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Exposé
Conférence de presse de 11. août 2010

La culture des champs – un pilier central de la sécurité alimentaire

L’approvisionnement de la population en denrées alimentaires de qualité est une tâche prioritaire et un défi constant non seulement pour l’agriculture, mais aussi pour le gouvernement. Conséquence…

L’approvisionnement de la population en denrées alimentaires de qualité est une tâche prioritaire et un défi constant non seulement pour l’agriculture, mais aussi pour le gouvernement. Conséquence de la prospérité générale, on assiste actuellement à une insouciance grandissante face à cette problématique, si bien que la sécurité alimentaire est reléguée au second rang par d’autres intérêts. Cette attitude est d’autant plus dangereuse que la faim sévit comme jamais dans le monde et que cette situation ne va certainement pas s’améliorer. Dans l’analyse courante des besoins, la culture des champs est traitée comme quantité négligeable alors qu’elle joue un rôle essentiel.

La maxime que la ministre de l’agriculture et l’OFAG appliquent en politique agricole est la suivante: plus d’importations, plus d’extensification, plus de protection de la nature. Ce procédé est en contradiction avec la Constitution, mais cela ne préoccupe guère l’autorité concernée. Il est temps de stopper cette politique intolérable. Même en temps de paix, la politique doit veiller à garantir une production alimentaire nationale de qualité, diversifiée et équilibrée. Une attention particulière doit être accordée à la culture des champs qui est plus exposée aux événements non influençables (excès de pluie, sécheresse, froid) que la production de lait et de viande.

La culture des champs est indispensable à une alimentation diversifiée
Le blé, les pommes de terre, les betteraves, le colza, le maïs et les légumes sont autant de produits agricoles qui enrichissent quotidiennement notre table. Ils sont indispensables à une alimentation saine et équilibrée. Or, le DFE cherche à saper la production et la transformation nationales de denrées alimentaires indigènes par une réduction intolérable des barrières douanières. Cette politique prend des traits carrément scandaleux.

L’objectif final de ce procédé navrant du DFE est d’éliminer les exploitations paysannes familiales et les entreprises de transformation qui n’ont guère la cote dans ce département. On sait fort bien dans les bureaux de l’administration fédérale que la production et la transformation dépendent l’une de l’autre, que l’une ne peut survivre sans l’autre. De plus, la culture de différentes plantes est indispensable à l’assolement, donc à la sauvegarde de la fertilité des champs. Mais la culture des champs est aussi un élément marquant de nos paysages, donc de notre identité nationale. Elle contribue à offrir un environnement plaisant et récréatif aux femmes et hommes en quête de repos.

Un pays souverain a besoin d’une production alimentaire nationale
Garantir la sécurité alimentaire, c’est aussi veiller en dehors des périodes de crise à sauvegarder une production alimentaire nationale aussi indépendante que possible. Il n’est pas raisonnable d’attendre une pénurie alimentaire pour relancer l’agriculture et la culture des champs. C’est comme si on attendait un incendie pour organiser le service du feu.

La production de denrées alimentaires et la garantie de la sécurité alimentaire comprennent la production de produits de base et de matières premières, la distribution et le stockage des produits finis ainsi que la transformation. Nous avons affaire ici à toute une chaîne de mise en valeur qu’on ne saurait interrompre ou raccourcir à bien plaire. La globalisation, le commerce international et les alliances de toutes sortes ne suffisent pas à garantir un approvisionnement alimentaire sûr et suffisant. En aucun cas, ils ne remplacent une politique nationale d’alimentation et d’approvisionnement. Des restrictions peuvent à tout moment frapper le commerce international, donc aussi la Suisse. Nous avons assisté régulièrement à des problèmes d’approvisionnement mondiaux dans le contexte de crises financières et économiques, mais aussi en l’absence de celles-ci. Il est évident que dans ces situations chacun s’occupe d’abord de ses propres intérêts et que les pays n’hésitent pas à stopper leurs exportations s’ils le jugent nécessaire.

L’abaissement des droits de douane sur la farine illustre les intentions du DFE
Le DFE ne cesse de clamer la grande importance qu’il accorde à une production nationale de denrées alimentaires de qualité. Or, il vient de montrer son vrai visage et ses vraies intentions en réduisant les droits de douane sur la farine à partir du 1er juillet 2010. Il s’agit là d’une décision déplacée et indéfendable. Même en l’absence d’un accord de libre-échange agricole avec l’UE, le DFE met tout en œuvre pour enlever à la culture des champs les moyens d’une production couvrant les coûts. Les farines étrangères bon marché écarteront du marché non seulement les céréaliers suisses, mais aussi les minoteries. Pour pouvoir procéder à cette intervention dictatoriale, le DFE a dû commencer par rabaisser au niveau de l’ordonnance les dispositions sur la politique du blé et de la farine qui, autrefois, relevaient du Conseil fédéral dans son ensemble. Personne ne semble s’être opposé à ce coup de Jarnac du DFE qui a ainsi pu décider en toute indépendance. L’UDC invite aujourd’hui le Conseil fédéral à annuler cette décision et aussi à renoncer à tout projet de réduction des droits de douane sur les importations agricoles si celles-ci menacent la chaîne de mise en valeur de la production alimentaire nationale.

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