Pour que nous ayons encore une patrie demain : OUI à l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! »

Thomas Matter
Thomas Matter
conseiller national Meilen (ZH)

Monsieur le président,
Messieurs les conseillers fédéraux,
Chères et chers délégués et invités,
Chères et chers militants de l’UDC Suisse,

Le 14 juin aura lieu le scrutin le plus important depuis des années.

Comme vous pouvez déjà le constater aujourd’hui, les opposants à notre initiative pour la durabilité « Pas de Suisse à 10 millions ! » vont se lancer dans une gigantesque campagne de dénigrement.

Ils s’appuieront rarement sur des faits avérés. Ce sera pour nous une campagne intense, et de la part de nos adversaires, une campagne d’une extrême mauvaise foi.

Pourquoi ? Parce qu’ils savent que nous avons raison. Parce qu’ils savent que les Suisses ne veulent pas d’une Suisse à 10 millions d’habitants. Nos concitoyens en ont définitivement assez.

Nous le savons : tous les grands problèmes de notre pays sont directement ou indirectement liés à l’incroyable explosion démographique des 25 dernières années.

Depuis l’an 2000, près de 2 millions de migrants ont afflué en Suisse, légalement et illégalement. La population suisse croît 16x plus vite que celle de l’Allemagne.

Quels sont aujourd’hui les plus grands problèmes de notre pays ?

La pénurie de logements et l’explosion des loyers. Les infrastructures, qui atteignent partout leurs limites, avec de plus en plus d’heures d’embouteillages, des trains bondés, des hôpitaux débordés, des coûts de santé en hausse.

L’urbanisation effrénée de nos beaux paysages.

Le pillage de nos institutions sociales.

L’explosion de la criminalité.

Les écoles primaires qui périclitent, car il ne reste plus qu’une poignée d’enfants suisses dans les classes.

Tous ces problèmes sont directement liés à l’immigration incontrôlée.

Le Conseil d’État du canton de Zurich prévoit 450’000 personnes supplémentaires sur le territoire cantonal d’ici 2050.

Mesdames et Messieurs, au cours des 24 prochaines années, une population plus importante que celle de la ville de Zurich doit donc venir s’entasser dans le canton.

Imaginez ce que cela signifie pour les infrastructures, les transports, les hôpitaux et les écoles !

Malgré tous ces faits, nos adversaires vont déverser sur nous une véritable avalanche de fausses informations. Soyez prêts à y faire face et ne vous laissez pas berner, Mesdames et Messieurs !

En voici quelques exemples :

Fake news n° 1 : La Suisse doit sa prospérité à la libre circulation des personnes.

Mesdames et Messieurs, toutes les statistiques prouvent le contraire. Depuis la libre circulation totale des personnes avec l’UE, le produit intérieur brut par habitant – qui est l’indicateur décisif de la prospérité – n’augmente même plus d’un tiers par rapport à ce qu’il était auparavant.

Fake news n° 2 : les statisticiens de la Confédération affirment que la croissance démographique va ralentir à l’avenir en raison de la baisse des naissances et du ralentissement de la dynamique d’immigration.

La réalité est la suivante : d’après les prévisions actuelles, l’Ukraine deviendra membre de l’UE dès 2027/2028. Cela signifie que 40 millions de personnes supplémentaires bénéficieront de la libre circulation totale avec la Suisse.

À l’avenir, tous les ressortissants des pays candidats à l’adhésion à l’UE pourront également immigrer via la libre circulation des personnes, dès qu’ils auront été définitivement admis. Il s’agit de l’Albanie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Géorgie, de la Moldavie, du Monténégro, de la Macédoine du Nord, de la Serbie et du Kosovo. La Turquie et l’Arménie sont sur la liste d’attente.

La pression migratoire en Suisse s’en trouvera encore considérablement accrue. Quelqu’un croit-il vraiment au conte de fées selon lequel la population suisse va soudainement diminuer ?

Fake news n° 3 : on prétend que sans la libre circulation des personnes, il n’y aurait plus de main-d’œuvre qualifiée. Nous voyons déjà aujourd’hui des affiches des opposants qui suggèrent que sans cet accord, nous n’aurions plus de personnel dans le secteur de la santé.

Premièrement : l’accord sur la libre circulation des personnes ne sera résilié que si, au cours des 24 prochaines années, le seuil des 10 millions est dépassé deux années consécutives. Cela signifie qu’il pourrait encore y avoir une immigration nette moyenne de près de 40’000 personnes par an.

Deuxièmement : nous n’aurions même pas besoin de cet accord, la Suisse a toujours attiré la meilleure main-d’œuvre du monde entier – grâce à nos salaires, les plus élevés au monde, et à nos excellentes conditions de vie !

Dieu sait qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un accord pour cela.

Aucun autre pays au monde en dehors de l’UE/AELE ne dispose d’un tel accord sur la libre circulation des personnes. Et cela représente tout de même plus de 160 pays !

Economiesuisse et l’Union patronale ne sont plus aujourd’hui que les représentants des dirigeants aux bonus mirobolants. Ils ne pensent plus à l’avenir de notre pays, mais uniquement aux intérêts à court terme de leurs groupes.

70% des dirigeants à la tête des 30 plus grands groupes suisses sont étrangers. La plupart des membres étrangers des conseils d’administration et des directions quittent la Suisse à la fin de leur mandat.

L’avenir de notre pays ne leur tient naturellement pas à cœur. L’essentiel, c’est que leurs valises de départ soient pleines d’argent provenant des bonus !

Depuis l’an 2000, 655’000 personnes sont arrivées en Suisse via la procédure d’asile, dont les deux tiers sont encore là aujourd’hui – soit en tant que réfugiés reconnus, soit en tant que personnes déboutées mais « admises à titre provisoire », soit en tant que sans-papiers.

S’agit-il là des travailleurs qualifiés tant recherchés dont les associations économiques ne cessent de parler ?

En cas de « oui », les associations économiques sauront enfin qu’elles doivent soutenir l’UDC sur la question des abus en matière d’asile. Même les associations de cadres grassement rémunérés préfèrent les migrants économiques aux migrants sociaux.

Si nous pouvions enfin mettre un terme au chaos de l’asile grâce à cette initiative, nous aurions presque atteint notre objectif.

Mesdames et Messieurs, je vous appelle à vous mobiliser et à convaincre toutes les personnes que vous connaissez de voter OUI à notre initiative pour la durabilité.

Pour que la Suisse reste la Suisse !

Pour que nous ayons encore une patrie demain !

Merci beaucoup.

Thomas Matter
Thomas Matter
conseiller national Meilen (ZH)
 
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