Les attaques perpétrées par des défenseurs des animaux ont fortement augmenté ces dernières années et ont pris une nouvelle dimension depuis l’incendie de la maison de vacances de Daniel Vasella…
Interpellation du groupe UDC
Les attaques perpétrées par des défenseurs des animaux ont fortement augmenté ces dernières années et ont pris une nouvelle dimension depuis l’incendie de la maison de vacances de Daniel Vasella, PDG de Novartis, la profanation de la tombe familiale et le vol d’une urne. On observe une amplification de la propension à la violence et une professionnalisation méthodique. Des collaborateurs d’entreprises pharmaceutiques ont été menacés physiquement, et leurs biens ont été endommagés à plusieurs reprises. Les questions suivantes se posent:
1. Les infractions commises suffisent-elles pour que les agissements des militants de la protection des animaux soient sanctionnés ou faut-il encore d’autres éléments constitutifs?
2. Comment doit-on juger au plan pénal les propos d’activistes de la cause animale répercutés par différents médias, notamment dans la mesure où ils laissent entendre expressément que les agissements récents visaient le PDG de Novartis en personne? Que faut-il penser du fait que les militants n’hésitaient manifestement pas à mettre en péril l’intégrité physique, voire la vie, de Monsieur Vasella et de certains de ses collaborateurs?
3. A entendre les propos tenus dans les médias par des militants de la protection des animaux, on peut s’attendre à d’autres actes de violence. De quels instruments disposent les autorités suisses pour identifier et surveiller ces milieux? De quels nouveaux instruments de prévention ou de quels moyens additionnels ont-elles besoin?
4. Les militants de la protection des animaux agissent au plan international et sont le plus souvent bien organisés. Quelles mesures de sécurité d’autres pays, tels que la Grande-Bretagne, ont-ils prises ou comptent-ils prendre pour endiguer le potentiel de danger que représentent ces personnes et ces organisations? Quels enseignements la Suisse doit-elle tirer des mesures prises par d’autres pays? Tire-t-elle profit de la coopération internationale en matière de lutte contre les militants de la protection des animaux?
5. De quelles autorités en Suisse relèvent les activistes de la cause animale? Quelle autorité a la responsabilité en la matière? Les échanges d’informations entre autorités sont-ils satisfaisants?
6. Dans quelle mesure les autorités connaissent-elles le milieu des activistes de la cause animale et son potentiel de violence? Que savent-elles des liens qui unissent ces personnes et ces organisations en Suisse et à l’étranger? Une surveillance systématique de leurs activités a-t-elle lieu?