Un OUI à l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! » est nécessaire le 14 juin, pour que la Suisse reste la Suisse.

Nous avons perdu le contrôle. L’immigration en Suisse se situe depuis longtemps déjà dans la zone rouge.

Thomas Matter
Thomas Matter
conseiller national Meilen (ZH)

Nous voyons et ressentons tous les conséquences de cette immigration massive : pénurie de logements, loyers qui ne cessent d’augmenter. L’urbanisation excessive du paysage. Embouteillages et trains bondés. Hausse de la criminalité. Le système de santé est à bout. Dans les écoles, la qualité de l’enseignement baisse. Beaucoup se sentent de plus en plus étrangers dans leur propre pays.

Mais il ne s’agit pas seulement de sentiments. Les chiffres et les faits sont sans appel :

  • Depuis l’introduction de la libre circulation des personnes au sein de l’UE, 1.5 million d’immigrants sont arrivés en Suisse (chiffre net).
  • La population suisse croît 16x plus vite qu’en Allemagne.
  • La population étrangère s’élève aujourd’hui à 2’414’408 personnes, soit 28% de la population.
  • Dans le même temps, plus d’un million d’étrangers ont été naturalisés.
  • Actuellement, plus de 100’000 immigrants supplémentaires arrivent chaque année en Suisse : en provenance de l’UE, de pays tiers et par la voie de l’asile.
  • Oui : la problématique de l’immigration inclut aussi et surtout la migration liée à l’asile. Elle est généralement occultée et passée sous silence dans les statistiques.
  • Depuis l’an 2000, plus de 655’000 demandes d’asile ont été déposées en Suisse. La plupart des personnes arrivant par la voie de l’asile sont de jeunes hommes musulmans d’Afghanistan, de Syrie, de Somalie, de Turquie, etc.
  • En matière d’asile, nous sommes confrontés à une immigration massive vers l’État social suisse. Plus de 80% de tous les demandeurs d’asile perçoivent l’aide sociale. Rien qu’au niveau fédéral, nous dépensons 4 milliards de francs pour ce fléau qu’est l’asile.

Nous devons ramener cette immigration incontrôlée et néfaste dans des limites raisonnables. Nous avons besoin de retrouver une immigration raisonnable. C’est également nécessaire pour la préservation de notre nature et de notre environnement, ainsi que pour nos infrastructures :

  • Chaque seconde, environ un mètre carré d’espace vert disparaît. Notre belle Suisse est en train d’être bétonnée.
  • Chaque année, on entasse l’équivalent de la population du canton de Schaffhouse dans cette petite Suisse. Cela représente environ 100’000 personnes.
  • Pour 100’000 immigrants, il faut 45’000 logements supplémentaires. Il faut un hôpital cantonal. Il faut des milliers de médecins et de soignants supplémentaires. Il faut toute une école cantonale – et bien sûr des bâtiments scolaires, des centaines de classes et d’enseignants. 100’000 habitants supplémentaires ont besoin de nos routes, de nos trains, de nos bus et de nos installations de loisirs.

C’est un cercle vicieux sans fin. L’immigration entraîne encore plus d’immigration.
Cela ne peut pas continuer ainsi.

Bien sûr, certains tirent profit de cette immigration effrénée. Mais la grande majorité de la population suisse n’en tire aucun bénéfice, si ce n’est les problèmes et les coûts. Le coût de la vie augmente, les salaires ne progressent pratiquement plus, la croissance économique par habitant stagne. La prospérité s’érode ainsi insidieusement. Cela ne peut pas continuer ainsi.

Que vise l’initiative ?
L’initiative populaire « Pas de Suisse à 10 millions ! » vise à favoriser une évolution démographique durable plutôt qu’une explosion démographique. La population résidante permanente ne doit pas dépasser 10 millions d’ici 2050.

Il s’agit d’une immigration raisonnable. Même si l’initiative était acceptée, environ 40’000 travailleurs qualifiés et personnes pourraient encore immigrer en Suisse chaque année.

C’est encore 4 à 5x plus que ce que le Conseil fédéral avait promis lors de l’introduction de la libre circulation des personnes avec l’UE ; à l’époque, les autorités parlaient de 8’000 à 10’000 immigrants par an au maximum.

Il n’y a donc pas de « plafond démographique fixe ». Ce sont là des fausses informations délibérées véhiculées par les opposants à l’initiative.

Une immigration modérée et durable nécessite des mesures concrètes. Au plus tard lorsque la population résidante permanente dépassera 9.5 millions d’habitants, le Conseil fédéral devra prendre des mesures, notamment dans le domaine de l’asile et du regroupement familial.

Migration liée à l’asile : Il est inacceptable que chaque année, des dizaines de milliers de migrants en quête d’asile venus du monde entier arrivent en Suisse pour s’installer dans notre État social ou se livrer à des activités criminelles. Ce n’est pas pour cela que le système d’asile a été créé.

Regroupement familial : Il est évident que les travailleurs migrants souhaitent faire venir leurs proches. Le bon sens veut que cela inclue le conjoint et les enfants mineurs. Mais le droit européen va bien plus loin : les enfants adultes, les petits-enfants, les parents et même les grands-parents et les beaux-parents peuvent également venir, ce qui est totalement excessif. Il faut corriger cela.

Nous voulons que la Suisse reste la Suisse. Pour cela, nous devons limiter l’immigration. C’est pourquoi il faut voter OUI le 14 juin à l’initiative pour la durabilité « Pas de Suisse à 10 millions ! ».

Thomas Matter
Thomas Matter
conseiller national Meilen (ZH)
 
Nous utilisons des cookies pour personnaliser le contenu et les publicités, proposer des fonctionnalités pour les médias sociaux et pour analyser l'accès à notre site. Nous fournissons également des informations sur l'utilisation de notre site Web à nos partenaires des médias sociaux, de la publicité et de l’analyse.Voir les détails Voir les détails
Je suis d'accord