Le peuple veut un changement de cap en matière d’immigration

Tout d’abord, un grand merci à vous tous : nous avons gagné les élections du 22 octobre parce que nous avons tous tiré à la même corde. Parce que nous sommes tous allés voter. Parce que nous avons motivé et mobilisé autour de nous. Nous avons tout donné dans cette campagne électorale et nous avons atteint notre objectif : Nous avons mobilisé environ 100’000 électeurs de plus qu’il y a 4 ans. Je vous en remercie de tout cœur ! C’est ainsi que l’on prend plaisir à être chef de campagne …

Marcel Dettling
Marcel Dettling
conseiller national Oberiberg (SZ)

Avec 27.9% de l’électorat, l’UDC a obtenu le 3e meilleur résultat de son histoire. Cela nous permet de gagner 9 sièges au Conseil national : 1 siège dans chacun des cantons suivants : Argovie, Vaud, Saint-Gall, Tessin, Grisons, Neuchâtel, Fribourg, Berne, Jura et Glaris. Malheureusement, le siège de Nidwald a été perdu. Nous avons désormais 62 mandats au Conseil national. A cela s’ajoutent probablement les petits partis alliés : Le MCG a désormais deux sièges et l’UDF a également deux représentants. La Lega dei Ticinesi, elle, a un siège.

Je vous donne quelques chiffres et enseignements sur les élections de dimanche

  • Avec 9%, l’UDC a presque autant de parts d’électeurs que le PLR (14.3%) et Le Centre (14.1%) réunis.
  • Avec 18.3%, le PS a obtenu le 2e plus mauvais résultat de son histoire.
  • Le PLR et l’UDC ont conclu des apparentements dans 9 cantons (dans 3 cantons seulement en 2019). Les deux partis en ont profité : A Zurich, par exemple, le PLR a pu conserver son cinquième siège. Dans le Jura, l’UDC a gagné un siège.
  • En Suisse romande, l’UDC a gagné 4 sièges au total. Nous avons désormais 12 représentants des cantons romands. Nous sommes ainsi pour la première fois la force bourgeoise la plus forte en Suisse romande, devant le PLR avec 9 sièges. Si l’on ajoute le siège du Jura bernois, l’UDC obtient 13 sièges, soit autant que la délégation romande du PS, traditionnellement forte.
  • Au Tessin aussi, le résultat est historique : l’UDC a gagné un deuxième siège et a obtenu son meilleur résultat lors d’élections fédérales + 3.4%, soit un total de 15.1%. « Nous sommes le parti du peuple », aucun autre parti n’est représenté aussi largement et dans toute la Suisse que l’UDC. Et ici, un merci particulier à notre président de parti Marco Chiesa : sa présence au Tessin et en Suisse romande nous a beaucoup aidés.
  • En Thurgovie, le 3e siège a pu être conservé malgré l’absence, pour la première fois, d’un lien de liste avec l’UDF. Le parti a convaincu par une campagne électorale forte et atteint une part électorale de 40.3% (+ 3.6%).
  • La « vague verte » s’est tassée; en effet : les Verts (-5, nouveaux 23) et les Vert’libéraux   (-6, nouveaux 10) perdent au total 11 sièges. La grande majorité de la population en a assez des collés climatiques, des interdictions alimentaires et d’un « tournant énergétique » déconnecté de la réalité qui conduit à des hausses des prix de l’électricité.
  • L’UDC est le premier parti en termes d’électeurs dans 15 cantons sur 26. Le PS dans 5 (Vaud, Genève, Jura, Neuchâtel et Bâle-Ville), Le Centre dans 5 (Nidwald, Valais, Uri, Lucerne et Appenzell-Rhodes intérieures) et le PLR tout juste dans le canton du Tessin.
  • La participation a globalement augmenté de 1.5%, pour atteindre 46.6%.
  • Dans les cantons de Berne, Saint-Gall, Thurgovie, Schaffhouse, les conseillers aux Etats de l’UDC ont été confirmés et dans le canton de Schwyz, Pirmin Schwander a pu obtenir le siège pour l’UDC.

Les élections au Conseil des Etats ne sont toutefois pas encore décidées partout : Dans les cantons du Tessin, de Genève, d’Argovie, de Soleure et de Zurich, l’UDC se bat pour entrer au Conseil des Etats au deuxième tour. A Schaffhouse, c’est Thomas Minder, sans parti et membre de notre groupe parlementaire depuis 2011, qui se présente. Si nous voulons mettre un terme à la politique néfaste de la gauche rose-verte à Berne, il faut aussi plus d’UDC au Conseil des Etats. Il est donc extrêmement important que nos candidats au Conseil des Etats dans les cantons du Tessin, de Genève, d’Argovie, de Soleure et de Zurich, ainsi que Thomas Minder dans le canton de Schaffhouse, remportent le 2e tour. Chaque voix compte ! Nous comptons sur vous ici aussi.

Outre un bon travail d’équipe et une forte mobilisation, nous devons notre succès électoral à nos thèmes. Nous avons systématiquement mis l’accent sur l’immigration de masse incontrôlée, qui préoccupe les habitants de notre pays. L’UDC est le parti du peuple : Nous savons ce qui fait bouger les choses.

Le message de ces élections est clair : le peuple exige de toute urgence un changement de cap en matière d’asile et, plus généralement, d’immigration. Les gens en ont assez de l’ouverture des frontières, ils en ont assez de la criminalité étrangère, ils en ont assez de l’évolution fulgurante vers une Suisse à 10 millions d’habitants.

