VS: Les temps sont durs pour Savatan et pour le Valais. Du fait de contraintes budgétaires toujours plus grandes et avec la bienveillance de chefs dont bien peu sont aujourd’hui valaisans, les…
Les temps sont durs pour Savatan et pour le Valais.
Du fait de contraintes budgétaires toujours plus grandes et avec la bienveillance de chefs dont bien peu sont aujourd’hui valaisans, les activités militaires qu’abrite ce centre d’instruction (et avec elles, des emplois précieux pour le Valais) sont menacées d’une rapide délocalisation, à commencer, peut-être, par la Sécurité militaire.
En parallèle, la Conférence latine des chefs de départements de Justice et police a donné son accord de principe à la création d’un centre de formation commun pour tous les policiers romands (à l’exception sans doute des Genevois, qui souhaitent continuer à faire cavaliers seuls). La Conférence des commandants de polices cantonales a été chargée de réaliser dans ce sens une étude dont le rapport est attendu pour le printemps 2010 déjà. Mais le ton est donné : des Neuchâtelois aux Vaudois (surtout), tous les autres cantons cherchent à rapatrier ces précieux emplois.
Face à ce danger imminent, le Valais tout entier, que ce soit par son Gouvernement ou encore par ses parlementaires fédéraux, doit se mobiliser.
Dans ce sens, le Grand Conseil valaisan exprime son soutien à toutes les démarches visant à maintenir et si possible à augmenter encore, par la présence militaire et policière, le nombre des emplois sur le site par ailleurs parfaitement approprié de Savatan.
Liée à des annonces toutes récentes, cette intervention est d’une indiscutable actualité. Il était imprévisible que le processus de réduction des coûts de notre armée aboutisse aussi rapidement à des risques concrets et imminents de délocalisation d’activités militaires vitales pour le maintien d’une présence militaire à Savatan. Il était tout aussi imprévisible que la situation se débloque entre les cantons romands et que sous prétexte de création d’un centre de formation commun, on en arrive aussi vite à envisager de délocaliser également la formation des policiers. Enfin, des mesures immédiates, en particulier de lobbying, s’imposent, à tous les niveaux (Chef du DSSI, parlementaires fédéraux) si le Valais veut éviter de se retrouver rapidement hors-jeu au milieu des manœuvres des autres cantons romands et de perdre ainsi, à relativement court terme, les précieux emplois liés au site de Savatan.
Jean-Luc Addor