
Monsieur le Président du parti,
Chers délégués de l’UDC,
Chers amis politiques,
Je vais vous poser une question. Une seule. Qui, ici, n’a pas entendu une connaissance, un collègue un proche dire : “Je ne trouve plus de logement” ?
Qui ? Personne ! Voilà la triste réalité de notre pays.
Aujourd’hui, en Suisse, travailler ne suffit plus pour se loger. Élever une famille ne suffit plus pour rester dans sa région. Pire, être Suisse… ne suffit plus pour vivre chez soi. Malheureusement, nous l’expérimentons à Genève. Des milliers de Genevois déménagent et vivent en France voisine, car le marché du logement est saturé et les loyers inabordables dans le canton de Genève. Ainsi, des milliers de Suisses deviennent des frontaliers dans leur propre pays. Et ça, ce n’est pas normal.
Alors oui, de la gauche à la droite, des Verts au PLR, on nous parle de tout pour justifier la crise du logement. Des taux. Des normes. Des promoteurs. Des règlements. Or, malgré les innombrables chicanes bureaucratiques, on construit à profusion en Suisse. En 2001, 28’000 logements étaient construits en Suisse. En 2020, 50’000. Cela représente une augmentation de 70%. Mais alors, pourquoi est-ce que, malgré tout ce que nous construisons, les loyers explosent quand même ?
Mesdames, Messieurs, chère famille UDC, vous connaissez la réponse à cette question. Ici, à l’UDC, nous connaissons la réponse à cette question.
Mais laissez-moi vous dire la vérité. La vérité, c’est que les élus de la gauche rose-verte à la droite libérale connaissent aussi la réponse. Mais eux refusent de la dire. Alors je vais la dire ici, clairement, pour que chacun entende bien : les loyers explosent parce que nous faisons entrer chaque année l’équivalent d’une ville entière dans notre pays.
80% de la croissance de la population en Suisse vient de l’immigration. 80% ! Ce n’est pas un détail. C’est une transformation massive de la Suisse.
87’000 personnes supplémentaires en une seule année. Imaginez. 87’000 personnes. C’est l’équivalent de la ville de Saint-Gall ou la moitié de celle de Lausanne. Tous les deux ans, on construit l’équivalent de la ville de Lausanne – la 4e plus grande de Suisse – dans notre pays.
Où vont habiter tous ces immigrés ? Dans quels appartements ? Dans quels immeubles ? Dans quelles communes ? Et surtout… Qui paie le prix ?
Vous le savez. Ceux qui paient le prix, ce sont nos jeunes. Ce sont nos familles. Ce sont nos retraités. Ce sont les Suisses. On construit plus que jamais. +70% de logements en vingt ans.
Et pourtant… c’est pire. Pourquoi ? Parce qu’on remplit notre pays plus vite qu’on ne peut le construire. Parce qu’on alimente une demande migratoire sans limite et qui se fait sur le dos des Suisses. Nous expérimentons depuis plus de 20 ans la pire explosion démographique de l’histoire suisse à cause d’une immigration démesurée. C’est pour cela qu’il faut reprendre le contrôle de l’immigration en Suisse en votant OUI le 14 juin à l’initiative pour la durabilité.
Mesdames, Messieurs, chère famille UDC. Saviez-vous que 84% des personnes immigrées arrivent directement sur le marché locatif. Directement. Cela veut qu’elles ne construisent pas d’abord un logement. Elles cherchent un appartement libre. Comme vous. Comme nos enfants.
Alors je vous pose une nouvelle question : combien de temps encore allons-nous accepter cela ? Combien de temps allons-nous faire semblant de ne pas voir le problème ? Combien de temps allons-nous laisser la classe moyenne se faire écraser ?
Alors que font-ils, les politiciens de la gauche rose-verte à la droite libérale ? Ils parlent de chaos ! C’est avec ce terme qu’ils entendent combattre notre initiative. Ils veulent combattre le chaos qu’ils ont créé en dénonçant le chaos. Ils veulent combattre les problèmes causés par l’immigration avec encore plus d’immigration. Ce sont les ingénieurs du chaos, ce sont des pompiers-pyromanes.
Ils tentent tous les artifices pour ne jamais devoir toucher à la cause du problème. Jamais.
Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas le courage. Mais nous, si.
Nous, nous avons le courage de dire : quand la population explose, les loyers explosent. Ce n’est pas compliqué. C’est du bon sens. Les chiffres le confirment. +1% de population = +1% de loyers. C’est mécanique. Implacable. C’est si évident que nos adversaires crient au populisme et au simplisme de l’UDC. Quand ils sont confrontés à la raison, ils replacent l’émotion au centre du débat pour ne pas devoir regarder la réalité en face. Le célèbre écrivain français Albert Camus disait : « mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur du monde ». Les Suisses le constatent amèrement.
Alors arrêtons de tourner autour du pot. Arrêtons les excuses. Arrêtons les faux débats. Le problème, c’est une immigration que nous ne maîtrisons plus. Et aujourd’hui, je vous le dis franchement : soit nous reprenons le contrôle en votant OUI à l’initiative sur la durabilité, soit nous laissons la situation nous échapper définitivement.
Parce que la spirale est déjà là. On fait venir des travailleurs. Ils s’installent. Leurs familles arrivent. Elles ont besoin de logements. Alors on construit. Et pour construire… on fait venir encore plus de monde. C’est sans fin. Sans limite. Sans contrôle.
Et pendant ce temps… Qui défend les Suisses ? Qui défend leur droit à se loger dignement ? Qui défend leur pouvoir d’achat ? Nous, l’UDC.
Mesdames, Messieurs, en conclusion de mon message, laissez-moi vous dire ma conviction ! Pour gagner, il ne suffit pas d’avoir raison. Il faut se battre. Se battre pour dire la vérité. Se battre contre le déni. Se battre contre ceux qui minimisent.
Est-ce que nous voulons une Suisse où nos enfants doivent émigrer pour se loger ? Est-ce que nous voulons une Suisse où devenir propriétaire est un luxe réservé à quelques-uns ? Est-ce que nous voulons une Suisse où la classe moyenne est étranglée ?
Ou est-ce que nous voulons reprendre la main ? Nous, à l’UDC, nous avons choisi. Nous voulons une Suisse où les Suisses peuvent vivre.
Cela passe par une chose. Une seule. Maîtriser l’immigration. Pas demain. Pas dans dix ans. Maintenant.
Parce que chaque année qui passe, c’est l’équivalent de la ville de Saint-Gall qui immigre en Suisse. Chaque deux ans, c’est celle de Lausanne. L’immobilisme n’est pas une option !
Alors oui, chère famille UDC, le match est devant nous. Et la question est simple : est-ce qu’on rentre sur le terrain pour gagner ou est-ce qu’on regarde le problème depuis les tribunes ?
Moi, je sais ce que nous sommes à l’UDC. Nous sommes un parti de combat ! Un parti qui dit la vérité. Un parti qui agit. Un parti qui défend son peuple.
Alors, dès maintenant et jusqu’au 14 juin, nous nous engagerons avec détermination, avec courage et avec la force et les convictions qui animaient déjà les Confédérés des siècles passés.
Pour nos familles. Pour nos enfants. Pour la Suisse. Votez et faites voter OUI à l’initiative pour la durabilité le 14 juin !
Je vous remercie.