La Suisse est un modèle en matière de protection du climat. C’est un fait : nous avons considérablement réduit nos émissions depuis 1990 et investissons déjà plus de 3 milliards de francs par an pour faire toujours mieux. Personne ne peut sérieusement reprocher à la Suisse de ne pas en faire assez pour le climat.

Malgré cela, la gauche en veut encore plus. Beaucoup plus. Elle réclame un fonds climatique gigantesque qui devrait être alimenté à hauteur de 10 milliards de francs par an ! C’est totalement exagéré et inutile.
Le pire dans tout cela, c’est que ce fonds démesuré devrait être financé à crédit. Le frein à l’endettement, éprouvé, serait alors purement et simplement supprimé, ce qui constitue une attaque frontale contre notre stabilité financière. Un budget parallèle coûteux sera créé et la transparence totalement occultée. Le contrôle de nos finances sera en outre affaibli. C’est totalement irresponsable.
Ce fonds est la voie directe vers une économie climatique planifiée par l’État. Au lieu de miser sur des incitations axées sur le marché et l’initiative privée, des subventions aveugles de l’État devront être versées. L’innovation privée sera quant à elle étouffée et l’économie bridée. Cela fait plus de mal que de bien.
Même le Conseil fédéral estime que ce fonds climatique est totalement inutile. Nous disposons déjà aujourd’hui de lois efficaces : La loi sur le CO2, la loi sur le climat et l’innovation… La Suisse fait déjà beaucoup pour la protection du climat. Nous n’avons pas besoin d’une coûteuse duplication des efforts.
La protection du climat à crédit n’est pas durable, mais malhonnête. En matière de protection du climat, l’UDC mise également sur la raison plutôt que sur les utopies écogauchistes. Nous misons sur les citoyens et l’économie, et non sur la tutelle de l’État.
C’est pourquoi nous dirons clairement NON au fonds climatique inutile et irresponsable le 8 mars prochain !