
Monsieur le président
Chères et chers délégués et invités, chers amis de l’UDC,
Nous l’avons entendu. Lors de l’introduction de la libre circulation des personnes avec l’UE, le Conseil fédéral s’est lourdement trompé dans ses estimations. Mais aujourd’hui, il prévoit même d’étendre encore davantage cette libre circulation avec l’UE ! Avec le traité d’adhésion à l’UE, la situation va même empirer considérablement ! L’immigration en provenance de l’UE va littéralement exploser !
Avec le traité d’adhésion à l’UE, la Suisse transpose désormais la directive relative aux citoyens de l’Union. Dans ce contexte, la Suisse doit instaurer un droit de séjour permanent pour les citoyens de l’UE. Il s’agit là d’une mesure très différente de l’autorisation d’établissement actuelle. Quiconque réside en Suisse depuis 5 ans se voit accorder le droit de séjour permanent de l’UE et peut rester en Suisse pour toujours. Ce droit de séjour ne peut plus être retiré, même si l’on perçoit l’aide sociale ou si l’on commet un délit.
La Confédération ne cesse de répéter que seuls les « travailleurs » peuvent venir. Mais il faut savoir qu’au sein de l’UE, les chômeurs sont aussi considérés comme des « personnes actives » ! Si quelqu’un travaille seulement 12 heures par semaine pendant trois ans et demi, puis se retrouve au chômage et perçoit l’aide sociale, il obtient déjà le droit de séjour permanent.
Et ce n’est pas tout : la « personne active » n’est même pas tenue de séjourner en Suisse de manière ininterrompue pendant cinq ans ! Six mois par an suffisent. Il peut donc signer un contrat de travail à temps partiel n’importe où, s’inscrire au chômage et percevoir l’aide sociale sans même séjourner ici. Il pourra alors rester pour toujours.
Avec l’accord de soumission, 690’000 étrangers obtiendront d’un seul coup le droit de séjour permanent, puis 70’000 de plus chaque année.
Un demi-milliard de citoyens vivent dans l’UE. Chacun d’entre eux pourra bénéficier de la nouvelle loi sur l’immigration en Suisse. Y compris les 60 millions de nouveaux citoyens pauvres de l’UE originaires d’Ukraine, de Moldavie, d’Albanie, de Bosnie-Herzégovine, de Géorgie, de Macédoine du Nord, du Monténégro et de Serbie. Il n’y a plus de quotas. Ils ont déjà fait leurs valises !
Le regroupement familial est élargi, y compris aux ressortissants non européens. L’UE interprète la notion de famille au sens large. Elle englobe également les ex-conjoints et leurs enfants, les partenaires enregistrés, les parents, les grands-parents, les beaux-parents, les beaux-enfants et petits-enfants, ainsi que les oncles, tantes et cousins, en particulier s’ils ont besoin d’aide ! C’est ainsi que l’immigration s’opère dans les caisses d’assurance maladie et nos systèmes sociaux. Ces institutions sont vidées de leur substance. Les primes augmentent pour tout le monde.
Une fois qu’ils auront passé 5 ans en Suisse, ils obtiendront eux aussi le droit de séjour permanent, avec, bien sûr, le regroupement familial. Grâce à de faux contrats de travail, des familles élargies entières viendront s’installer depuis la Bulgarie, la Roumanie, le Maghreb et le Proche-Orient.
Cet accord équivaut à une liquidation sans condition de la Suisse ! Nous en ferons tous les frais. De plus, l’UE continuera à définir unilatéralement de nouvelles conditions concernant l’immigration en Suisse, et nous ne pourrons que regarder l’argent nous être soutiré !
Mais à Berne, on nous fait croire que tout va bien. Il y aurait une clause de sauvegarde.
La Suisse doit avoir la possibilité de limiter temporairement l’immigration en cas de « problèmes économiques ou sociaux graves ». C’est ce qui est écrit dans le traité mais c’est déjà écrit mot pour mot dans l’accord existant. En réalité, le Conseil fédéral aurait déjà dû appliquer cette clause huit fois par le passé ! Mais il ne l’a jamais fait. Et il ne le fera pas non plus à l’avenir.
Les « problèmes économiques ou sociaux graves » sont évalués selon les critères de l’UE. Sans le feu vert de Bruxelles, toute mesure reste bloquée. L’UE aurait même le droit de prendre des sanctions contre la Suisse ! Y compris dans d’autres traités ! Ainsi, si la Suisse restreint temporairement l’immigration, l’UE peut tout simplement limiter les autorisations de mise sur le marché de produits ou le commerce d’électricité en représailles.
Chers délégués, chers membres de l’UDC : nous devons enfin mettre un terme à ces agissements ! Dès maintenant, en votant OUI à l’initiative pour le développement durable le 14 juin, nous pouvons envoyer un signal clair contre la soumission irresponsable de notre patrie. Car la situation va empirer et les problèmes vont s’aggraver si nous ne nous défendons pas dès maintenant !
Le traité d’adhésion à l’UE est un nouveau traité sur l’immigration ! C’est une attaque contre le cœur de la Suisse. C’est pourquoi nous disons :
Non au droit étranger, aux juges étrangers et aux sanctions pénales étrangères,
Non à la liquidation de notre patrie,
Oui à une gestion autonome de l’immigration,
Oui à une Suisse libre, prospère et indépendante !