Chers délégués de l’UDC,
Chers invités et amis,
Chère famille UDC,
Je vous souhaite à toutes et à tous la bienvenue à notre assemblée des délégués, ici, dans le canton de Fribourg.
Nous avons de quoi nous réjouir : il y a deux semaines, l’UDC zougoise a remporté les élections cantonales. Elle est désormais le premier parti du canton. Elle a détrôné les « communistes à l’encens », comme nous appelions autrefois le PDC. Malheureusement, il ne reste plus grand-chose de l’encens chez ceux qui se font aujourd’hui appeler « Le Centre ».
Les élections à Zoug confirment une tendance générale : depuis les dernières élections fédérales de 2023, l’UDC a nettement progressé dans les cantons. Nous avons gagné un siège supplémentaire dans cinq gouvernements cantonaux : aux Grisons, à Glaris, à Bâle-Campagne, à Soleure et, tout récemment, au Tessin. Piero Marchesi est le premier conseiller d’État UDC de l’histoire du canton du Tessin ! Felicitazioni !
Nous avons également gagné 68 sièges dans les parlements cantonaux. Au total, l’UDC compte aujourd’hui 622 députés cantonaux. Le PLR, deuxième parti le mieux représenté, en compte 486. Les partis écologistes ont perdu 31 sièges. Le PLR et Le Centre en ont perdu 35 à eux deux.
Parti
2023
2026
Évolution
UDC
554
622
+68
PS
437
451
+14
PLR
507
486
-21
Le Centre
424
410
-14
Les Verts
258
235
-23
Les Vert’libéraux
157
149
-8
Qu’est-ce que cela signifie ?
Que nous révèlent ces résultats électoraux ?
Pouvons-nous nous féliciter mutuellement et passer directement à l’apéro ?
Avons-nous remporté ces victoires simplement parce que nous sommes formidables ?
Non, chers délégués de l’UDC. Il y a une autre raison.
Les Suissesses et les Suisses renforcent l’UDC parce qu’ils sont inquiets pour notre pays. Voilà la véritable raison.
Les gens s’inquiètent de l’immigration incontrôlée et du chaos de l’asile.
Les gens s’inquiètent de l’avenir de la Suisse. Où allons-nous ? Et qui décide de la direction que nous prenons ? Est-ce nous, les Suissesses et les Suisses, qui décidons de l’avenir de notre propre pays ? Ou allons-nous devenir de simples exécutants des ordres des commissaires, des juges et des bureaucrates de l’UE ?
Avec le traité de soumission à l’UE, c’est notre souveraineté qui est en jeu. Il en va de nos droits populaires ! La gauche et les vendus veulent nous priver de nos droits. Ils veulent retirer le pouvoir au peuple et aux cantons.
Pourquoi les gens votent-ils UDC ? Parce que nous nous battons pour la Suisse.
Chaque voix est un mandat qui nous est confié : celui de continuer à nous battre pour une Suisse libre et indépendante, et de poursuivre notre combat contre tous ceux qui, à gauche ou ailleurs, ont perdu tout attachement à notre patrie.
Chers délégués de l’UDC, nous sommes à un an des élections fédérales.
Le PLR a déjà lancé sa campagne. Avec un réveil. Je dirais les choses ainsi : on peut toujours régler son réveil, encore faut-il l’entendre sonner. Les dirigeants du PLR veulent lier la Suisse à une UE lourdement endettée, à n’importe quel prix. Mais est-ce aussi ce que souhaite la base du PLR ? Un entrepreneur membre du PLR veut des solutions suisses, et non une réglementation européenne qui impose jusque dans les moindres détails des contraintes absurdes et destructrices.
Au moins, le PLR met son réveil, contrairement à Cédric Wermuth, figure de la gauche socialiste. Dans une interview, il a fièrement déclaré faire de la politique pour tous ceux « qui se lèvent à 8 heures du matin ». Intéressant. Il fait donc de la politique pour lui-même, certainement pas pour les travailleuses et les travailleurs. Eux se lèvent à 6 heures pour financer la belle vie des politiciens professionnels comme Cédric Wermuth.
Mais peut-être vaut-il mieux que la gauche et les Verts fassent la grasse matinée. Ils auront ainsi moins de temps pour démanteler notre pays. Nous entendrons encore aujourd’hui plusieurs orateurs nous expliquer comment la gauche et les vendus veulent détruire notre Suisse.
Notre démocratie et nos droits populaires sont en danger. Et le danger vient du Palais fédéral. Les politiciens de gauche et les vendus veulent tromper la population suisse. Ils ne veulent pas d’un débat démocratique sur le traité de soumission à l’UE.
D’abord, ils ont gardé le traité avec l’UE secret pendant des mois. Ensuite, ils ont voulu empêcher tout débat critique sur les conséquences de ce traité de 2 000 pages et sur les 20 000 pages de réglementation européenne que nous devrions reprendre d’un seul coup.
