La gauche et les vendus trahissent la Suisse au profit de l’UE

Magdalena Martullo
Magdalena Martullo
conseillère nationale Lenzerheide (GR)

Monsieur le Président, chers délégués,

Chers invités, chers amis de l’UDC,

Nous l’avons compris. La gauche et les vendus ne veulent plus de la Suisse ! La Suisse prospère, libre et démocratique est devenue un fardeau pour eux. Ils préfèrent brader notre pays à l’UE. C’est une trahison de notre démocratie, de nos droits populaires et de ceux des cantons, une trahison envers nous tous !

Ils siègent au Conseil fédéral, dans l’administration, mais aussi au Parlement, à Berne. Ces politiciens et ces fonctionnaires pour qui Bruxelles compte déjà davantage que leur propre peuple ! Et ils n’en ont même pas honte. Sans rougir, ils prétendent que les « Bilatérales III », ces nouveaux traités de soumission, apporteraient à notre pays davantage de sécurité juridique et de stabilité ! Mais comment un traité dans lequel l’autre partie, l’UE, peut tout modifier et en étendre unilatéralement la portée, aujourd’hui et pour toujours, pourrait-il nous apporter la sécurité juridique ? L’UE adopte 150 000 pages de nouvelles dispositions légales par an, et nous devrions en reprendre 20 000 dès la signature ! Parler de sécurité juridique dans ce contexte relève de l’hypocrisie !

Nous entretiendrions de bonnes relations, nous disent-ils. Mais se soumettre unilatéralement à une puissance coloniale, ce n’est pas entretenir les relations d’égal à égal que nous souhaitons ! C’est un traité qui nous impose un droit étranger, nous soumet à des juges étrangers et nous inflige des sanctions étrangères. C’est un traité colonial. Ou même pire qu’un traité colonial, comme l’a déclaré il y a deux semaines au Conseil des États Beat Rieder, conseiller aux États du Centre.

Parce que ces pro-UE savent parfaitement que les Suissesses et les Suisses rejetteront ce diktat de l’UE s’ils comprennent dans quoi ils s’engagent, ils trompent le peuple et évitent autant que possible tout débat public. Le peuple ne doit déjà plus pouvoir se prononcer. Ils n’en peuvent plus d’attendre. Rien ne va assez vite à leur goût.

En septembre, le Conseil des États a examiné ce monstrueux paquet d’accords. Ceux qui pensent que les débats ont porté sur le contenu des accords ou sur les 20 000 pages de réglementations européennes se trompent lourdement. Pas un mot n’a été prononcé à ce sujet ! Alors que le traité n’a même pas encore été approuvé, il est déjà impossible d’en modifier le contenu !

L’UE ordonne, nous nous soumettons et, en plus, nous payons : ce nouveau principe s’applique déjà aujourd’hui, dans un esprit d’obéissance anticipée ! Le Conseil des États n’a débattu que de l’adaptation de deux lois suisses, d’une nouvelle loi visant à créer une nouvelle autorité bureaucratique de surveillance et des modalités de votation.

Heureusement, de nombreux conseillers aux États, y compris du Centre et du PLR, ont pris conscience de cette supercherie qui nous enlève toute liberté. La clause de sauvegarde, notamment, est totalement inefficace. Avec ses neuf dispositions facultatives — « Le Conseil fédéral peut…, puis il peut… » — celle-ci ne sera jamais appliquée. Le Conseil fédéral aurait déjà dû invoquer cette clause de sauvegarde à huit reprises jusqu’à présent, mais il ne l’a jamais fait. Notre pays subit un afflux toujours plus important de personnes. À l’avenir, avec la citoyenneté européenne, ce seront encore davantage de bénéficiaires de l’aide sociale, de criminels et de « personnes ayant besoin d’assistance » qui afflueront.

Avec le nouveau droit de séjour permanent, 690 000 étrangers pourront rester définitivement en Suisse, puis 70 000 de plus chaque année, même s’ils ne sont pas en mesure de subvenir eux-mêmes à leurs besoins ou s’ils commettent des infractions pénales. Ils pourront également faire venir leur famille en Suisse, y compris depuis des pays tiers, et ce d’autant plus si ses membres sont dans le besoin ! Tous bénéficieront de nos assurances sociales, des indemnités de chômage, de notre assurance-maladie et de notre système de retraite. Pendant ce temps, chez nous, les cotisations prélevées sur les salaires, les primes d’assurance-maladie et les taux de TVA augmentent, alors que nous recevons toujours moins en retour.

