Le Conseil fédéral rejette « l’initiative Boussole ». Selon lui, le peuple et les cantons n’ont pas nécessairement avoir leur mot à dire sur les traités internationaux essentiels. La raison derrière ce refus est claire : le Conseil fédéral veut à tout prix faire passer le traité d’adhésion à l’UE (qu’il appelle faussement « Bilatérales III »), même s’il lui faut contourner nos droits démocratiques.

Le Conseil fédéral ouvre la voie à une adhésion insidieuse de la Suisse à l’UE. Avec le message adopté aujourd’hui, il rejette l’initiative Boussole, sans présenter de contre-projet
Les auteurs de l’initiative souhaitent que les traités qui modifient de manière substantielle les fondements de notre État et les compétences de la Confédération et des cantons soit soumis à la sanction du peuple et des cantons et que ces derniers aient impérativement le dernier mot. Les traités importants et lourds de conséquences doivent bénéficier d’un large soutien, sous la forme d’une majorité populaire et cantonale. Les conseillers fédéraux Ignazio Cassis et Beat Jans, europhiles assumés, veulent empêcher cela.
Le Conseil fédéral veut priver le peuple et les cantons de leur pouvoir
En rejetant l’initiative Boussole, le Conseil fédéral prive les cantons et le peuple de leur pouvoir. Et ce, précisément dans le cadre d’un ensemble d’accords que ce même gouvernement qualifie de capitale importance. La contradiction est flagrante. Le fait que le peuple ait le moins de poids possible précisément sur le traité de soumission à l’UE est révélateur : l’objectif des partisans de l’UE est de mettre hors-jeu la démocratie suisse.
En rejetant l’initiative Boussole le Conseil fédéral affiche son véritable objectif, celui d’ouvrir la voie au traité d’adhésion à l’UE. L’argumentation est particulièrement effrontée ; ce paquet de traités ne constituerait pas une atteinte suffisamment grave à l’ordre étatique pour justifier un référendum obligatoire.
Il faut une sacrée dose de culot politique pour en arriver à cette conclusion ! Car ces traités de l’UE bouleversent la Suisse et ses institutions historiquement établies. Ils impliquent une refonte fondamentale de notre système étatique, avec son équilibre subtil entre la Confédération et les cantons.
Le traité d’adhésion à l’UE détruit le modèle de réussite suisse
En cas d’adoption du traité de soumission à l’UE, les cantons figureraient parmi les grands perdants. Les compétences seraient transférées à Bruxelles. La plupart des actes juridiques de l’UE s’appliqueraient directement, sans examen parlementaire, sans consultation et sans référendum. Cela revient à détruire délibérément le modèle suisse éprouvé.
Seule l’UDC s’engage sans compromis en faveur de la majorité des cantons et des droits démocratiques de la population suisse.
Plus d’informations sur https://traite-adhesion.ch/