
Monsieur le Président du parti, Monsieur le Conseiller fédéral, chère famille UDC,
Dans un peu moins d’un mois, le 29 novembre prochain, nous voterons sur le financement de la 13e rente AVS. Celle-ci sera versée pour la première fois au mois de décembre. Comme vous le savez, l’UDC était opposée à la 13e rente AVS. Mais plus de la moitié de notre base, que vous représentez aujourd’hui ici, chers délégués, y était favorable.
Les médias ont tenté d’opposer la base à la direction du parti, de nous diviser – sans succès. L’UDC sort gagnante de pratiquement toutes les élections cantonales. Dimanche dernier, nous avons même réussi à remporter un siège au sein de l’exécutif communal de Viège, commune voisine de la mienne et bastion traditionnel du Centre.
L’UDC ne cesse de progresser. Le fait que nous ne soyons pas toujours tous du même avis nous rend encore plus forts. Nous sommes un parti populaire, pas une secte, chers amis ! Et le oui à la 13e rente AVS, auquel notre base a contribué, était aussi un message qui nous était adressé à Berne : Gardez les pieds sur terre, restez proches du peuple, restez fidèles à la Suisse !
En tant que conseiller national et membre de la direction du parti, je peux vous le dire : nous avons entendu ce message et nous l’avons compris. Le oui de nos membres à la 13e rente AVS était un oui au peuple suisse, à toutes celles et tous ceux qui ont fait de notre pays un pays prospère, sûr et libre. C’est vous, Mesdames et Messieurs, qui avez fait de notre pays ce qu’il est aujourd’hui. Il est enfin temps que ce soit à votre tour d’en profiter !
Mais contrairement à l’UDC, tout le monde à Berne n’a pas compris le message. La gauche et les vendus font ce qu’ils ont toujours fait : ils vident nos portefeuilles. Au lieu de réaffecter une partie des sommes considérables que nous versons à l’État pour financer la 13e rente AVS, ils veulent maintenant nous faire payer encore davantage.
Ça suffit ! Les 90 milliards de francs que la Confédération prend chaque année dans les poches des contribuables doivent suffire à financer la 13e rente AVS voulue par les Suisses. C’est pourquoi, Mesdames et Messieurs, vous devez envoyer un nouveau message à Berne : cette fois-ci, un NON clair au financement supplémentaire de l’AVS par une augmentation de la TVA. Berne doit enfin apprendre à gérer notre argent de manière rigoureuse et réfléchie. Et nous devons l’y contraindre.
Mesdames et Messieurs, à Berne, les politiciens et les fonctionnaires se livrent à une véritable compétition : combien de fois peut-on taxer le même franc ? Le salaire, la fortune, les véhicules, les terrains, les investissements, l’héritage, la consommation: tout est imposé, et même plusieurs fois !
En revanche, lorsqu’il s’agit de faire des économies, ils font preuve de beaucoup moins d’imagination. La prévoyance vieillesse et notre capacité de défense, autrement dit la sécurité sociale et la sécurité militaire, sont deux missions fondamentales de l’État qui justifient son existence même. Et ces mêmes politiciens et fonctionnaires vous disent : « Désolés, nous ne pouvons malheureusement pas faire d’économies dans ces domaines. On n’y peut rien. »
Chaque année, 3,5 milliards de francs pour l’asile : aucun problème. Chaque année, 4 milliards de francs d’aide au développement pour le monde entier: aucun problème. Avec les nouveaux accords avec l’UE, nous devrions envoyer chaque année au moins un demi-milliard de francs à des pays de l’UE comme la Pologne, la Roumanie ou la Bulgarie. Aucun problème non plus : le Conseil des États s’est déjà prononcé en faveur de cette mesure. Nous devrions donc verser une aide au développement à l’UE et, en échange, elle ferait désormais nos lois. Voilà un véritable traité colonial ! Toutes les colonies avaient davantage de respect pour elles-mêmes que nos politiciens de gauche et les vendus à Berne.
Ils dépensent l’argent à tout va. Mais pas pour les Suissesses et les Suisses. Quand il s’agit de la 13e rente AVS, ils disent : « Oh non, nous n’avons pas autant d’argent pour vous en ce moment. Il va falloir augmenter la TVA pour tout le monde, désolés!»
Vous remarquez quelque chose, Mesdames et Messieurs ? Faire des économies, ce n’est jamais possible. Augmenter les impôts, en revanche, c’est toujours possible ! Si vous gériez votre budget privé comme la gauche et les vendus gèrent les finances de l’État, vous auriez fait faillite depuis longtemps.
De nouveaux impôts plutôt que des économies : pour voir où mène cette politique, il suffit de regarder nos voisins de cette UE prétendument si formidable. À Paris, les gens descendent dans la rue parce qu’ils veulent davantage d’argent pour les infrastructures publiques et les écoles. À Berlin, les électeurs votent pour une gauche qui veut confisquer les biens immobiliers des plus fortunés afin de redistribuer les logements et les richesses.
Dans ces deux pays, la gauche et les immigrés musulmans se sont alliés depuis longtemps. Le marché est clair : vous nous donnez vos voix, nous vous donnons l’argent des habitants du pays. Chez nous aussi, nous ne faisons que suivre cette évolution avec un certain retard. Grâce notamment à l’UDC, nous avons jusqu’ici réussi à empêcher les tentatives de la gauche d’assouplir les conditions d’obtention de la nationalité suisse.
Mais l’objectif des vendus est clair : développer l’État social tout en maintenant une immigration sans limites. Cette « recette » de la gauche conduit au déclin économique et culturel, comme on peut le constater en France et en Allemagne. Trop de gens arrivent, et ce ne sont pas les bonnes personnes. Et qui doit payer pour tout cela ? La population suisse, c’est-à-dire vous, Mesdames et Messieurs !
En Suisse, nous prenons la même direction. Le peuple a rejeté à près de 80 % l’initiative pour l’avenir des Jeunes socialistes, qui visait à instaurer un impôt fédéral sur les successions et les donations les plus élevées. Cela ne les empêchera pas de recommencer. Tout projet qui exige une augmentation des impôts est une initiative d’expropriation. Certaines sont plus manifestes que d’autres.
Chère famille UDC, il peut arriver que nos opinions divergent. Mais je me réjouis que nous soyons d’accord sur ce point : les politiciens et les fonctionnaires de la Berne fédérale doivent enfin apprendre à dépenser notre argent de manière rigoureuse et réfléchie, en fonction des priorités – tout comme doit le faire n’importe quel ménage. Il y a suffisamment d’argent à Berne. C’est notre argent. Et NOUS, les Suisses, sommes la priorité numéro un !