.

En ce qui concerne l’AVS, l’immigration aurait toutefois été un succès total, si l’on en croit la Confédération. Certes, si l’immigration concerne principalement des jeunes, elle doit inévitablement avoir un effet positif sur l’AVS – du moins à court et moyen terme. Mais à plus long terme, ces mêmes personnes auront également droit à une rente AVS, même si elles n’ont pas cotisé dès le départ, qu’elles n’ont travaillé qu’à temps partiel ou qu’elles étaient dépendantes de l’aide sociale. Bien que ces personnes bénéficient toutes d’une rente AVS minimale, elles sont mises sur le même pied d’égalité que les Suisses. En d’autres termes: si la rente minimale de l’AVS ne suffit pas à couvrir le minimum vital, les personnes concernées ont droit à des prestations complémentaires.

En outre, la «qualité» des immigrants a beaucoup souffert ces dernières années: lors de l’introduction de la libre circulation des personnes, il s’agissait principalement de travailleurs qualifiés comme des médecins et des ingénieurs qui étaient concernés, aujourd’hui, ce sont surtout des travailleurs peu qualifiés originaires de Roumanie et de Bulgarie.

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