Le Conseil fédéral est chargé de présenter au Parlement un projet prévoyant des mécanismes de contrôle et de régulation de l’immigration en provenance de l’Union européenne et de pays tiers, afin…
Motion du groupe UDC
Le Conseil fédéral est chargé de présenter au Parlement un projet prévoyant des mécanismes de contrôle et de régulation de l’immigration en provenance de l’Union européenne et de pays tiers, afin d’éviter une immigration excessive due à la libre circulation des personnes.
Développement
A deux reprises et contrairement aux recommandations émises par l’UDC, la population suisse a accepté l’extension de la libre circulation des personnes, parce qu’on lui avait promis que les effets positifs de l’extension seraient plus nombreux que les effets négatifs. Or la Suisse est actuellement plongée dans une crise économique et la population commence à ressentir les effets négatifs de la libre circulation des personnes. Chaque année, près de 100 000 personnes supplémentaires viennent en Suisse pour intégrer notre marché du travail, accroissant par là la pression et la concurrence entre travailleurs. En conséquence, de nombreux Suisses ne trouvent plus de travail ou doivent se contenter d’un emploi qui ne les satisfait pas. De plus, les étrangers en provenance de l’Union européenne ne retournent pas dans leur pays en cas de chômage mais restent en Suisse et vivent des prestations de l’assurance-chômage ou, comme on a pu le constater récemment, de l’aide sociale. Nos infrastructures ne supporteront plus longtemps cette croissance effrénée: les rues sont encombrées, les transports publics sont bondés et certaines classes comptent plus d’élèves étrangers que d’élèves suisses, pour ne prendre que ces exemples. En outre, les terrains à bâtir se font rares et deviennent extrêmement chers, et les Suisses ne trouvent plus guère de logements dans certaines villes. Les problèmes liés à l’immigration augmentent de manière particulièrement importante dans les communes proches des frontières de notre pays. Si la Suisse veut défendre les intérêts de la population indigène, elle doit prévoir à nouveau des mécanismes de régulation et de contrôle de l’immigration en provenance de l’Union européenne et de pays tiers, en dépit de l’existence de l’accord sur la libre circulation des personnes.