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Journal du parti Franc-parler septembre 2020

Les Bilatérales I appauvrissent les Suisses

La Suisse profite-t-elle des Bilatérales I et de la libre circulation des personnes? Une nouvelle étude qui nous vient d’Angleterre montre que les accords bilatéraux I appauvrissent les Suissesses et les Suisses.

Depuis des années, la plupart des hommes politiques, des organisations économiques et des médias de notre pays proclament unanimement que la libre circulation des personnes avec l’UE, comme les accords bilatéraux I en général, sont dans l’intérêt de la Suisse. Certaines études ont conclu que la Suisse en a bénéficié. Il convient toutefois de relever que la plupart de ces études ont été réalisées par des organisations proches des autorités, comme le Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich, ou sur mandat de la Confédération ou d’Economiesuisse. Toutefois, la question cruciale n’a pas été soulevée: la population suisse bénéficie-t-elle économiquement des bilatérales I et de la libre circulation des personnes?

Nous avons désormais la réponse. Elle nous a été fournie récemment par le célèbre institut de recherche britannique Europe Economics, qui a également conseillé la Commission européenne et des ministères britanniques. Le résultat de cette étude, qui repose sur les données les plus récentes, donne pour le moins à réfléchir: les chercheurs concluent en effet non seulement que les Bilatérales I n’ont pas eu d’effet positif sur le produit intérieur brut (PIB) par habitant de la Suisse. Ils montrent également que ces accords appauvrissent les Suisses.

Les travailleurs paient la facture

Selon cette étude, quatre des sept accords n’ont aucun effet économiquement mesurable sur le produit intérieur brut (PIB) par habitant. Seuls trois accords ont un impact économique, à savoir: l’accord sur la réduction des obstacles techniques au commerce, l’accord sur le transport aérien et l’accord sur la libre circulation des personnes. Les avantages pour les personnes en Suisse sont minimes. Les accords sur les obstacles techniques au commerce et sur le transport aérien n’ont contribué chacun qu’à hauteur de 0,1 à 0,2 % au PIB par habitant entre 2002 – c’est-à-dire depuis l’introduction des accords bilatéraux I, y compris la libre circulation des personnes – et 2017. Avec un PIB annuel par habitant qui s’élève actuellement à quelque 80 000 francs suisses, sans les deux accords, cela ne représenterait que 80 à 160 francs suisses de moins chacun.

Les inconvénients sont nettement plus lourds. L’étude montre en effet que depuis 2002, autrement dit depuis l’introduction des Bilatérales I, jusqu’à 2017, la libre circulation des personnes nous a coûté 0,7 pour cent de croissance du PIB par habitant. L’étude montre concrètement que les salaires seraient de 3,5 à 3,7 pour cent plus élevés s’il n’y avait pas d’immigration excessive. A noter en passant qu’il s’agit là de calculs prudents. Autrement dit, contrairement au dogme des autres partis et des organisations économiques, les bilatérales I n’apportent rien à la Suisse, si ce n’est des coûts!

Les syndicats en profitent

Selon les chercheurs britanniques, la chute des investissements et la baisse de la productivité sont les principaux canaux par lesquels l’immigration a réduit le PIB par habitant. La libre circulation des personnes a permis aux entreprises d’avoir accès à une main-d’œuvre étrangère nombreuse et bon marché, retardant ainsi les investissements nécessaires, quand on n’y a pas carrément renoncé. Résultat, les salaires baissent tandis que le rendement du capital augmente. Autrement dit, une immigration excessive a pour effet de rendre plus riches celles et ceux dont les revenus proviennent principalement des investissements en capital. Il semble donc presque grotesque que ce soit précisément les syndicats qui défendent avec autant de véhémence la libre circulation des personnes. La raison est pourtant simple: ces mêmes syndicats gagnent de l’argent grâce à l’immigration de masse: les mesures d’accompagnement introduites en réponse à la libre circulation des personnes leur permettent en effet de verser dans leurs caisses des millions chaque année.

La libre circulation des personnes a non seulement rendu la population suisse plus pauvre, les chercheurs estiment en effet que ces effets iront s’aggravant à l’avenir: à chaque fois que la zone euro connaîtra une crise, il faudra escompter avec une nouvelle immigration de masse. La pandémie du coronavirus a eu également pour effet une forte augmentation du nombre de chômeurs dans les pays voisins. C’est pourquoi nous avons plus que jamais urgemment besoin d’une immigration raisonnable. Il faut donc dire OUI le 27 septembre à l’initiative de limitation.

Lisez intégralement l’étude ici:  begrenzungsinitiative.ch

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par l’auteur
UDC conseiller national (ZH)
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