La gauche et les vendus ne veulent pas d’une votation populaire nécessitant la double majorité du peuple et des cantons. L’examen des accords les plus controversés est repoussé à plus tard. Ils veulent tromper les Suissesses et les Suisses et entraîner progressivement notre pays dans l’UE.
Lors dela dernière session d’automne, la première grande bataille sur l’UE a eu lieu. La question décisive est la suivante : Bruxelles ou la Suisse ? Diktat de l’UE ou souveraineté ?
Nos six conseillers aux États, Marco Chiesa, Esther Friedli, Hannes Germann, Werner Salzmann, Pirmin Schwander et Jakob Stark, se sont battus pour la liberté et l’indépendance de la Suisse.
Mais nous ne sommes pas seuls. La résistance aux accords avec l’UE prend de l’ampleur. Plus d’un tiers des membres du Conseil des États ont rejeté l’ensemble du paquet d’accords avec l’UE : six représentants de l’UDC et neuf conseillères et conseillers aux États issus du PLR, du Centre et du MCG.
Je vais citer quelques-unes de ces voix opposées au projet.
Peter Hegglin, Conseiller aux États du Centre, élu à Zoug : « Je suis un fédéraliste convaincu. Je ne veux pas qu’à l’avenir, l’UE dicte ses lois à la Suisse. »
Pour Martin Schmid, Conseiller aux États PLR, élu aux Grisons, les inconvénients d’un rattachement à l’UE l’emportent : « Je recommande de rejeter l’ensemble du paquet. »
Beat Rieder, Conseiller aux États du Centre, élu en Valais, rappelle « qu’aucun État au monde n’a conclu un tel traité. Même les Anglais n’auraient pas imposé à leurs colonies des exigences comparables à celles que l’UE veut aujourd’hui imposer à la Suisse. »
Heidi Z’graggen, Conseillère aux États du Centre, élue à Uri, s’est interrogée, en pensant à ses collègues qui ont perdu tout attachement à leur patrie : « À quel moment avons-nous exactement cessé, en Suisse, d’être fiers de notre liberté ? »
Chers délégués de l’UDC : nous, nous sommes fiers de notre liberté !
Ce qui m’a agréablement surpris lors du débat sur l’UE au Conseil des États, c’est qu’une nette majorité s’est prononcée en faveur de la double majorité du peuple et des cantons, autrement dit d’une votation populaire obligatoire.
Et qu’en est-il au Conseil national ? Le PS, les Verts, les Vert’libéraux et une grande partie du PLR veulent empêcher une votation populaire. Ils veulent faire passer ce traité avec l’UE, prétendument si important, sans consulter le peuple. Avec l’aide empressée des marionnettes de Bruxelles que sont les conseillers fédéraux Cassis et Jans.
Le conseiller fédéral socialiste Jans ferait mieux de s’occuper sérieusement du dossier de l’asile. Près de 40 demandes de durcissement de la politique d’asile se trouvent désormais sur son bureau. Mais au lieu de serrer enfin la vis, il préfère dissimuler des statistiques. Vous vous souvenez ? Ce n’est que sous la pression des médias que Beat Jans a dû confirmer que plus de 80 % des requérants d’asile originaires d’Algérie, du Maroc et de Tunisie étaient mis en cause dans des infractions pénales en Suisse. Nous sommes face à un mensonge colossal en matière d’asile.
Ce chaos de l’asile démontre également que l’UE ne respecte pas ses propres promesses ni ses propres traités. L’accord de Schengen devait garantir la sécurité des frontières extérieures de l’UE. Pourtant, chaque année, des centaines de milliers d’immigrés demandant l’asile entrent illégalement en Europe. Avec l’accord de Dublin, aucun requérant d’asile ne devrait en principe arriver en Suisse, puisqu’il doit d’abord traverser des pays voisins sûrs. Et pourtant, ils arrivent quand même.
Lorsque les responsables politiques ne font rien, le peuple doit prendre les choses en main. C’est précisément cela, notre démocratie directe. Et c’est cette démocratie que la gauche et les vendus veulent nous enlever !
Mais nous continuons à nous battre. C’est pourquoi nous avons lancé l’initiative pour la protection des frontières « Stop aux abus de l’asile ! ». Nous devons mettre nous-mêmes fin au chaos de l’asile. Et nous ne pourrons le faire que si nous pouvons décider nous-mêmes quelle politique est bonne pour nous et laquelle est mauvaise pour la Suisse.
J’arrive à ma conclusion, chers délégués de l’UDC :
Celui qui veut continuer à décider lui-même dit NON au diktat de l’UE.
Celui qui veut une Suisse libre, démocratique et indépendante vote UDC !
La formule est claire : pour plus de Suisse, votez UDC !
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