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Journal du parti Franc-parler avril 2022

NON au don d’organes forcé

La modification de la loi sur la transplantation prévue par le Conseil fédéral et le Parlement est très proche d’une obligation forcée de don d’organes et viole ainsi le droit fondamental à l’intégrité physique et à l’autodétermination garanti par la Constitution. Le projet doit donc être rejeté. La pénurie d’organes doit être résolue en incitant la population à faire librement un don volontaire.

Grâce au succès du référendum, la population pourra voter le 15 mai sur la modification de la loi fédérale sur la transplantation d’organes, de tissus et de cellules (loi sur la transplantation).

Aujourd’hui, une personne décédée doit donner son consentement de son vivant à un don d’organe pour que la transplantation soit autorisée. S’il n’y a pas de consentement et qu’aucun proche ne consent au prélèvement d’organes, celui-ci est interdit. En particulier lorsqu’il n’y a plus de proches. 

Le Conseil fédéral et la majorité du Parlement veulent à présent transformer ce « modèle de consentement » en un « consentement inversé ». Les personnes qui ne souhaitent pas faire don de leurs organes après leur mort doivent désormais le faire savoir expressément et au préalable. Sans opposition et sans veto des proches parents, les organes et les tissus pourront être automatiquement prélevés après le décès. 

Il s’agit là d’une atteinte considérable au droit fondamental à l’intégrité physique et à l’autodétermination garanti par la Constitution. En effet, à l’avenir, ce droit fondamental devra être proactivement revendiqué, sinon notre propre corps deviendra une propriété de l’État qui pourra être utilisée à volonté comme stock de pièces détachées par ce dernier.

Malheureusement, le modèle du consentement n’a pas obtenu la majorité.
Même si le don d’organes est une question sensée, importante et nécessaire, chaque personne doit pouvoir en décider librement. Avec la solution choisie, cette autodétermination est fortement réduite. Il y aura toujours des personnes qui ne sauront pas qu’elles devront s’opposer activement à un don d’organe de leur vivant. Il ne sera jamais possible d’atteindre tout le monde avec des informations. Les proches, qui devraient alors prendre la décision, seront soumis à une pression considérable pour qu’ils décident, dans certaines circonstances, même contre la volonté du défunt.

Il est bien entendu nécessaire d’augmenter le nombre de donneurs d’organes. C’est pourquoi l’UDC a présenté le « modèle du consentement » dans le cadre du débat au Parlement. Celui-ci consisterait à écrire à tous les citoyens pour les inviter à se pencher sur la question du don d’organes et, dans la mesure du possible, à y consentir librement dans l’esprit de la solution actuelle. Malheureusement, ce modèle n’a pas obtenu la majorité au Parlement. 

Dans la difficile pesée des intérêts entre la nécessité d’augmenter le nombre de donneurs d’organes et le droit fondamental à disposer de son propre corps, l’autodétermination doit prévaloir dans un pays libéral.

C’est pourquoi un NON clair à la modification de la loi sur la transplantation doit être glissé dans l’urne. 

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UDC conseiller national (BE)
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