La Suisse est en train de sacrifier une industrie stratégique sur l’autel d’une réglementation excessive. En novembre, le peuple aura l’occasion de corriger cette erreur en acceptant la modification de la loi sur le matériel de guerre. Pour l’UDC, trois raisons économiques plaident en faveur d’un OUI clair.

Premièrement, sauvons nos emplois !
Notre industrie de défense repose sur une douzaine de fabricants de systèmes, quelque 120 fabricants de composants et plus de 3000 fournisseurs. Des milliers d’emplois qualifiés sont concernés. Pourtant, nos restrictions à l’exportation poussent les entreprises à délocaliser leur production. Licenciements, chômage partiel et départs à l’étranger : les dégâts sont déjà visibles !
Deuxièmement, cessons de saboter nos exportations !
L’Allemagne, le Danemark et les Pays-Bas ont renoncé à s’approvisionner en matériel de guerre suisse, faute de garanties suffisantes. Résultat : nos carnets de commandes se vident, tandis que nos concurrents étrangers engrangent les contrats. Le marché suisse est trop petit pour assurer à lui seul la survie de cette industrie. Sans exportations, nos entreprises sont condamnées à disparaître.
Troisièmement, préservons notre excellence technologique !
Les technologies à double usage, civil et militaire, représentent 35 milliards de francs de valeur ajoutée annuelle et 140’000 emplois hautement qualifiés. Robotique, drones, électronique : notre pays possède un savoir-faire exceptionnel. Mais à force de fermer les marchés internationaux, nous poussons nos innovations et nos investissements hors de Suisse.
La révision proposée permettra de rétablir des conditions commerciales raisonnables, tout en préservant les compétences du Conseil fédéral en matière de neutralité et de sécurité.
Le choix est simple : défendre nos emplois, notre prospérité et notre indépendance industrielle, ou laisser partir notre savoir-faire à l’étranger. Le 29 novembre, votons OUI !