L’UDC s’engage à ce que des personnes persécutées et menacées dans leur vie et leur intégrité physique soient accueillies…
L’UDC s’engage à ce que des personnes persécutées et menacées dans leur vie et leur intégrité physique soient accueillies en tant que réfugiés, mais elle exige aussi que tous les escrocs d’asile soient systématiquement refusés et que l’on cesse de minimiser les dysfonctionnements affectant à nouveau depuis 2008 l’exécution des dispositions légales sur l’asile.
| 1. |
Le Département fédéral de justice et police (DFJP) et le Conseil fédéral doivent veiller à ce que la loi sur l’asile approuvée en 2006 par le peuple soit appliquée rigoureusement dans les cantons et par l’Office fédéral de la migration (ODM). Voilà la seule manière d’assécher le marché des passeurs. |
| 2. |
Les objecteurs et les déserteurs ne sont pas des réfugiés. Si un retour dans leur pays ne peut leur être imposé pour le moment, ils ne seront accueillis que provisoirement. |
| 3. | Il faut continuer d’admettre le dépôt de demandes d’asile dans les représentations suisses à l’étranger. Faute de quoi les requérants viennent en Suisse pour y déposer leur demande. |
| 4. |
La règlementation des cas de rigueur doit être durcie et uniformisée par des dispositions fédérales claires, si bien que seuls les réels cas d’urgence en profitent. |
| 5. |
Les personnes admises provisoirement doivent être exclues de l’aide sociale et ne bénéficier que de l’aide d’urgence. En outre, on ne leur versera plus d’allocations familiales ou d’autres prestations sociales pour des enfants ou des parents vivant à l’étranger. En raison du risque d’abus, les allocations pour enfants et les autres prestations sociales versées à l’étranger doivent être systématiquement réexaminées. |
| 6. |
La loi sur l’asile doit être modifiée afin de limiter la procédure d’asile à deux échelons. Dans le régime actuel, les requêtes répétées et les demandes de reconsidération intervenant après la procédure d’asile ordinaire génèrent d’interminables procédures de recours et, partant, des « cas de rigueur » supplémentaires parce qu’on ne peut plus renvoyer chez eux des personnes qui ont séjourné des années en Suisse et perdu tout lien avec leurs pays d’origine. Il est dans l’intérêt des requérants d’asile d’être rapidement fixés sur leur statut. |
| 7. |
Le DFJP et notamment l’ODM doivent reprendre le contrôle des affaires et ne pas se contenter de gérer la situation. Il faut que la « pression d’en haut » soit perceptible dans le sens d’un règlement rapide et rigoureux des cas. |
| 8. |
Il doit être interdit aux requérants d’exercer des activités politiques d’exil depuis la Suisse. Pareilles activités ne peuvent en aucun cas justifier une demande d’asile. |
| 9. |
L’UDC ne veut pas de terroristes en Suisse. Les décisions d’extradition prises par l’Office fédéral de la justice et le Tribunal fédéral doivent être contraignantes pour l’ODM et le Tribunal administratif fédéral. Il est hors de question de reconnaître comme réfugiés des terroristes et des membres d’organisations violentes. |
| 10. | Réduire les déficits de l’accord de Dublin: pour stopper « l’afflux Lampedusa » en Suisse, les passages frontaliers avec l’Italie doivent être mieux contrôlés. A cet effet, l’UDC demande au total 200 à 300 gardes-frontières de plus (motion Fehr 08.3510). |
| 11. | Il faut éviter des coûts excessifs lors du renvoi d’un requérant d’asile dans l’Etat Dublin concerné. Il n’est pas acceptable d’organiser et de financer pour chacun d’entre eux un vol spécial comme ce fut le cas pour le renvoi en Suède (cf. communiqué du DFJP du 2.4.2009). |
| 12. | Il faut empêcher la légalisation (par une amnistie après 5 ans) des « sans-papier ». Les cas doivent être vérifiés sérieusement et individuellement. Chaque sans-papier peut se procurer des papiers s’il le veut. |
| 13. | Pays sûrs: le Kosovo, la Serbie et le Burkina Faso ayant été qualifiés de pays sûrs (contre la persécution), il faut faire en sorte que les requérants d’asile originaires de ces Etats rentrent rapidement chez eux. |
| 14. | Les pays qui refusent de coopérer ne doivent plus recevoir d’aide au développement et d’autres contributions. |
Résolution adoptée par l’assemblée des délégués de l’UDC Suisse à Berne le 2 mai 2009