Participer
Journal du parti Franc-parler novembre 2020

La mère de toutes les batailles

L’accord institutionnel ne peut être rattrapé ni amélioré. Il faut le rejeter pure-ment et simplement.

L’accord institutionnel avec l’UE, tel qu’il nous est présenté, est véritablement la question la plus importante du moment, plus importante encore que celle du coronavirus. Car si la Suisse était soumise aujourd’hui à cet accord-cadre, notre conseiller fédéral Ueli Maurer n’aurait pas été en mesure de fournir une aide rapide, efficace et sur mesure à notre économie pour faire face à la crise du coronavirus, une réaction que même le «Financial Times» a tenu à relever.

C’est uniquement à l’UDC et à ses représentant-e-s que revient le mérite d’avoir débattu sans attendre de cet accord-cadre et de l’avoir considéré de manière critique. Il faut savoir qu’un tel accord pointait depuis un moment déjà à l’horizon et se négociait dans le dos des gens alors que les autres politiciens et les médias avaient la tête ailleurs.

Insoutenable et inacceptable en principe

Le texte de l’accord existe depuis un certain temps et il ne saurait être enjolivé en lui donnant quelques coups de pinceau cosmétiques. Ce traité est en effet indéfendable et inacceptable dans son principe même. Car, puisque nous devrions adopter les règles du jeu de l’UE, nous devrions automatiquement adopter le droit communautaire. L’UE jouerait le rôle du législateur dans notre propre pays. Et l’accord-cadre ferait de nombreux traités antérieurs une super-guillotine. Les citoyens ne pourraient voter qu’en ayant à l’esprit les menaces que ferait peser sur eux ce couperet géant. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a parlé d’un «traité d’amitié»! Ceux qui ont de tels amis n’ont plus besoin d’ennemis.

Or, il s’agit purement et simplement d’une attaque frontale contre notre souveraineté, notre autodétermination et notre démocratie, en d’autres termes contre tout ce qui a fait le succès et la prospérité de la Suisse. Chaque génération a le devoir de défendre encore et toujours sa liberté. La tâche de l’UDC est justement de montrer à la population que la souveraineté risque fort de souffrir suite à cette reprise automatique du droit européen, à la reconnaissance de juges étrangers et à l’introduction d’une super-guillotine. L’accord-cadre de l’UE ne vise pas à «sauver la voie bilatérale», mais à mettre fin à cette même voie bilatérale qui met des égaux sur un pied d’égalité, et à faire en sorte que l’UE règne et que la Suisse obéisse. Notre pays deviendrait une colonie légale, un territoire sujet de Bruxelles.

Nous ne sommes pas seuls

Mais il y a une bonne nouvelle ! Nous ne serons pas seuls dans notre combat contre cet accord-cadre. Les syndicats, les cantons, les anciens conseillers fédéraux Johann Schneider-Ammann (PLR) et Micheline Calmy-Rey (PS) ou encore le président du PDC Gerhard Pfister n’ont pas ménagé leurs critiques. Et les grands entrepreneurs actifs à l’échelle mondiale combattront également cet accord pour des raisons de perte de souveraineté.

La chose la plus importante sera toutefois le référendum populaire. Empêcher la signature de l’accord-cadre via ce référendum sera pour nous «la mère de toutes les batailles». Il s’agira alors, comme l’écrivait Gottfried Keller, de «secouer le tas d’indifférents et de sans voix ». Et, pour poursuivre avec les mots de notre poète: «On verra alors si la couleur et le tissu de notre drapeau sont de bonne qualité.»

partager l’article
par l’auteur
UDC conseiller national (ZH)
Articles
Journal du parti
partager l’article
06.11.2020, de Thomas Aeschi
L'accord-cadre est la nouvelle version du traité colonial de l'EEE, traité qui a été rejeté par le... lire plus
Journal du parti
partager l’article
06.11.2020
Le 24 octobre, les délégués de l’UDC Suisse ont adopté les mots d’ordre pour les votations du... lire plus
Journal du parti
partager l’article
06.11.2020, de Guy Parmelin
Le 29 novembre 2020, le peuple suisse se prononcera sur l’initiative populaire fédérale «Pour une interdiction du... lire plus
Journal du parti
partager l’article
06.11.2020, de Pierre-André Page
Les taxes qu’implique la nouvelle loi sur le CO2 représentent une charge supplémentaire d’environ 1'500 francs par... lire plus
Journal du parti
partager l’article
06.11.2020, de Christian Imark
La loi sur le CO2 va coûter à la collectivité et à l'économie 30 à 40 milliards... lire plus
Journal du parti
partager l’article
06.11.2020, de Albert Rösti
L’abandon simultané des énergies nucléaire et fossile met en danger la sécu-rité de l'approvisionnement de notre pays... lire plus
Journal du parti
partager l’article
06.11.2020, de Franz Grüter
L’initiative populaire «Entreprises responsables» est dangereuse: elle désavantage les entreprises suisses et se présente comme un policier... lire plus
Journal du parti
partager l’article
06.11.2020, de Kevin Grangier
Le 27 septembre dernier, la majorité de la population a rejeté l'initiative pour une immigration modérée. La... lire plus
Journal du parti
partager l’article
06.11.2020, de Marco Chiesa
Mala tempora currunt. Cette citation de Cicéron décrit la situation dans laquelle nous, les Suisses, nous nous... lire plus
Union démocratique du centre UDC
Tel. 031 300 58 58 – fax 031 300 58 59 – E-Mail: info@udc.ch – PC: 30-8828-5

Partager cette page

Nous utilisons des cookies pour personnaliser le contenu et les publicités, proposer des fonctionnalités pour les médias sociaux et pour analyser l'accès à notre site. Nous fournissons également des informations sur l'utilisation de notre site Web à nos partenaires des médias sociaux, de la publicité et de l’analyse. Voir les détails
Je suis d'accord