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Exposé
Conférence de presse de 12. août 2016

Les Suissesses et les Suisses doivent à nouveau avoir le droit de décider en Suisse

Voici les objectifs de l’initiative pour l’autodétermination

  • sauvegarder et renforcer la démocratie directe, donc faire du droit fixé par le peuple et les cantons la source suprême du droit suisse ;
  • empêcher que le droit international (hormis le droit international impératif) soit superposé à la Constitution fédérale, par exemple sous la forme d’un accord bilatéral ;
  • empêcher l’intervention de juges étrangers en Suisse, qu’ils soient de Luxembourg ou de Strasbourg ;
  • obliger le Conseil fédéral et le Parlement de respecter à nouveau la volonté du peuple et d’appliquer les décisions du peuple comme, par exemple, concernant la libre circulation des personnes et l’initiative sur l’internement ;
  • empêcher qu’une "élitocratie" (administration, gouvernement, juges, professeurs) prive de plus en plus le peuple de son pouvoir.

 

En guise d’introduction je vous propose quelques citations tirées de cette organisation qui nous entoure et qui depuis des décennies met en question notre souveraineté et notre démocratie directe.
Jean-Paul Juncker, président de la Commission européenne, a récemment déclaré sans sourciller : "On ne peut pas prendre une décision démocratique contre un accord UE." En d’autres termes, l’UE est supérieure à la démocratie.
En cela il ne fait que suivre l’ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors, selon lequel seule une "dictature douce" permet de faire avancer la construction européenne. En d’autres termes, la formation d’Etats doit se faire contre la volonté des peuples.
Face à ces déclarations, je suis contraint de renvoyer à la Révolution française que beaucoup de politiciens UE continuent de considérer comme la référence ultime. On lit en effet dans la déclaration des droits de l’homme de 1789 que l’homme libre ne doit observer que les lois qu’il s’est données directement ou indirectement. Il semble que lesdites élites européennes ignorent leurs propres références ou qu’ils en aient une lecture très sélective.
Pour nous autres Suisses, la souveraineté, l’autodétermination et la démocratie directe constituent depuis toujours les piliers fondamentaux et intouchables de la vie politique. Mais comme depuis quelque temps les tentatives se multiplient de miner ces piliers en imposant à la Suisse des législations étrangères (USA, UE, etc.), il est devenu indispensable de rétablir la priorité du droit suisse par rapport au droit étranger.

L’autodétermination dans le fédéralisme
En tant que conseiller d’Etat du canton du Valais et responsable de la formation et de la sécurité, je dois constater que des traités internationaux contraignants et conclus sans tenir compte de l’avis du peuple ont des conséquences graves pour le fédéralisme et la souveraineté cantonale.
Les cantons sont de plus en plus sous pression dans les domaines de l’économie, de la sécurité et de la formation, car ils doivent faire face à des exigences croissantes venues d’en haut et de l’extérieur, des exigences au sujet desquelles ils n’ont pas eu voix au chapitre et qui dépassent leurs possibilités. Les évènements qui se produisent actuellement à la frontière méridionale de la Suisse sont en totale opposition avec la volonté populaire et menacent aussi bien notre sécurité que notre paix sociale. Madame Sommaruga se contente de se référer à l’UE et répète comme moulin à prière qu’une solution ne peut être trouvée qu’au niveau européen. Or, il n’existe malheureusement pas de politique commune à ce niveau. Chacun veille à ses intérêts et la Suisse est seule à jouer les premiers de classe. Les dégâts causés par cette mauvaise politique doivent finalement être assumés par les cantons, les communes et les polices cantonales, soit en fin de compte par la population. Le même constat vaut pour le domaine économique où les cantons doivent se soumettre à des règles fiscales qui avantagent des puissances supranationales ou des concurrents et qui affaiblissent la Suisse.
Ce développement doit être stoppé, car l’assujettissement direct de la Suisse au droit UE via des "accords-cadres" ou moyennant d’autres manœuvres politiques sonnerait le glas aussi bien de la démocratie directe que du fédéralisme. Les cantons seraient définitivement dégradés au niveau de notes de bas de page dans l’histoire de la Suisse. La force de la Suisse réside précisément dans l’équilibre entre les différents niveaux de décision (Confédération, cantons, communes), dans l’harmonie de l’unité et de la diversité, dans le respect de ce qui s’est développé au fil de l’histoire. En forçant cet ensemble harmonieux dans le carcan de lois étrangères, qui sont le plus souvent d’éphémères constructions intellectuelles, on provoquerait non seulement des dégâts graves dans le subtil mécanisme étatique de la Suisse, mais on viderait complètement ce pays de sa substance. Sans droits populaires crédibles et sans autodétermination, la Suisse ne serait plus la Suisse, mais une province UE sans caractère et sans identité.
Voilà pourquoi l’initiative UDC pour l’autodétermination est absolument nécessaire !

 

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par l’auteur
Oskar Freysinger
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