Bien que les médias et les autres partis aient tenté de passer sous silence les problèmes de l’immigration de masse et le chaos de l’asile, le peuple ne s’est pas laissé prendre pour un imbécile : Il veut limiter l’immigration et mettre fin aux abus en matière d’asile qui coûtent des milliards, il veut à nouveau des frontières sûres.

Même le chancelier allemand du SPD (ndt : équivalent de la gauche traditionnelle, en Allemagne), Olaf Scholz, déclare aujourd’hui que l’Allemagne doit mettre fin à l’immigration illégale et contrôler ses propres frontières. Et que fait notre conseillère fédérale socialiste Elisabeth Baume-Schneider ? Rien du tout. Elle affirme, raide comme un piquet et contre toute réalité, que tout est sous contrôle.

Mesdames et Messieurs, je me demande, je vous le demande : sur quelle planète vit cette femme ? Nous avons un record de passages illégaux de la frontière. La criminalité des étrangers augmente de manière effrayante. Les demandes d’asile atteignent des niveaux records, notamment parce que la Conseillère fédérale Baume-Schneider a discrètement et arbitrairement modifié la pratique en matière d’asile et invité TOUTES les Afghanes à venir en Suisse. Désormais, toutes les femmes et les filles afghanes en Suisse obtiennent le statut de réfugié tant convoité, regroupement familial immédiat inclus ! Les conséquences se font déjà sentir dans les statistiques : en septembre, près de 4’000 personnes ont déposé une demande d’asile en Suisse. Le groupe de loin le plus important était – vous pouvez deviner – les Afghanes. Je vous rappelle que l’Afghanistan compte plus de 40 millions d’habitants !

Les conséquences de cette politique aveuglante sont : des milliards de coûts, encore plus de cas sociaux et de refus d’intégration, une violence et une criminalité toujours en hausse, des affaires florissantes pour les bandes criminelles de passeurs. La conseillère fédérale Baume-Schneider ouvre toutes les frontières et tous les canaux, alors que le terrorisme islamiste et ses sympathisants sont déjà hors de contrôle en Europe.

Madame la Conseillère fédérale Baume-Schneider : Cela ne peut pas continuer ainsi. Vous êtes manifestement complètement dépassée par votre fonction. Mais le verdict populaire du 22 octobre vous met aussi face à vos responsabilités : vous devez enfin réintroduire des contrôles aux frontières, comme le font les autres pays ! Mettez un terme au chaos de l’asile et aux abus en la matière !

Nous voyons en Suède où mène une politique de laissez-faire aussi irresponsable : Le pays d’immigration numéro 1, autrefois encensé, s’est réveillé face à la dure réalité. Des bandes étrangères terrorisent la population. Des personnes non concernées sont abattues dans la rue. L’armée doit être déployée. Nous assistons à des scènes similaires chez nos voisins allemands et français. Nous ne voulons pas de ces situations ! Le peuple suisse ne veut pas de telles situations. Le 22 octobre, la population l’a clairement montré.

Les autres partis bourgeois, le PLR et le Centre, sont également responsables de ce marasme. S’ils ne prennent pas enfin au sérieux la volonté des électeurs, ils risquent de subir une débâcle dans 4 ans. Nous devons augmenter la pression sur les partenaires bourgeois. Nous attendons d’eux qu’ils respectent le mandat des électeurs et qu’ils élaborent des solutions avec nous, pour que nous puissions gérer l’immigration de manière autonome, pour que nous mettions fin au chaos de l’asile, pour que nous expulsions systématiquement les étrangers criminels et pour que nous sécurisions les frontières.

Le 22 octobre, le peuple a clairement exprimé son souhait d’une politique réaliste pour les autres problèmes urgents. Il veut une énergie sûre et abordable. Nous attendons notamment du PLR qu’il se remette sur les rails après les contorsions de l’ère Gössi.

Car là aussi, le signal envoyé par les électeurs est plus que clair : les Verts et les Vert’libéraux ont été sanctionnés pour leur politique d’interdictions, de prescriptions et de mise sous tutelle, que la population devra en plus payer au prix fort avec la hausse des prix de l’électricité. Vous vous en souvenez ? La conseillère fédérale Doris Leuthard (Le Centre) a rassuré la population suisse en affirmant que le tournant énergétique ne coûtait « que 40 francs par an à un ménage ». L’année prochaine, ils paieront pourtant près de 500 francs de plus pour l’électricité !

Les Suisses en ont assez de tout cela. Ils en ont assez des fanatiques du climat qui se collent dans la rue le dimanche et s’envolent en vacances au Mexique le lundi. Ils en ont assez qu’on leur dise ce qui peut ou ne peut pas finir dans leur assiette. Ils veulent manger un steak quand ils le veulent et pas forcément du tofu.

Bref, le mandat pour la nouvelle législature est clair. Le peuple veut contrôler l’immigration, mettre fin au chaos de l’asile, réduire la criminalité étrangère et sécuriser les frontières. Il veut suffisamment d’électricité à un prix abordable. Il ne veut pas de nouvelles interdictions, taxes et impôts. Il est donc urgent de changer de direction. L’UDC, qui a remporté les élections, ne peut pas renverser la vapeur à elle seule. Les autres partis et groupes bourgeois ont le devoir de mettre en œuvre avec nous la volonté des électeurs, pour le bien de la Suisse, pour le bien de notre population et pour le bien de notre pays unique au monde.

Merci !

Marcel Dettling
Marcel Dettling
conseiller national Oberiberg (SZ)
 
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