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Humanitarisme hypocrite de politiciens à Come

Je suis une fois de plus profondément ému par notre hymne national. Ce cantique nous fait vibrer et nous renforce dans notre motivation de nous battre pour notre merveilleux pays, la Suisse. Vous, Mesdames et Messieurs les délégués, vous faites partie des gens qui défendent la Suisse et ses valeurs et qui sont prêts à travailler sans but égoïste et sans indemnité pour l’UDC afin que celle-ci puisse s’engager utilement pour la prospérité de notre pays. Je vous en remercie chaleureusement.

Vous ne faites pas partie de cette prétendue élite intellectuelle de la Société suisse d’utilité publique qui a admis que la mélodie de l’hymne national soit abusée le 1er août pour un texte qui n’a jamais été débattu en public. Imaginez donc: à une époque marquée par le terrorisme horrible de l’Etat islamique qui nous qualifie tous d’infidèles, à cette époque précisément, l’hymne national est présenté au Rütli en omettant sciemment les mots de "Dieu Tout-Puissant". Quel comportement sacrilège face à nos valeurs! Le Rütli, le 1er août et l’hymne national sont à mes yeux les symboles de nos valeurs. Malgré la séparation de l’église et de l’Etat, notre Constitution moderne se base tout de même sur les valeurs chrétiennes qui sont définies dans le Sermon sur la montagne. C’est donc fort justement que notre Constitution commence par les mots "Au nom de Dieu Tout-Puissant".

Je suis extrêmement inquiet de voir des personnalités de premier plan de notre pays participer à cette désintégration de nos valeurs. Ce même constat vaut pour une information diffusée hier par la radio selon laquelle les cloches de l’église de Worb ne sonnent plus les quarts-d’heure parce que des chercheurs de l’EPFZ prétendent avoir découvert que le son des cloches nuit à la qualité du sommeil. Les mêmes milieux qui se moquent de nos valeurs sont aussi ceux qui se montrent excessivement tolérants face à d’autres cultures comme l’islam et le port du voile. Hier la radio alémanique a consacré une émission de plusieurs minutes au problème des contrôles frontaliers au Tessin qui provoquent des retards des trains et ennuient les passagers. En clair, ce ne sont pas les migrants finissant en grande majorité dans l’aide sociale et nous coûtant plus de 1,5 milliard de francs par an qui posent problème, mais les dix minutes de retard que subissent les trains. Notons en passant que dans cette même émission, les CFF ont déclaré que les retards étaient principalement dus aux chantiers.

Ces comportements doivent nous encourager à redoubler d’efforts pour défendre nos valeurs. Je remercie le Comité d’Egerkingen d’avoir lancé l’initiative populaire contre la dissimulation du visage et je vous invite tous à la signer. Nous devons nous opposer au terrorisme en nous montrant fermes dans la défense de nos valeurs et de notre culture. Celles et ceux qui veulent vivre en Suisse doivent s’y adapter, un point c’est tout. L’intégration est l’affaire des immigrants, comme nous devons nous aussi nous adapter lorsque nous voyageons ou lorsque nous nous installons dans un autre pays.

Nous devons aussi clairement faire comprendre au monde entier que nous ne pouvons pas accueillir toutes les personnes qui vivent dans une prospérité moindre que la nôtre.

Je ne comprends pas pourquoi le Conseil fédéral et le Parlement continuent de refuser obstinément et en opposition avec d’autres pays d’imposer des contrôles aux principaux passages frontaliers de la Suisse avec l’aide de l’armée. Il faut enfin signaler clairement aux bandes criminelles de passeurs que la Suisse refuse d’accueillir les migrants économiques. Voilà la seule manière de stopper ce brutal trafic d’êtres humains. La gauche se lamente actuellement concernant la situation à Come. Bien sûr, ces images ne sont pas agréables à voir. Mais la responsabilité en incombe à ceux qui, en pratiquant une culture de bienvenue insensée, ont incité des milliers de personnes à franchir la Méditerranée dans le faux espoir d’entrer dans une sorte de paradis terrestre. Je songe en particulier à ces politiciennes et politiciens qui manifestent leur humanisme hypocrite en allant à Come conseiller les migrants sur la manière d’entrer en Suisse. Encore heureux que les gardes-frontière ne laissent passer que les personnes qui peuvent prouver valablement qu’ils veulent demander l’asile en Suisse. Toutes les autres qui ont l’intention de disparaître dans la nature ou de transiter par la Suisse sont renvoyées en Italie.

