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Conférence de presse de 21. février 2011

Pour une production laitiÈre durable

L’abandon du contingentement laitier est un pur désastre. Nous sommes aujourd’hui plus éloignés que jamais d’une production laitière durable et supportable pour les familles paysannes…

par Martin Haab, producteur laitier et coprésident de l’association BIG-M,
Mettmenstetten (ZH)

L’abandon du contingentement laitier est un pur désastre. Nous sommes aujourd’hui plus éloignés que jamais d’une production laitière durable et supportable pour les familles paysannes.

Le changement de système était initialement prévu comme un passage ordonné vers une règlementation de droit privé du marché laitier. « La levée du contingentement ne signifie pas qu’il n’y a plus de limites. Les Interprofessions peuvent ensuite fixer les quantités par contrat. Il n’y aura pas d’anarchie ». (Citation de Pascal Couchepin, anc. conseiller fédéral, dans « Schweizer Bauer », 6 juillet 2002)

Nous nous sommes tous rendus compte ces derniers moins de ce qu’il est advenu de ces belles déclarations. L’Interprofession du lait (IP-Lait) a certes pris de nombreuses décisions, mais celles-ci ont été constamment éludées par les propres membres du comité et leurs organisations. La même chose s’est produite avec les mesures auxquelles le Conseil fédéral avait donné force obligatoire générale.

L’anarchie est aujourd’hui omniprésente sur le marché laitier.

La conseillère fédérale Doris Leuthard a été profondément déçue par l’attitude de l’organisation professionnelle de la branche. « J’ai effectivement perdu confiance dans cette branche. Depuis deux ans je n’entends que des promesses et des propositions concernant d’éventuelles mesures. » Voilà le verdict prononcé par l’ancienne ministre de l’économie lors des discussions au Conseil national sur la motion Aebi en octobre 2010.

Pour les producteurs de lait, le comportement d’une organisation professionnelle arrogante et téléguidée par l’industrie a débouché sur un désastre financier. Le marché ne peut plus absorber les importantes quantités de lait. Le prix baisse constamment et, parallèlement, la montagne de beurre atteint à nouveau des hauteurs astronomiques. Et cela bien que dans tous les pays voisins le prix à la production ait augmenté jusqu’à 30% durant les douze mois écoulés.

La Confédération a certes distribué en 2009 103 millions de francs supplémentaires au titre des contributions aux fourrages grossiers pour les vaches laitières, mais le revenu des exploitations laitières spécialisées de plaine a néanmoins baissé de 23% en l’espace d’un an.

Au niveau international – notre marché laitier en est également influencé – on constate ce qui suit: la concurrence joue uniquement en termes de prix. La qualité est secondaire. Quelques rares exceptions ne changent rien à ce constat. L’ouverture progressive des frontières ainsi que la libéralisation de la production laitière offrent les meilleures conditions pour définitivement enterrer la fameuse stratégie de la qualité voulue par la Confédération.

Il faut que le bon sens revienne sur le marché laitier. « Production laitière mesurée et non pas démesurée », voilà qui doit être la devise. La mesure à laquelle doivent se référer les producteurs de lait n’est cependant pas la capacité de transformation des clients; elle n’est pas non plus la capacité de production des agriculteurs. La mesure de référence est uniquement et exclusivement la quantité de lait qui peut être vendue à un prix raisonnable sur le marché. C’est cette mesure que les producteurs doivent respecter. Et tous les producteurs de laits, y compris les petits malins qui, avec l’aide de quelques marchands de lait roublards, tentent systématiquement de miner toutes les ententes sur la quantité.

Il faut donner à la PSL, l’organisation faîtière de tous les producteurs de lait, la chance d’assumer la responsabilité de la quantité de lait à produire.

La production excédentaire provoquée volontairement par des contrats de reprise trop élevés doit être réduite en fonction des responsabilités. Le prélèvement d’une taxe linéaire représenterait une profonde injustice pour les producteurs qui se sont comportés correctement. L’élimination des matières grasses doit être supportée par ceux qui sont la cause de ces excès. Il est évident que nous ne pouvons pas attendre une solution équitable de la part de l’IP-Lait. Le Conseil des Etats aura durant les semaines à venir l’occasion de ramener cette branche à la raison. J’ose espérer que les conseillers aux Etats sont conscients de leur responsabilité face à la société, aux régions et aux familles paysannes.

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