
Monsieur le Président de la Confédération,
Monsieur le Président de l’UDC Suisse,
Monsieur le Conseiller fédéral,
Mesdames et Messieurs les délégués de l’UDC Suisse,
Nous devons aujourd’hui décider si nous acceptons une nouvelle augmentation de la TVA de 0,4 point, pour une durée indéterminée. Son taux passerait ainsi de 8,1 % à 8,5 % afin de financer la 13ᵉ rente AVS. Cela représente une charge supplémentaire moyenne d’environ 180 francs par année et par ménage.
Depuis des années, les politiques de gauche menées dans ce pays appauvrissent notre population. Entre 1990 et 2025, les dépenses fédérales ont pratiquement triplé, passant de 31,6 milliards à environ 86 milliards de francs !
Tout cet argent provient de la poche de nos concitoyennes et concitoyens, qui subissent, année après année, des augmentations continuelles de leurs charges. Leur pouvoir d’achat ne cesse de diminuer.
La Confédération n’a pas besoin de toujours plus d’argent. Elle doit mieux utiliser l’argent que lui confient les Suisses et les Suissesses qui se lèvent tôt et travaillent durement chaque jour.
Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que notre population ait accepté, le 3 mars 2024, l’initiative populaire pour le versement d’une 13ᵉ rente AVS. Pour une fois, une proposition promettait de remplir un peu le porte-monnaie de notre population, au lieu de le vider toujours davantage.
Mais en acceptant le principe d’une 13ᵉ rente AVS, notre population n’a pas pour autant accepté une nouvelle augmentation des taxes.
Elle a cru aux promesses des partisans de cette initiative. Ceux-ci n’avaient cessé d’affirmer que les caisses de l’AVS se portaient suffisamment bien et que le versement d’une 13ᵉ rente serait possible sans ponctionner davantage la population. Le texte de l’initiative ne prévoyait d’ailleurs aucune mesure de financement.
Notre population a demandé davantage d’argent pour les retraités. Elle n’a pas demandé qu’on lui prenne d’une main ce qu’on lui redonne de l’autre !
Respectueuse de la volonté populaire, l’UDC s’est engagée à trouver, dans les finances de la Confédération, les moyens nécessaires pour financer cette 13ᵉ rente.
Lorsque le Conseil fédéral a soumis au Parlement son projet de financement par des augmentations de taxes et de cotisations, notre groupe parlementaire a demandé son renvoi au Conseil fédéral. Il l’a invité à réaliser des économies, notamment par les mesures suivantes :
Ces réformes auraient permis de dégager les milliards nécessaires au financement de la 13ᵉ rente AVS.
Mais la majorité de centre gauche du Parlement n’a pas voulu réaliser ces économies. Elle a préféré faire payer une nouvelle fois la population, en proposant une augmentation de la TVA.
Nous sommes convaincus que les Suisses et les Suissesses, s’ils ont accepté une 13ᵉ rente AVS, ne veulent pas d’une nouvelle hausse des taxes.
Il faut donc refuser cette augmentation de la TVA et renvoyer le Conseil fédéral à sa copie, avec un message très clair :
Arrêtez de gaspiller l’argent des Suisses et des Suissesses dans le chaos de l’asile, dans l’aide à l’étranger ou encore en versant 350 millions de francs à l’Union européenne pour de nouveaux accords de soumission inutiles !
Utilisez cet argent pour notre population. Financez la 13ᵉ rente AVS sans nouvelles taxes ni nouveaux impôts, comme l’avaient promis les initiants !
Mesdames et Messieurs les délégués de l’UDC Suisse, ne tombons pas dans le piège de la gauche et des syndicats.
Je vous invite à rejeter cette nouvelle augmentation de la TVA.
Je vous remercie pour votre attention.