Le Conseil des États a tout de même reconnu qu’avec ce traité, la Suisse perdrait sa souveraineté. Sous la pression, notamment celle de la population, une majorité s’est prononcée en faveur de l’exigence de la double majorité du peuple et des cantons. Mais le Conseil national, où les pro-UE et les vendus sont majoritaires, supprimera à nouveau cette exigence. Dès aujourd’hui, on cherche à réduire au maximum le droit de regard du peuple et des cantons. Lors de la session d’hiver, le Conseil national expédiera à toute vitesse l’examen du traité de soumission à l’UE.

Les pro-UE de la Commission de politique extérieure doivent pouvoir décider seuls : ce sont eux qui dirigent les travaux. En multipliant les journées de travail supplémentaires et les séances en soirée, on entend boucler les délibérations en quelques jours seulement. Les nouveaux accords particulièrement problématiques, à savoir l’accord sur l’électricité et l’accord sur la sécurité des aliments, doivent même être dissociés du reste du paquet et leur examen repoussé à plus tard. Et dire que les négociations avec l’UE n’ont été reprises qu’en raison de l’accord sur l’électricité !

Lors de la session d’hiver, nous assisterons à des pratiques sans précédent sous la Coupole fédérale. À l’instar du Conseil des États, le Conseil national approuvera à la hâte, en quelques jours seulement, les 2 200 pages du traité avec l’UE et les 20 000 pages de réglementations, sans véritable débat sur leur contenu. Tout devra être bouclé avant Noël.

Qu’est-ce que cela signifie pour nous ? Juste après Noël, nous devrons retrousser nos manches et récolter des signatures : 50 000. La votation populaire devrait déjà avoir lieu le 6 juin 2027. Cela signifie qu’il ne nous reste plus que huit mois avant la votation la plus importante depuis 34 ans ! Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, nous devrons informer largement la population et constituer des comités de résistance, y compris avec d’autres partis, associations et mouvements. Car, contrairement à la votation sur l’EEE de 1992, nous pouvons aujourd’hui compter sur de nombreux alliés ! Dire NON au diktat de l’UE n’est pas une question partisane.

À l’époque de l’EEE, tous les partisans prédisaient la disparition de la Suisse si nous ne les suivions pas. Ceux qui disaient non, ceux qui défendaient leurs propres droits, étaient traités de fossoyeurs de la Suisse. Pourtant, le peuple et les cantons avaient alors clairement dit NON. Et que s’est-il passé ? La disparition annoncée de la Suisse s’est-elle produite ? Non ! La Suisse prospère, notre pays est devenu plus fort que jamais et notre démocratie directe demeure un pilier solide de notre économie et de notre prospérité.

Aujourd’hui, nous ne sommes pas seuls ! Nous pouvons compter sur d’innombrables entrepreneurs suisses courageux, sur Boussole / Europe et autonomiesuisse, ainsi que sur des mouvements comme herVoice ou Liberales Netzwerk. Les milieux des arts et métiers et le secteur agricole sont eux aussi très critiques. De nombreux élus du Centre et du PLR, à tous les échelons, qui restent fidèles à notre Constitution, font preuve de courage et de fermeté. C’est précisément parce que la résistance s’organise que les pro-UE et les vendus accélèrent le rythme !

C’est pourquoi je lance aujourd’hui un appel à chacun d’entre vous : nous ne devons pas rester les bras croisés ! Nous devons nous réveiller maintenant ! Nous ne pouvons pas attendre jusqu’au printemps prochain ! Nous ne devons pas perdre un seul jour !

Nous devons dès maintenant informer largement la population. Expliquez à votre entourage, à vos familles, à vos collègues de travail, au sein de vos associations, dans la rue et lors de manifestations ce qui est réellement en jeu ! Dans chaque village, à chaque table, dans chaque association, sur chaque lieu de travail et par tous les moyens possibles, nous devons réveiller les citoyennes et les citoyens. Nous devons leur expliquer avec quel mépris la classe politique les trahit et ce qui sera en jeu en juin 2027 : la perte irréversible de nos droits populaires, uniques au monde, et de notre souveraineté.

Chers délégués, chers membres de l’UDC,

Le Conseil fédéral ne défend plus notre liberté ni nos droits populaires. Il se soumet littéralement à l’UE. La majorité du Parlement ne se battra pas pour le peuple : cela lui demande trop d’efforts. Nous seuls, le peuple, pouvons encore mettre un terme à cette folie ! Nous en avons encore la possibilité !

Battons-nous avec la même passion, la même détermination et le même courage qu’en 1291 et en 1992 ! Levons-nous ! Montrons à Berne et à Bruxelles que nous n’abandonnerons pas notre pays sans nous battre !

Pour une Suisse libre, neutre et indépendante ! Pour la démocratie directe ! Pour notre avenir et nos enfants !

Merci pour votre inestimable engagement !

Vive notre Suisse libre !

Magdalena Martullo
Magdalena Martullo
conseillère nationale Lenzerheide (GR)
 
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