Comment oser justifier que des personnes qui sont réellement persécutées ne se rendent pas dans le premier pays sûr à leur portée au lieu de choisir la région qui leur plaît le mieux? Nous sommes heureux du travail des gardes-frontière, mais il faudrait enfin renforcer les contrôles aux frontières et la protection des frontières avec l’aide de l’armée. En cas de besoin, il faudrait même suspendre temporairement la loi sur l’asile comme cela est projeté en Autriche. Le fait qu’un grand nombre des personnes renvoyées une première fois fassent une deuxième tentative parce qu’elles ont sans doute été conseillées dans ce sens prouve à l’évidence que les hypocrites humanitaires sont coresponsables des activités criminelles des passeurs. Si, comme l’UDC l’avait exigé il y a deux ans déjà, on avait fermé la frontière, les migrants ne s’accumuleraient pas à Come.

Une action authentiquement humanitaire consiste à aider les gens installés dans les grands camps de réfugiés en y transférant une partie de l’aide au développement et en faisant bien comprendre à ces personnes qu’ils doivent retourner aussi rapidement que possible dans leur pays d’origine. On aiderait ainsi toutes les personnes qui ne peuvent pas s’offrir les services de passeurs tout en faisant comprendre aux migrants économiques qu’il ne vaut pas la peine de prendre le chemin de l’exil. Et, le plus important, la bombe à retardement extrêmement dangereuse, à savoir l’explosion des charges sociales que devront un jour supporter nos enfants, sera désamorcée.

Si l’actuelle migration des peuples, qui sans doute ne vient que de commencer, n’est pas stoppée, nous compromettons la prospérité de nos enfants et petits-enfants qui devront travailler non seulement pour les personnes âgées à la retraite, mais aussi pour toutes celles et tous ceux qui sont venus en Suisse à la recherche d’une vie meilleure, mais qui ne peuvent ou ne veulent pas travailler. Parallèlement, les pays en voie de développement dont proviennent les migrants sont affaiblis parce que la jeune main-d’œuvre leur fait défaut.

Mesdames et Messieurs.
Je prends très au sérieux Vaclav Klaus, président de la République tchèque entre 2003 et 2013, lorsqu’il compare dans son récent article le mouvement migratoire actuel à la migration des peuples il y a 1500 ans qui a entraîné la destruction de l’empire romain. Alors que 60 millions de de personnes sont sur le chemin de l’exile, le million qui est arrivé l’an passé en Europe ne représente que le début. Le danger est réel, estime Vaclav Klaus en considérant ces chiffres. Il est persuadé que la vague migratoire actuelle n’est pas en premier lieu une conséquence de la désintégration des pays du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord. Derrière la prétendue impossibilité de stopper la vague de migration actuelle se cache en réalité une grande absence de volonté que nous observons également en Suisse. C’est pour cela qu’il faut la voix de l’UDC. C’est notre devoir d’éviter la grande catastrophe qui menace à long terme et que, si elle se produit, nos enfants et petits-enfants ne pourront jamais nous pardonner.

Nous ne pouvons atteindre cet objectif que si la Suisse reste indépendante à moyen et à long terme et si nous pouvons décider nous-mêmes de ce qui est bon et de ce qui est mauvais pour la Suisse. Nous sommes donc reconnaissants à Christoph Blocher d’avoir formé avec son comité "EU-No" un large groupement en dehors de l’UDC, mais qui se battra avec l’UDC contre le rattachement de la Suisse à l’UE et pour la sauvegarde de la voie bilatérale. Les relations entre la Suisse et l’UE constituent donc le thème principal de cette assemblée des délégués et c’est aussi pour cette raison que l’UDC a déposé il y a une semaine son initiative populaire pour l’autodétermination avec 116 709 signatures.

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