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Journal du parti Franc-parler mars 2020

L’abêtissement programmé

En une quinzaine d’années, le quotient intellectuel moyen en occident a baissé de 5%. Les tests Pisa viennent confirmer et compléter cet état de fait par des résultats de plus en plus médiocres.

Les raisons de cette descente aux enfers sont multiples. Certaines sont mises en exergue par les analystes et les médias : l’effet dévastateur des gadgets électroniques, le recul massif de la lecture chez les jeunes, les réformes scolaires aussi nombreuses qu’inefficaces et la décomposition des familles. D’autres sont mises sous le boisseau, de crainte de se faire mal voir.

Les classes ordinaires deviennent un fourre-tout

Personne n’ose pointer du doigt l’arrivée massive, dans les classes, d’enfants d’immigrés ne maîtrisant pas nos codes culturels et moins encore nos langues nationales. Au lieu de les préparer efficacement au cursus scolaire dans des classes adaptées où ils apprennent à maîtriser la langue et les codes du pays d’accueil, on transforme les classes ordinaires en un fourre-tout où règne un chaos indescriptible. L’idéologie de l’intégration à tout prix et sans garde-fous génère des situations scolaires s’apparentant plus au domptage qu’à l’instruction publique. Les enseignants se trouvent confrontés à des situations presque ingérables où ils doivent être tour à tour psychologues, psychiatres, infirmiers, ersatz parental, ergothérapeutes, logopédistes et j’en passe. Car en plus des élèves d’horizons culturels disparates ne maîtrisant pas ou peu la langue courante, ils doivent gérer des élèves ayant des handicaps divers, physiques ou intellectuels, les hyperactifs, les élèves prétendument à « haut potentiel », des allergies diverses, des situations de violence, de racket, de harcèlement électronique et j’en passe. Le système réagit en faisant intervenir une nuée de spécialistes qui atomisent encore plus le groupe classe. Tout ça au nom d’une « normalité » théorique et abstraite, d’une égalité des chances mal comprise et d’une idéologie hostile à la transmission du savoir.

Pénalisation du plus grand nombre

Le résultat est affligeant : Démotivation des élèves et des enseignants, tensions exacerbées dans les classes et les préaux et nivellement par le bas. L’élève est au centre du néant, voire du chaos. Le petit pourcent des surdoués s’en sort, car ces quelques élèves-là n’ont pas vraiment besoin de l’école pour progresser, mais les élèves moyens et bons sont laissés pour compte. Ne parlons pas des faibles qui le restent, puisque rien ne les tire plus vers le haut. Au lieu de renforcer ces derniers sans affaiblir les forts, on abroge les devoirs à domicile au nom de l’égalité, puisque – n’est-ce pas – les parents Suisses, surtout aisés, peuvent aider leur progéniture, alors que les parents d’immigrés en sont incapables. Afin de rétablir l’égalité, on pénalise tout le monde.

Pour contrer l’hostilité grandissante que suscite cette dérive, on organise des « journées du réfugié » où les élèves sont contraints à ramper à travers une salle obscure dans laquelle retentissent des cris et des coups de feu, afin qu’ils puissent « s’identifier aux réfugiés fuyant les violences ». On les gave de « tolérance » et d’«ouverture », tout en les rendant co-responsables de tous les malheurs du monde pour les culpabiliser. Il ne s’agit plus d’apprendre, de développer son esprit critique, mais d’ingurgiter le dogme des « droits de l’autre » au mépris de son propre droit d’accéder à une formation de qualité. Les universités sont devenues de vraies usines à anathème ou les avis contraires ne sont ni discutés, ni tolérés, mais interdits comme du temps de Torquemada. La police de la pensée veille au grain pour que la globalisation de la pensée et la destruction des repères traditionnels préparent le terrain au grand remplacement.

En attendant, c’est l’avenir de nos enfants qui s’assombrit à chaque poème que l’on n’ose plus apprendre par cœur, à chaque lecture à laquelle on renonce parce qu’elle est trop complexe pour les analphabètes que l’on crée sciemment, à chaque chapitre de l’histoire que l’on évite pour ne pas froisser les immigrés. L’espace classe n’est plus un espace d’apprentissage et d’acquisition du savoir, mais une oasis de savoir-être où l’on apprend uniquement à être gentil, ouvert et tolérant, où les derniers piliers de la société traditionnelle sont éradiqués et remplacés par le « gender », la pensée unique, le dogme de la tolérance jusqu’à l’abandon de soi et l’autodestruction. Les enseignants qui résistent sont brutalement remis à l’ordre et les parents qui se révoltent risquent le tribunal pour racisme, incitation à la haine et j’en passe. Tout le monde se tait donc jusqu’à ce que le silence des agneaux devienne assourdissant.

Il n’y a plus de limite

L’immigration a existé de tout temps et représente en soi une chance pour le pays hôte comme pour l’immigré. Mais lorsque l’ouverture devient un dogme sur lequel on sacrifie sa propre culture, ses traditions et son identité, personne n’est gagnant. Comme à toute chose, il faut un cadre à l’immigration, avec des règles précises et des structures adaptées, ainsi qu’un contrôle afin d’empêcher des éléments pathogènes de s’introduire dans notre système social, scolaire et économique. Avant la libre-circulation, les dérives étaient bien moindres. L’intégration se faisait d’elle-même, naturellement. L’enfant d’immigré entrait dans un système cohérent, solide, bien étayé, il se sentait rassuré, s’adaptait, se pliait aux règles. Aujourd’hui, le même élève entre dans un système qui n’ose établir des garde-fous, tolère tout, n’impose aucune limite et a aboli toute notion d’autorité. Résultat : il se sent perdu et renvoyé, par défaut, vers son système de valeurs d’origine, qui, parfois, est en contradiction avec les valeurs même que prône notre système scolaire – sans plus oser les défendre. Cet enfant ne s’intègre plus, il vit en parallèle. De plus, l’impunité que lui confère son statut d’étranger ou de requérant l’incite à transgresser les rares interdits qui restent et à bafouer les règles du vivre ensemble au nom de la « multi-culturalité ». C’est le serpent qui se bouffe la queue : la tolérance sans limites nuit à la tolérance, la liberté sans limites détruit la liberté.

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par l’auteur
Oskar Freysinger
UDC Chef de campagne pour la Suisse romande (VS)
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