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Exposé
Conférence de presse de 02. avril 2009

Mission – capacité de conduite – structure de conduite

Le nouveau chef du DDPS, Ueli Maurer, a noté avec raison, que la Constitution charge l‘armée de manière générale de remplir certaines tâches, mais qu’il lui manque une mission clairement établie par

Le nouveau chef du DDPS, Ueli Maurer, a noté avec raison, que la Constitution charge l‘armée de manière générale de remplir certaines tâches, mais qu’il lui manque une mission clairement établie par le Conseil fédéral. Et c’est précisément ce dernier point qui était au centre du congrès de l’UDC, qui s’est tenu le 4 octobre dernier à Lenzburg.

Sans mission, pas de conduite orientée vers des objectifs
S’il manque à l’armée une mission claire, la conduite n’a plus d’objectifs et l’armée plonge dans une crise. La conduite signifie signifie: garantir en cas de besoin la capacité de l’armée à mener à bien la mission en tout temps et à tous les niveaux. A ce sujet il convient de souligner que la Suisse n’a pas à gagner de guerre. L’armée suisse doit simplement s’assurer de ne pas perdre, lorsqu’une armée étrangère fait usage de la force contre notre pays. Elle doit – comme chacun sait – être capable d’affirmer l’indépendance du pays sur terre et dans les airs – contre des menaces, telles que celles auxquelles nous pourrions nous trouver confrontés aujourd’hui. L’instruction, l’armement et l’équipement de l’armée doivent viser cet objectif. Et une conduite compétent doit s’assurer que l’objectif sera atteint.

Trois conditions doivent être remplies pour cela:

Capacité de conduite
Chaque commandant militaire doit démontrer ses capacités à mener une formation militaire à tous les niveaux. Il faut qu’à l’avenir chaque candidat à un poste de commandement ait fait ses preuves sur le terrain. Il ne doit plus y avoir dans l’armée suisse des carrières de rond-de-cuir – ou de surcroît favorisées par des relations au sein des états-majors ou de l’administration. Toute promotion à un poste de commandement doit, une fois les capacités de commandement dans la conduite de formations militaires démontrées, faire l’objet d’un examen technique, intellectuel, physique et de caractère des candidats par des instructeurs et des supérieurs hiérarchiques. Il faut cesser les examens produisant des résultats peu contraignants dans le déclenchement de la promotion. Au lieu de cela il convient de nommer les commandants responsables non seulement de l’instruction et du commandement de leur unité, mais également de la sélection des cadres.

Le fait que les engagements à l’étranger soient obligatoires – du moins pour les officiers de carrière – et qu’ils soient considérés comme une condition préalable à la poursuite d’une carrière limite de façon inacceptable le choix des officiers candidats. De trop nombreux officiers compétents ont été chassés des rangs de notre armée en raison de cette exigence.

Efficacité des contrôles
L’armée est de toute évidence confrontée à de graves déficiences; du reste, le DDPS commence lui-même à l’admettre. Pour y remédier, la direction de l’armée doit à nouveau enseigner la technique du contrôle militaire efficace (commander, contrôler, corriger) et l’appliquer de façon cohérente. Toute défaillance porte un nom. Ceux qui ne veulent pas citer de noms et protéger ainsi des incompétents, porteront leur part de responsabilité, lorsqu’en cas de crise, un incompétent se retrouvera aux commandes et ratera sa mission. La séparation de la responsabilité de l’instruction de celle de l’engagement, comme elle a été introduite par Armée XXI, doit être supprimée. Seul un commandant qui connaît son unité, parce qu’il l’a lui-même instruite, sait comment l’engager au combat. Les officiers de carrière (instructeurs) exercent une fonction d’instructeurs militaires spécialisés, mais c’est au commandant que revient la responsabilité de l’instruction. L’UDC salue au passage l’intention exprimée récemment par la tête de l’armée de réintroduire le paiement des galons pour les cadres de milice comme entraînement au commandement. Le commandant d’une unité doit aussi être en mesure de maîtriser les besoins logistiques pour les engagements des troupes qui lui ont été confiées. Ceux qui ne maîtrisent pas les exigences logistiques, ne sont pas véritablement en mesure de commander.

Commission de défense militaire
L’organisation actuelle à la tête de l’armée, reposant sur un chef de l’armée (« général de temps de paix »), n’a pas donné satisfaction. Dans les faits un tel général n’est aujourd’hui rien d’autre qu’un organe de liaison entre l’armée suisse et les états-majors de l’OTAN à Bruxelles. La Suisse n’a aucun intérêt à copier les modèles de commandement des puissances étrangères (qui ne sont pas neutres). La commission de défense militaire doit être ré-instituée en tant qu’organe suprême de consultation et de formulant des propositions à l’adresse du DDPS. Elle doit être constituée du chef de l’Etat-major général (qui doit remplacer le chef de l’armée), responsable de l’armement et de l’engagement (y compris la logistique), du chef de l’instruction, du commandant des régions territoriales, qui doit encadrer les formations régionales, ainsi que du chef des forces aériennes. Ce comité aux compétences variées doit informer le chef du DDPS des progrès et des déficiences de l’armée et prendre la responsabilité des corrections à apporter, des innovations et des améliorations.

Bilan
« L’armée sert le pays »: tel est le principe, qui régit la mission d’instruction de l’armée dans un pays de démocratie directe, tel que le nôtre.

La mission principale de l’armée consiste à garantir l’indépendance et la liberté de la Suisse. Cette mission essentielle est celle de tous ceux qui occupent un poste de commandement dans l’armée. Ceux qui ne peuvent l’honorer n’ont pas leur place dans le commandement.

par l’auteur
Ulrich Schlüer
(ZH)
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